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La vie mondaine

Politique. Un de nos lecteurs explique pourquoi les Américains préfèrent Bush, un candidat qui a fait preuve de couardise pendant la guerre du Vietnam, à Kerry dont le courage dans ce même conflit a été maintes fois démontré.

Courage et couardise

Il se passe en ce moment dans la campagne électorale américaine, un phénomène exceptionnel sur lequel il faut se pencher, tellement il est instructif. Aujourd’hui, les Américains ont le choix entre un candidat à la présidence dont la couardise lors de la guerre du Vietnam a été démontrée par un certain nombre de documents et par la disparition de nombreux autres et un autre candidat dont, au contraire, le courage a été prouvé par de multiples témoignages et par une médaille du mérite venant les authentifier.

En toute logique, les Américains, pour se protéger du danger, devraient choisir le candidat le plus courageux. Pourtant, contre toute attente, et précisément durant la période où le thème du courage est débattu, les voilà qui optent, et massivement, pour celui dont ils sont sûrs qu’il est trouillard.

Notre étonnement grandit lorsqu’on s’aperçoit que les Américains s’apprêtent à reporter au pouvoir non seulement le candidat le plus couard, mais également le plus incompétent. Curieusement si, au niveau de la compétence les Américains sont partagés entre les deux candidats, en revanche c’est véritablement la question du manque de courage qui a fait pencher la balance du côté de Bush.

On pourrait même dire que face à l’éventualité de renoncer à la peur et d’adopter une attitude courageuse face à l’adversité, les Américains ont fait machine arrière et ont choisi de s’accrocher à la peur. C’est au fond ce point qui mérite le plus d’être noté. Ils avaient le choix de se défaire de la peur. Ils ont choisi de la garder.

Les Américains, comme les traumatisés, ont besoin de conserver leur peur. Cette peur les protège du danger. Plus ils auront peur, plus ils seront vigilants le jour où le prochain coup arrivera. Le pire des présidents serait un président courageux qui ferait fi de cette peur et endormirait leur vigilance.

Pour entretenir cette peur il faut un monde peuplé d’ennemis tous menaçants qui stimulent l’inquiétude et la rendent vraisemblable. Un président aimé de tous dans le monde serait le pire des présidents. N’ayant pas assez d’ennemis, il leur ferait croire en un monde pacifié, ce qui encore une fois endormirait leur vigilance.

Il leur faut un président capable de créer des conflits de longue haleine, les plus pourris possibles, pour « profiter » d’une source inépuisable d’hostilité. Un président capable de régler intelligemment les conflits est le pire des présidents. Il faut un président pyromane capable de semer généreusement la tempête.

Ceci n’est malheureusement pas une plaisanterie ni de l’ironie. Il s’agit d’un mal qui, si l’on en croit ses effets sur le plan individuel, risque de durer fort longtemps sur le plan collectif. Pour faire évoluer le problème, il faut d’abord prendre conscience qu’il s’agit d’un problème. Se soustraire à la fascination de l’ennemi fictif n’est pas aisé. Reconnaître qu’on a construit cet ennemi de toutes pièces n’est pas non plus facile et qu’on continue d’entretenir son existence ne l’est pas davantage.

Il faut cependant que quelqu’un se lève et dise qu’il y a problème et qu’il le diagnostique avec courage. Sans quoi le piège du traumatisme va définitivement se refermer sur les Américains et les amener à des dérives aventuristes de plus en plus déraisonnables. Il faut quelqu’un pour stigmatiser l’engrenage vicieux.

Malheureusement, les Démocrates ne semblent pas l’avoir compris et réagissent comme avant le trauma. Ils n’ont pas compris en quoi le 11 septembre a totalement modifié la psyché des Américains. Ils se sentiraient ridicules de réagir à la manière de Bush en simulant le courage sur fond de couardise. Ils sentent de la même façon que leur manière courageuse ne « cogne » pas. Ils se forcent à hurler avec les loups en parlant d’insécurité et ne convainquent bien sûr personne sur ce thème puisque eux-mêmes n’ont pas peur. Ils se sentent piégés dans une comédie qu’ils ne comprennent pas.

Leur seule façon d’être assez francs et honnêtes pour atteindre le cœur des Américains serait de comprendre et de diagnostiquer le traumatisme publiquement. Si leur discours est suffisamment cohérent, s’ils dévoilent aux Américains les mécanismes de la mise en panique, ils pourraient pousser un peu plus loin et accuser Bush d’être alarmiste et d’utiliser ce mécanisme à son profit. Ils auraient des chances de convaincre une population qui consentirait alors à se défaire lentement de son trauma.

