|
|
Cinéma
. Une de nos fidèles lectrices donne ses impressions sur le
film Halet hob (état d’amour), qui a le mérite selon elle de
se rapprocher des problèmes des jeunes.
|
Concentré
d’amour |
|
Je
souhaite présenter mes félicitations au film Halet hob. Je ne
sais pas par où je peux commencer, mais ce que je peux dire c’est
que j’ai été touchée par ce film. L’idée du film est parfaite,
elle est nouvelle. Il s’agit de jeunes qui décident de tout quitter
et de fuir pour trouver une vie meilleure ailleurs. Et ce, même
si ces jeunes doivent travailler comme des serveurs dans un autre
pays.
Tout
ce qu’ils veulent, c’est tenter leur chance ailleurs, très loin.
Malheureusement,
ces idées sont aussi celles des parents, comme le montre le film.
Des pères quittent leur famille, leurs enfants et commencent une
nouvelle vie ailleurs.
Le
film dit en quelques mots pourquoi les jeunes courent vers l’émigration.
On y entend une phrase très touchante : « J’ai voyagé pour ne
pas vivre derrière les murs, celui qui vit derrière les murs est
mort ».
Le
film a aussi l’intérêt de soulever le problème de ces gens qui
restent des années dans un pays étranger et se sentent toujours
étrangers. A cause de ce dépaysement on peut mourir seul.
Et
l’une des surprises de ce film est ce jeune Tamer Hosni, réellement
doué, et qui a très bien joué son rôle. D’ailleurs, il a écrit
deux chansons dans le film qui sont très belles au niveau de la
musique et des paroles.
Tout
le groupe du film a bien fait son travail : Hani Salama, Hind
Sabri, Chérif Ramzi.
Merci
à toute l’équipe du film et au réalisateur Saad Hindawi. Enfin,
des idées et du bon cinéma.
|
| Mirette
Maurice Kamel,
Le
Caire. |
|
|
Adieu
faiblesse |
Nous
vivons dans un monde
Où
c’est la loi de la jungle
Qui
est en vigueur
C’est
le fort qui domine
Qui
permet, celui qui a le pouvoir
Celui
qui a les armes
Mais,
c’est le plus fort
Qui
peut monter sur le trône
Avec
le pouvoir de la volonté
Que
Dieu lui prête
Faiblesse
soutenue par confiance
Le
meilleur que toute puissance
S’appuyer
sur des armes immenses,
Il
faut prouver notre existence
Et
disons adieu le silence,
Adieu
la souffrance
Adieu
l’insouciance
Adieu
la nonchalance
Et
bienvenue la nouvelle espérance
Bienvenue
de notre belle naissance
Pour
être capables sur la vengeance
Il
faut détruire la loi de la jungle humaine
La
loi du sang, la loi de mort constante
En
vertu de la providence et la défense
On
possédera des semences
D’une
révolution très importante
Pour
naître de la pitance et toujours
Il
faut présenter la pénitence.
|
Abdallah
Fathi El-Attaar,
Ménoufiya. |
|
|
| S’agit-il réellement
d’un prof ou d’un baby-sitter ? |
|
J’ai lu avec intérêt
la lettre intitulée « Prof ou baby-sitter ? », publiée dans le
numéro 530 d’Al-Ahram Hebdo et écrite par le lecteur Mohamed Fathi.
Je ne peux
rester insensible à cette lettre.
En effet, nous venons
de Suisse et mon mari est égyptien. Mon fils, qui est élevé dans
une école internationale du Caire depuis 4 ans, n’arrive toujours
pas à comprendre comment les élèves peuvent être aussi malhonnêtes
avec leurs profs ? En Suisse, c’est le contraire, les parents
d’élèves de classes privées qui disent :
« On paye beaucoup
pour que tu sois le meilleur, respecte le prof, écoute-le, c’est
lui qui a le savoir ».
De plus, en Suisse,
l’école publique est très performante, nous payons avec nos impôts
et les étrangers y viennent gratuitement et là aussi les profs
doivent être respectés. A titre d’exemple, si un élève est malhonnête,
les parents sont avertis et on leur dit la même chose : « Les
profs doivent être respectés, ce sont vos impôts qui les paient.
A quoi cela sert de payer si c’est pour faire le fou dans la classe
et lorsque l’école est finie n’avoir rien appris, car le savoir
c’est tout l’or du monde ».
Par contre, je ne
sais de quelle école M. Fathi parle. Je ne saisis pas l’allusion
xénophobe « les étrangers viennent voler notre travail ». Sachez
que l’Egypte a besoin des étrangers, et que nous ne vous volons
pas votre travail, puisque ni moi ni mon mari ne travaillons et
je n’ai pas vu un seul étranger prof dans l’école de mon fils
!
