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Squash . Mohamad Menchawi a été élu vice-président de la Fédération internationale de squash (WSF). Il a présenté sa démission de son poste à la tête de la fédération égyptienne. Entretien.
« Je vise essentiellement le poste de président »

Al-Ahram Hebdo : Que ressentez-vous après votre élection à la vice-présidence de la Fédération internationale de squash, poste auquel vous aspiriez depuis un certain temps ?

Mohamad Menchawi : Je suis très heureux. J’ai gagné grâce à mes efforts, ma renommée et mes relations personnelles. Personne ne m’a aidé. Je n’ai appelé aucun ministre pour ce faire ; je n’ai non plus eu recours à aucun piston. Je n’ai compté que sur mes propres capacités. Quand je suis parti à l’île Maurice pour les élections, je n’ai dit à personne. Car j’avais peur de ne pas être élu pour une deuxième fois, ce qui aurait été une grande déception. Cependant, j’avais l’espoir de réussir, car en posant ma candidature depuis deux ans à ce même poste de vice-président de la fédération internationale, j’ai perdu contre un Malaysien avec seulement deux points de différence. A cette époque, les élections se sont déroulées en Malaisie et le candidat malaysien Sunny Karim a bien profité de cela.

Je suis fier de cette élection car je suis le premier Egyptien à occuper ce poste par élection. En fait, en 1995, Mahmoud Barakat, et en 1997, Magued Abaza, étaient vice-présidents de la Fédération internationale mais non pas par élection. Comme ils étaient présidents de la Fédération africaine, ils étaient automatiquement désignés comme vice-présidents de la Fédération internationale. Cependant, ma joie n’est pas encore complète car je vise essentiellement le poste de président. Ce poste a toujours été mon objectif principal. Quand j’ai décidé d’être président de la Fédération égyptienne, ce n’était qu’une préparation en vue de la présidence de la WSF. Et quand j’ai présenté ma candidature pour la vice-présidence, ce n’était qu’en vue d’occuper plus tard le poste de président de la WSF, puisque personne n’a le droit de présenter sa candidature à ce poste qu’après en avoir été vice-président pour un ou deux mandats.

— En tant que vice-président, vous avez toujours le droit de conserver votre poste à la tête de la Fédération égyptienne de squash. Pourquoi avez-vous insisté à démissionner ?

— Au cours de mon mandat, j’ai réalisé plein d’exploits pour le squash égyptien. D’une part, je n’ai rien de nouveau à donner. D’autre part, occuper les deux postes m’empêchera d’être neutre vis-à-vis de la fédération internationale. Tout compte fait, je n’aspire qu’à rendre service au squash mondial. Cela va certainement m’aider plus tard à remporter le poste de président de la WSF.

— Etes-vous satisfait de vos réalisations en squash égyptien ?

— Bien sûr que oui. Quand je suis arrivé à la tête de la fédération égyptienne, ils ont dit que le squash égyptien va entamer une chute libre. Et que la période de mon mandat serait une page noire dans l’histoire du squash égyptien. Mais j’ai prouvé que j’étais capable, à l’âge de 32 ans, de faire des exploits pour le squash égyptien. Sous ma présidence, Amr Chabana a remporté le titre de champion du monde seniors et Omniya Abdel-Qawi est devenue championne du monde juniors. C’est une première non seulement pour le squash égyptien, mais aussi pour le sport égyptien d’avoir un champion du monde seniors. En outre, la fédération a organisé 5 Championnats du monde où nous avons récolté plein de titres avec les sélections dans toutes les catégories d’âges. Tout cela était une première pour l’Egypte, mais les médias m’ont totalement ignoré.

— Quelle est la nature de votre fonction actuellement ?

— La fédération internationale comprend son président, le Pakistanais Jahanguir Khan, et 3 vice-présidents : Sunny Karim, l’Irlandais Joyce Back et moi-même. La fédération internationale est responsable de la WISPA (Association des joueurs dames professionnelles de squash) et le PSA (Association des joueurs professionnels de squash). Le président est la seule personne habilitée à prendre les décisions et à modifier les règles du jeu. Le travail des vice-présidents est de recevoir quotidiennement des e-mails et les plaintes et de trouver des solutions.