Karim Jbeili,
psychanalyste, Le Caire.



Encouragement !!

Suite à l’article de Marwa Hussein intitulé Le pingouin qui défie Microsoft et publié dans Al-Ahram Hebdo numéro 519 daté du 18/8/2004, voici mes remarques. J’ai beaucoup apprécié l’idée que Mohamad a eu, d’ouvrir un cyber café, il faut l’encourager, cela doit être très apprécié par les cybernautes. J’espère qu’un jour on s’intéressera aux SENIORS, les initier à utiliser Internet, un monde enrichissant dans tous les domaines. C’est un outil extraordinaire, interplanétaire, qui ouvre des horizons nouveaux et qui apporte des réponses rapides à nos recherches. Avec mes salutations distinguées.

Mary Levy,
France.



En souvenir de nos héros de 1973

Tous les ans, les Egyptiens célèbrent la victoire du 6 Octobre. A travers Al-Ahram Hebdo, je voudrais rendre hommage à tous nos héros égyptiens qui ont vaincu l’armée israélienne en six heures, avant leur retrait suite aux pressions internationales.

De même, je voudrais adresser une pensée particulière aux familles égyptiennes qui ont perdu un ou plusieurs de leurs fils. Nous n’oublierons jamais ce jour où l’armée égyptienne a prouvé au monde entier son héroïsme. Depuis lors, le monde arabe a retrouvé sa crédibilité. Mais pour bien comprendre cette victoire, il faut se souvenir de la défaite de 1948 et de 1967. Ces dates où l’armée israélienne a occupé la Palestine, et l’autre où elle est entrée en Egypte et qui n’a ensuite jamais cessé ses opérations contre les pays arabes.

Enfin, je voudrais dire que le 6 Octobre, nous avons vaincu les Israéliens pour quatre raisons : la patience, la foi, le courage et nos services secrets très performants.

Amr Ali,
Assiout.



Nouvelles initiatives en matière de circulation

Le 27 juillet 2004, nous avions adressé une lettre au président de la commission des transports public et privé à l’Assemblée du peuple, monsieur Hamdi Tahhane, lui demandant la concrétisation de ses mesures annoncées sur le transport dans son interview accordée à Al-Ahram Hebdo (numéro 503). Nous avons retrouvé l’annonce de ces mêmes initiatives dans l’Hebdo numéro 521 du parlementaire Hamdi, réaffirmées par le nouveau gouverneur du Caire Abdel-Azim Wazir. Nous attendons donc impatiemment les nouveaux systèmes qui seraient appliqués en vue d’atténuer les tracasseries des chauffeurs de taxi faisant fi ostensiblement du fonctionnement du taximètre.

Je pense que l’unique solution est le respect intrinsèque des taximètres, même si les tarifs seront certainement augmentés par le gouverneur du Caire. Depuis plus de cinq ans, nous demandons l’application de ce système. Faudra-t-il que le chef de l’Etat intervienne ?

Nous demandons aussi les inscriptions en lettres latines sur les autocars climatisés pour faciliter aux non arabophones la lecture de leur destination, ainsi que la construction des tunnels sous les grandes artères, ce qui facilitera sans nul doute aux piétons la traversée des boulevards. Les automobilistes impatients ne ralentissent pas pour leur permettre de traverser les avenues et surtout en l’absence d’agent de police. Ce qui provoque des accidents souvent mortels.

François-Edanond Ikombe,
Guiza.



Une feuille morte

Le premier ministre israélien est récemment apparu sur les chaînes satellites occidentales pour faire entendre au monde entier que la Feuille de route était morte et enterrée à jamais et qu’Israël n’avait aucune intention de la mettre en application.

Je pense que ceci est devenu très clair après la dernière vide Sharon aux Etats-Unis au cours de laquelle le président Moubarak a indiqué que Sharon avait déchiré « la Feuille de route pour la paix » à cause du « changement des événements sur le terrain ».

Donc si n’importe quel leader arabe continue unilatéralement à soutenir la Feuille de route, c’est comme s’il fouettait un cheval mort. N’êtes-vous pas d’accord

Mamdouh Al-Dakhakhni,
Alexandrie.

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