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qu’elle n’ait pas été à la hauteur des ambitions arabes — le
calendrier concernant le retrait des forces d’occupation ou
le transfert du dossier aux Nations-Unies —, la conférence de
Charm Al-Cheikh a généré un mouvement politique susceptible
de garantir la sécurité et l’unité de l’Iraq. L’essentiel est
de concevoir cette conférence dans le cadre d’une vision globale,
à la lueur de la situation difficile en Iraq. La conférence
n’a pas atteint les objectifs souhaités par certaines parties
à cause de lacunes inhérentes à son organisation même. A savoir
l’absence de la résistance iraqienne et des minorités actives.
Mais nous devons malgré cela remettre la conférence dans son
contexte. Un contexte complexe qui reflète à la fois la réalité
internationale et régionale.
Le concept même
de résistance a fait l’objet de nombreuses difficultés en raison
surtout des groupuscules extrémistes qui ont porté préjudice
à l’image de la résistance iraqienne en raison des opérations
de destruction et d’assassinats contre les civils iraqiens et
les ressortissants étrangers. Les opérations de résistance ont
donné lieu à des représailles et autres crimes sans pour autant
réussir à contraindre les forces de la coalition à se retirer.
Malgré les pertes et les dommages que la résistance inflige
chaque jour aux forces de la coalition, le peuple américain
a réélu le président Bush pour un second mandat. Un retrait
américain aujourd’hui serait interprété comme une défaite pour
l’Amérique.
Les Etats-Unis
refusent les appels à l’arrêt des massacres, les forces internationales
comme la France, l’Allemagne ou la Chine, sont réduites à des
déclarations ou des appels. Quant aux Nations-Unies, elles ne
peuvent intervenir qu’avec l’approbation des Etats-Unis, qui
possèdent le droit de veto au Conseil de sécurité.
Dans la mesure
où les indices d’une fin d’occupation sous l’effet de la résistance
armée sont encore lointains, il est nécessaire d’agir pour mettre
fin à ce désastre. Pour ce faire, les Etats de la coalition
doivent s’engager sur un accord qui permettrait l’arrêt du conflit
d’une part, et la promotion du rôle des Nations-Unies et des
forces internationales pour arriver finalement à l’indépendance
de l’Iraq, d’autre part.
C’est précisément
dans cette perspective qu’il faut voir la conférence de Charm
Al-Cheikh : le début d’un processus politique susceptible de
mener à la fin de l’occupation. Il s’agit tout d’abord d’encourager
le gouvernement provisoire à commencer un véritable dialogue
national avec toutes les forces politiques pour élargir la participation
aux élections qui auront lieu au mois de janvier prochain. Agir
ensuite en collaboration avec les Nations-Unies et les forces
internationales, la France, l’Allemagne et la Chine pour l’application
de la résolution 1 546 du Conseil de sécurité. La résolution
qui donne au gouvernement iraqien le droit de réclamer le retrait
des forces d’occupation .
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