| Sixième
place. Telle a été la performance de l’Egypte
lors de la dernière édition du Championnat du
monde qui a eu lieu au Guatemala en 2000. Un exploit
d’importance pour l’Egypte et l’Afrique, mais
le sélectionneur Mohamad Ali Abdel-Réhim vise
cette année plus haut. « Nos conditions de jeu
ne sont pas idéales. J’espère cette fois me qualifier
au moins pour les demi-finales afin de faire connaître
les récents progrès de notre équipe », affirme-t-il.
Le bilan en Championnats du monde des Egyptiens
témoigne de leur évolution à grands pas. En Espagne,
en 1996, les Pharaons ont terminé à la 12e place,
après une seule victoire, l’unique, au premier
tour contre l’Australie, 8-2. C’était d’ailleurs
un exploit au véritable sens du terme, car aucun
pays africain n’avait réussi à décrocher des points
en phase finale du Mondial. Au Guatemala, ils
se sont qualifiés, et au Guatemala, ils ont terminé
6es pour enregistrer leurs noms en lettres d’or
en tant que première équipe africaine à avoir
jamais atteint ce stade.
L’Egypte
domine donc le futsall africain depuis déjà plus
d’une dizaine d’années au cours desquelles elle
a réussi à décrocher trois titres de Championnats
d’Afrique. Leur parcours durant les qualifications
tend à prouver l’énorme différence de niveau entre
les Pharaons et le reste du continent, ce qui
ne les aide pas d’ailleurs à améliorer leur niveau.
Ils ont écrasé l’Afrique du Sud au premier tour
(19-3 sur l’ensemble des deux matchs), puis face
au Maroc, l’équipe la plus proche de leur niveau,
les Pharaons se sont imposés 11-3. Enfin, ils
ont battu le Mozambique 10-2 à l’aller et par
manque de concentration, ils se sont inclinés
3-5 au retour.
Abdel-Réhim
compte en grande partie sur le même groupe de
2000 qui possède aujourd’hui une importante expérience
avec Guéhad Arafa (31 ans), Samir Seif (29 ans),
Samir Sabri (28 ans), tous considérés comme les
plus grands atouts des Pharaons. Pourtant, Tamer
Ismaïl, meilleur joueur de futsall en Afrique
en 2001, est le grand absent après avoir mis fin
à sa carrière en 2002.
Les
rêves d’Abdel-Réhim risquent cependant d’être
contrariés. En comparaison à 2000, l’équipe n’a
bénéficié que d’une maigre préparation en disputant
seulement deux rencontres face à l’Angleterre
puis la Thaïlande. « Nous allons affronter des
équipes qui disputent entre 15 et 20 rencontres
amicales par an, ce qui dépasse de loin notre
préparation. Je n’ai pas réussi à regrouper l’ensemble
de mes joueurs. Une grande majorité d’entre eux
jouaient en championnat national, dont Samir Sabri
(Enppi) et Ekrami Ibrahim (Haras Al-Hodoud). Mais
j’espère qu’ils n’auront pas perdu le rythme puisque
nous avons terminé les qualifications en septembre
», confie Abdel-Réhim. Ce fut là une sérieuse
difficulté pour le sélectionneur qui a dû se passer
de ces deux joueurs même lors de la dernière phase
de préparation et cela en raison de l’engagement
d’Enppi contre Ahli le 17 novembre. Ils rejoindront
le groupe après le match afin de disputer la rencontre
d’ouverture qui aura lieu le 21 novembre contre
Taiwan.
D’un
autre côté, le tirage au sort n’a pas favorisé
l’Egypte, la plaçant au sein du groupe A avec
l’Espagne, l’Ukraine et Taiwan. En effet, l’Espagne
est le champion en titre qui a réussi à briser
la domination brésilienne des finales ; elle est
également l’ex-championne d’Europe 2001. Quant
à l’Ukraine, elle est l’une des puissances européennes,
finaliste lors des deux dernières éditions du
Championnat d’Europe en 2001 et 2003. Enfin, Taiwan
est le pays hôte qui bénéficiera des encouragements
de ses supporters. « C’est un groupe très difficile,
mais si on veut se qualifier au second tour, il
faut se mesurer aux grandes équipes. Mon objectif
est de bousculer l’un des deux titans du groupe
et ensuite, il faudra voir au second tour », ajoute
Abdel-Réhim.
Ce
sera un grand défi pour l’Egypte qui devra se
mesurer à de si grands calibres, mais il se peut
que son ambition soit à même de créer une nouvelle
surprise pour le continent africain.
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