Par contre, mon mari
est égyptien. Comme beaucoup de ses compatriotes venus de l’étranger,
il a apporté beaucoup d’argent pour faire travailler les Egyptiens.
Et sachez que dès qu’un Egyptien vient de l’étranger, les prix
montent … Alors ?
En Suisse, on fait
tout pour les étrangers. Il y a par exemple des écoles qui sont
gratuites pour apprendre le français à Genève par exemple. |
Anne Marie El-Fadli,
Le Caire. |
|
|
| Des analyses
pertinentes |
|
Félicitations pour la qualité et la pertinence
de vos analyses. Vous êtes une des fiertés du monde arabe. Continuez
dans cette voie !
|
Azedine Abdenour,
Algérie. |
|
|
| Félicitations
espagnoles |
Je suis allée en
Egypte le mois dernier et j’ai pu m’intéresser à quelques questions
relatives à ce pays grâce à Al-Ahram Hebdo. Je l’ai acheté au
Caire et il m’a beaucoup intéressée. Je ne connais ni l’arabe,
ni l’anglais, alors j’étais contente d’apprendre l’existence
d’un tel hebdomadaire francophone égyptien. J’ai pu y piocher
des informations et analyses très intéressantes.
De retour dans
mon pays, le journal me permet d’être en contact avec l’Egypte.
|
Mme Delma Losa,
Espagne. |
|
|
| « La montagne
ne peut être secouée par le vent » |
Il est vrai qu’Arafat
est mort, mais les principes qu’il a inculqués au peuple palestinien
ne mourront jamais. Son éternel proverbe, « la montagne ne peut
être secouée par le vent », sera toujours dans les esprits de
tous les Palestiniens. Israël et les Etats-Unis le considéraient
toujours comme un obstacle au processus de paix, car il n’a
jamais renoncé aux droits légitimes des Palestiniens, notamment
leur droit à l’établissement d’un Etat palestinien indépendant
ayant pour capitale Jérusalem et le droit au retour des réfugiés
palestiniens. S’il avait renoncé à ces droits, il aurait été
qualifié par Israël d’homme de paix. Arafat restera toujours
le symbole de la lutte palestinienne.
|
Ahmed Abdel-Fattah,
Ménoufiya. |
|
|
| La
pluie ! |
Enfin,
nous sommes en hiver ! Cette saison qui a beaucoup tardé et
dont je commençais à douter de l’arrivée cette année. C’est
extrêmement agréable de voir la pluie qui tombe, c’est un sentiment
inexprimable. Le bon Dieu a créé la pluie pour laver tout ce
qui existe sur la surface de la terre : les forêts, les arbres,
les rues, les voitures, etc. Mais, je prie Dieu aussi de faire
venir du ciel quelque chose qui ressemblerait à la pluie et
qui laverait et nettoierait le cœur des hommes plein de rancunes,
d’égoïsme, de guerres, de méchanceté et de conflits intérieurs.
Et de mettre à la place la paix intérieure, le sacrifice, l’amour,
le contentement et la fidélité … Je suis sûre qu’après tout
cela, nous vivrons tous en paix, avec simplicité et légèreté
comme les nuages qui passent silencieux … Enfin, rien n’est
impossible à Dieu.
|
Nahla
Farid,
Alexandrie. |
|
|
| La résistance
iraqienne falsifiée |
Ce qui se passe
en Iraq va à l’encontre des principes religieux qui réclament
la tolérance. Le fait de prendre des civils en otages est-il
un ordre sacré ? D’ailleurs, il existe un verset dans le Coran
qui donne ce sens. La question qui me hante c’est pourquoi mettre
la main sur les deux journalistes français, signalons qu’il
y a jusqu’à maintenant quelques réserves entre la France et
les Etats-Unis parce que la France était contre la décision
de faire la guerre contre l’Iraq. En fait, ces tueurs en série
ternissent l’image de l’islam.
|
Israa Mohamed
El-Kadi,
Le Caire. |
|
|
| Où est la joie
?! |
Je désire commenter
la lettre de Marie Georges, publiée dans le numéro 530 et intitulée
« Où est la joie ?! ». Je ne saurais dire combien ces paroles
m’ont profondément touché. Je ne sais pas comment décrire mon
état en lisant ces mots !
Je profite de l’occasion
pour dire adieu à cheikh Zayed et à Arafat, le leader et le
symbole de la révolution et de la résistance contre Sharon,
le symbole du racisme avec son mur. Adieu Abou-Ammar !
Merci à toute l’équipe.
|
Ahmed Helmy,Le
Caire. |
|
|
|