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Jeux arabes . Selon le Comité olympique égyptien, l’Egypte a terminé première aux JA qui se sont déroulés du 24 septembre au 8 octobre en Algérie, avec 170 médailles, dont 81 d’or.

Classement controversé

« Pour la première fois dans l’histoire des Jeux arabes, le Comité organisateur a ajouté les résultats du handisport au tableau final des médailles pour proclamer l’Algérie championne des Jeux », proteste Ismaïl Hamed, secrétaire général du Comité olympique égyptien, tout en estimant que cette décision n’est pas légale. C’est le même scénario qui s’est répété lors des Jeux africains d’Abuja en 2003, lorsque les Nigérians ont ajouté les résultats du handisport au tableau final pour annoncer la victoire de leur pays. L’Egypte avait alors déposé une plainte auprès du Comité olympique international et ce dernier a ensuite proclamé l’Egypte championne des Jeux africains. Suivant les traces des Nigérians, c’est au tour de l’Algérie de changer le tableau final à son profit. « Selon les règlements des Jeux arabes, le tableau final comporte les sports olympiques et non olympiques. Alors que les résultats des handicapés ne doivent pas y figurer », affirme Ismaïl Hamed.

Durant les dernières éditions des JA, seuls les sports olympiques et non olympiques se trouvaient sur le tableau final. Jamais il n’était question des handicapés. Il était donc évident que le Comité organisateur des 10es Jeux arabes inclut ces derniers pour pouvoir proclamer l’Algérie championne de cette édition. « Même les journaux algériens ont des opinions divergentes à ce sujet. Certains ont déclaré l’Egypte championne, alors que d’autres ont titré en Une l’Algérie championne des 10es Jeux », rapporte Anouar Abd-Rabbou, envoyé spécial d’Al-Ahram pour la couverture des Jeux.

Selon les règlements (article 15, clause 5), c’est l’Egypte qui occupe la première place avec 170 médailles, dont 81 d’or, 41 d’argent et 48 de bronze devant l’Algérie (229 médailles dont 74 d’or) et la Tunisie (142 médailles dont 48 d’or). « Selon le Conseil des ministres arabes de la Jeunesse, c’est l’Egypte qui occupe la première place aux Jeux », affirme le secrétaire général du Comité olympique égyptien. C’est pourquoi le tableau qui a été adopté et approuvé par la plupart des agences de presse, dont l’Agence France Presse (AFP), est celui où l’Egypte se trouve en tête.


Une performance satisfaisante

Loin du débat autour du classement final des pays, l’Egypte a réalisé une bonne performance, même au cas où elle serait considérée comme terminant deuxième.

L’Egypte a remporté 81 médailles d’or grâce à la natation, au taekwondo, à la lutte et au karaté qui ont raflé le plus grand nombre de médailles lors de ces Jeux. Les athlètes ont atteint leur objectif, chacun rentrant au pays avec une médaille en poche ; et la plupart pouvait s’enorgueillir d’avoir obtenu des médailles d’or. Certains sportifs ont même décroché plus d’une médaille, notamment en natation, où l’Egypte a remporté un nombre record de médailles. En effet, les nageurs égyptiens ont obtenu 34 médailles, dont 18 en or. La jeune nageuse Salma Zeinhom a remporté à elle seule 6 médailles d’or et 3 d’argent. Mais le cas n’est pas pareil pour d’autres sports qui n’ont pas réalisé leur objectif. Tels que l’haltérophilie qui n’a rapporté que 23 médailles, dont 12 en or.

Ainsi, l’Egypte a bien remporté cette troisième édition des Jeux arabes après ceux de Beyrouth en 1997 et de Jordanie en 1999. Mais le bilan en nombre de médailles est cette fois médiocre par rapport à l’édition précédente, où l’Egypte avait raflé 263 médailles, dont 106 d’or, 79 d’argent et 78 de bronze. Car le ministère de la Jeunesse avait réduit le nombre des membres de la délégation égyptienne à 323 sportifs au lieu de 609. Et avait posé une condition : de n’envoyer que les athlètes capables de remporter des médailles d’or. L’Egypte n’a en fait participé qu’à 22 disciplines sur les 30 prévues, dont 24 olympiques, 3 non olympiques et 3 paralympiques. Peu importe donc le classement du pays au tableau final, l’important est que les Egyptiens ont réussi à prouver qu’ils étaient les meilleurs et que leur niveau était à la hauteur des compétitions arabes, sinon plus.

