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L'Egypte
accueillera-t-elle la conférence internationale sur l'Iraq,
prévue en principe au cours du mois de novembre ? Après
une période d'incertitude, il semblerait que cet événement aura
bien lieu au Caire. La conférence réunira les pays voisins de
l'Iraq, le G8, la Ligue arabe, l'Organisation de la Conférence
Islamique (OCI) et des parties iraqiennes. L'objectif sera de
conforter la transition politique en Iraq, dans la perspective
des élections prévues en janvier prochain, sérieusement menacées
par la persistance des actes de violence.
Confrontés à de
sérieuses difficultés en Iraq, les Etats-Unis étaient à la recherche
d'un appui de la communauté internationale. Ce sont eux et le
gouvernement intérimaire iraqien qui ont proposé la tenue de
cette conférence dans un pays de la région, et l'Egypte s'est
proposée pour l’accueillir. Toutefois, la France, qui s'est
opposée à la guerre en Iraq, pensait que cette conférence servirait
uniquement l'intérêt des Américains. Paris a émis un certain
nombre de conditions pour y participer et a exigé qu'elle se
tienne à New York. D’où l’incertitude. Interrogé sur la situation,
le chef de la diplomatie, Ahmad Aboul-Gheit, a affirmé qu'« il
y a des indices indiquant que les parties invitées, ainsi que
le secrétaire général des Nations-Unies, Kofi Annan, participeront
à cette conférence dont la tenue est prévue la première semaine
de novembre en Egypte ».
Pour l'Egypte,
la tenue de cette conférence est l'occasion de relancer son
rôle régional sur la scène iraqienne. Le Caire a donné immédiatement
une réponse favorable à la demande américaine d'accueillir la
conférence et a entamé des consultations avec les parties concernées.
Le Caire, qui œuvre en vue d'une stabilisation de la situation
en Iraq, veut la garantie d'une représentation à haut niveau.
Une source diplomatique qui a requis l'anonymat a expliqué que
le désir de certains pays de tenir la conférence à New York
a retardé la détermination d'une date précise pour sa tenue.
« Je pense qu'il sera très difficile de la tenir en
novembre avant les élections iraqiennes en 2005. Elle peut subir
un échec total car les parties concernées sont toujours en désaccord
sur les objectifs à atteindre », a ajouté la même source.
Par exemple, la France désire que le retrait des troupes américaines
d'Iraq figure à l'ordre du jour, alors que les Américains veulent
garder leurs troupes jusqu'à ce que la violence cesse et que
la sécurité et la stabilité s'observent sur l'ensemble du territoire
iraqien. Arrivé cette semaine dans la capitale égyptienne, le
vice-premier ministre italien, Gianfranco Fini, s'est entretenu
avec le président Moubarak sur la tenue de la conférence. « L'Italie
approuve la tenue d'une réunion internationale sur l'Iraq en
Egypte, même s'il n'existe pas encore d'accord pour la tenue
de cette réunion en raison des doutes de certaines parties sur
le caractère international de l'Egypte pour l'abriter, et qui
préféreraient par exemple les Nations-Unies », a déclaré
Gianfranco. Selon lui, la présence des forces étrangères en
Iraq ne serait plus nécessaire après la tenue d'élections libres
dans ce pays. « Dans la mesure où sera formé un gouvernement
iraqien, représentant tous les Iraqiens, la présence des forces
étrangères en Iraq ne serait plus nécessaire », a-t-il
déclaré. L'Italie a envoyé près de 3 000 militaires en
Iraq l'été dernier. Rome a toujours affirmé leur maintien jusqu'à
la formation d'un gouvernement démocratiquement élu en janvier
2005.
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