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Union des journalistes arabes . Les travaux de la 10e conférence de l'organisation, au Caire, ont été marqués par le départ spectaculaire du président du Syndicat égyptien des journalistes, Galal Aref.

Stupeur et incompréhension

Tohu-bohu lors de la 10e conférence de l'Union des journalistes arabes, qui s'est tenue du 2 au 5 octobre à l'hôtel Grand Hyatt au Caire. La conférence, placée sous le signe de la démocratie et de la liberté de la presse, venait à peine de commencer que Galal Aref, le président du Syndicat égyptien des journalistes, annonçait à la stupeur générale son retrait des travaux. Motif avancé : « la conférence a négligé le droit du syndicat égyptien de présider les sessions ». Galal Aref a parlé d'une marginalisation du syndicat des journalistes égyptiens dans l'organisation de la conférence.

Que s'est-il passé au juste ? Les délégations arabes présentes ont demandé à Ibrahim Nafie, rédacteur en chef et PDG d'Al-Ahram, et président de l'Union des journalistes arabes, de présider les séances. Ce que Galal Aref a considéré comme un affront. Selon Aref, il s'agit d'une infraction au règlement de l'union stipulant que c'est au président du syndicat du pays d'accueil de présider les séances. Trois autres membres du conseil du syndicat égyptien se sont également retirés de la conférence au terme de disputes verbales avec les participants, provoquant une forte agitation. Dès le lendemain de l'incident, Aref et ses partisans tenaient une conférence de presse au siège du syndicat pour expliquer les raisons de leur boycott. Soucieux de calmer la situation, plusieurs membres du Conseil du syndicat ont affirmé que ce retrait « n'émane que d'une opinion individuelle ». « Le Syndicat égyptien des journalistes n'avait aucune intention de se retirer ou de boycotter la conférence », a annoncé Ibrahim Hégazi, sous-secrétaire du syndicat. Et d'ajouter : « Les membres du syndicat tiennent à la légitimité et aucune décision ne peut être prise individuellement, les décisions doivent être prises à l'unanimité ou à la majorité ».

Le retrait d'Aref et des trois autres journalistes a semé le trouble dans les rangs des journalistes. « On ne s'attendait pas à une telle mésentente. Ces choses auraient pu être réglées si le président du syndicat égyptien avait assisté avant la tenue de la conférence à la réunion du secrétariat général, mais il n'est pas venu. Par conséquent, nous avons choisi Ibrahim Nafie pour présider les travaux », assure Mohamad Youssef, chef de la délégation des Emirats arabes unis. Galal Aref a accusé l'union de ne pas l'avoir mis au courant de la réunion du secrétariat général. Salaheddine Hafez, secrétaire général de l'Union, rétorque à ces accusations : « Nous avons montré aux participants toutes les correspondances qui ont eu lieu entre l'Union des journalistes arabes et le Syndicat égyptien des journalistes pour informer ce dernier de la tenue du secrétariat général et des autres activités », affirme Salaheddine Hafez.

« C'est le syndicat égyptien qui a renoncé lui-même à la présidence », soutient pour sa part le directeur de la délégation des îles Comores. Quant à l'Union des journalistes arabes, elle a émis un communiqué condamnant la réaction de Gala Aref et des trois membres du syndicat égyptien. « L'article 22 du règlement de l'Union stipule que la présidence de la conférence revient au président du syndicat du pays d'accueil. Mais en cas d'absence de ce dernier, c'est au président de l'union de présider les travaux. Il n'y a eu donc aucune infraction au règlement », affirme le communiqué.

Malgré cet incident, la conférence a poursuivi ses travaux. Un grand nombre de journalistes égyptiens y a participé. 19 syndicats arabes étaient représentés. L'Union des journalistes arabes tient une conférence tous les quatre ans pour discuter des problèmes des journalistes dans la région. Cette année, les problèmes auxquels les journalistes arabes sont confrontés, comme la liberté d'expression, ont été au centre des discussions. La normalisation avec Israël a été de même l'un des sujets les plus importants qui ont été traités ainsi que la possibilité d'unifier le discours médiatique arabe adressé à l'étranger.

Hala Farès

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