— En tant que vice-président, quelles sont vos idées et vos ambitions ?

— Je tiens absolument et très rapidement à résoudre tout d’abord le problème des scores. Le PSA organise des tournois avec 9 scores pour chaque set du match et d’autres tournois avec 11 ou 155 points. Ce n’est pas normal. Je n’ai jamais vu une chose pareille dans n’importe quelle épreuve sportive. A cet égard, je veux unifier le score. Ensuite, ce sera le tour de l’arbitrage. Le PSA a recours à 3 arbitres dans chaque match, alors que la WSF a recours à un seul arbitre. C’est quelque chose qui doit être organisé aussi. Enfin, le volume de la balle de squash doit être augmenté à 4 % pour qu’elle soit bien vue par les caméras de la télévision, ce qui nous aidera à faire la promotion de ce sport. Tout cela est destiné à donner une bonne image du squash pour le sélectionner comme sport olympique. Ce sera un des plus importants exploits de la WSF dans l’histoire du squash (voir encadré). Tout compte fait, je veux éclaircir un point : en tant que vice-président, je ne suis pas un décideur, je suis seulement quelqu’un qui propose des conceptions.

— Comment jugez-vous le squash égyptien alors que les 3 tournois organisés en Egypte et qui aidaient gratuitement les joueurs égyptiens à améliorer leur classement ont été annulés ?

— Il y a beaucoup de joueurs talentueux. Mais le talent seul n’est pas suffisant. Si on veut assurer la continuité du squash égyptien, les capacités financières doivent être fournies. La subvention matérielle est parallèle à la réussite et au succès de n’importe quel sport. Le sport, c’est une science et de l’argent. Or, ce phénomène manque énormément à l’Egypte, d’autant plus que le squash n’est pas un sport olympique. Le pays nous donne donc le minimum en comparaison avec les autres sports. Quant aux tournois en Egypte, les joueurs n’ont plus besoin de ce genre de compétitions pour améliorer leur classement, car ils sont capables de gagner hors de l’Egypte. On organisait ce genre de tournois pour l’ex-champion d’Egypte, Ahmad Barrada. Franchement, ils veulent ces tournois pour être célèbres en Egypte comme c’était le cas pour Barrada, qui n’arrivait pas tout le temps à faire des exploits hors de son pays. Mais maintenant, nous avons 4 joueurs en top 20 du classement PSA sans avoir recours aux tournois de l’Egypte .

Propos recueillis par Chourouq Chimy
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Les JO, un rêve pour le squash

Pour la première fois de l’histoire, le squash figure avec cinq autres épreuves sportives sur la liste d’attente des disciplines candidates à la participation aux Jeux Olympiques (JO), en 2012. Il s’agit notamment du karaté, du golf, du roller et du racquetball. En fait, plusieurs facteurs ont empêché le squash d’accéder aux JO. Le problème majeur était que ce sport ne jouit pas d’un large public et que les gradins des courts de squash ne comportent qu’un minimum de sièges. C’est pourquoi la Fédération internationale a créé le court en plexiglas susceptible d’être déplacé dans n’importe quel endroit avec des gradins à même d’accueillir des milliers de spectateurs. Or, ce qui va aider cette fois-ci le squash est le choix du pays organisateur. « S’il tombe sur l’Angleterre, ce choix sera évident car le grand nombre de fans du squash réside là-bas », souligne Mohamad Menchawi.

Si le squash devient un sport olympique, le volet matériel sera énormément influencé. A titre d’exemple, dans tous les pays du monde, chaque comité olympique bénéficie d’une subvention primaire de 12 millions de L.E. « Imaginez-vous le profit tiré en conséquence par tous les sports égyptiens et non pas seulement le squash », note Menchawi.

En fait, et pour chaque édition, le comité olympique a uniquement fixé 28 épreuves sportives. Les 5 nouvelles seront d’ici les JO 2012 observées et examinées chacune à part pour remplacer certains sports qui disparaîtront bientôt de la liste olympique .

 

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