Doaa Badr

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Une étoile montante

En remportant 6 médailles d’or et 3 d’argent en natation, Salma Zeinhom est l’athlète égyptienne la plus titrée de la 10e édition de la compétition. Portrait.

A 18 ans, l’Egyptienne Salma Zeinhom n’a pas manqué d’attirer l’attention lors de l’épreuve de natation des Jeux Arabes (JA) qui se sont achevés le 8 octobre en Algérie. La jeune nageuse a en effet remporté 9 médailles en 9 courses disputées : une médaille d’or à chacune des épreuves du 50 m, 100 m et 200 m brasse, 100 m libre, relais 4x100m libre et relais 4x100 m quatre nages, et une médaille d’argent au 200 m libre, 200 m quatre nages individuel et relais 4x200 m libre. « C’est la première fois que je dispute 9 épreuves en 5 jours. Avant la compétition, je n’imaginais pas que ce serait aussi difficile ». La Fédération égyptienne de natation a fait porter un lourd fardeau à sa nageuse, mais Salma Zeinhom a prouvé qu’elle était digne des responsabilités qui lui étaient confiées. « Malgré toutes les difficultés de la compétition, je peux dire que j’ai passé d’agréables moments là-bas. Je suis très heureuse et fière de ma performance. Ces neuf médailles me comblent de joie et de satisfaction », confie-t-elle.

Cette performance vient panser une plaie après la défaite subie lors des derniers Jeux Olympiques (JO) d’Athènes, en août dernier. Il était en effet prévu qu’elle réalise mieux que sa 27e place obtenue au 100 m brasse. Mais son manque d’expérience et son jeune âge ont été à l’origine de ce résultat décevant, qui n’est d’ailleurs pas si mauvais pour une première participation aux JO. Il est d’ailleurs le meilleur résultat obtenu par la natation égyptienne aux JO. « L’atmosphère aux JO était totalement différente. Dans le bassin, le jour de la course, j’étais impressionnée par les encouragements du public. C’était la première fois que je disputais une course en présence d’un si grand nombre de supporters », se remémore-t-elle.

Après s’être qualifiée pour les JO d’Athènes, la Fédération égyptienne, en coopération avec des sociétés privées, lui offre un stage de 6 mois de préparation dans un club de Géorgie, aux Etats-Unis. « L’entraînement aux Etats-Unis a été très enrichissant. J’ai été marquée par la manière très respectueuse dont j’ai été traitée. Je me suis sentie très libre dans mon travail, ce qui m’a aussi responsabilisée », affirme la jeune athlète.

Les débuts de cette championne remontent à 1990. Sur les conseils d’un pédiatre, ses parents l’initient à la natation. « Jusqu’à l’âge de 15 ans, j’ai pratiqué ce sport par pur plaisir. J’aimais disputer les compétitions, encouragée par mes amis et ma famille ». Cela n’a changé qu’après mon intégration dans la sélection nationale en 2001. Grâce aux encouragements de Magdi Mansour, l’entraîneur de l’équipe à cette époque, puis ceux de Chamseddine Mahmoud, l’actuel entraîneur de la sélection, elle commence à faire ses premiers pas professionnels. En 2003, Salma Zeinhom est sur la bonne voie, après avoir remporté la médaille d’argent du 50 m brasse de la Coupe du monde petit bassin en France. C’est alors qu’apparaît son ambition de devenir une nageuse de niveau olympique. Jeune, et déterminée, elle ne pense aujourd’hui qu’aux JO de Pékin 2008.

D. B.
 

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