Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Points de vue

La Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Portrait
Littérature
Arts
Société
Sport
Environnement
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine
La Palestine dans les présidentielles américaines
Par Mohamed Al-Sayed Saïd
Vice-directeur du CEPS

Le sénateur Edwards, le candidat démocrate aux élections présidentielles américaines pour le poste de vice-président, a été interrogé à propos de la position des Etats-Unis au sujet du conflit palestino-israélien et de la politique israélienne. Ses réponses ont constitué un inversement bizarre des faits. C’est ainsi que les Palestiniens sont devenus les agresseurs, et Israël la victime de cette agression. Il a exprimé une sympathie absolue pour l’Etat hébreu sans même faire la moindre remarque qui donnerait l’impression qu’il a la volonté de suivre sérieusement cette affaire. Il s’est contenté d’une question : mais que peuvent-ils faire ? C’est-à-dire les Israéliens.

N’importe quel enfant dont les sens n’ont pas encore été gâchés par les jeux électroniques bourrés de capacités de simulation de meurtres, aurait répondu à la question : Israël peut se retirer des territoires occupés. Or, il est interdit aux hommes politiques américains de répondre de la sorte. Il semble même qu’il n’est pas admis que ces idées leur passent par la tête. Le simple fait qu’un Américain reconnaisse que c’est Israël qui occupe les territoires palestiniens et non le contraire est un crime qui doit être sévèrement puni quelle que soit la position ou la valeur de cette personne dans la société américaine. Il est donc naturel que le public pense, comme il est clair dans les sondages d’opinion effectués dans les pays occidentaux, que ce sont les Palestiniens qui occupent des territoires israéliens.

Les Américains font l’objet, notamment en période électorale, d’une violente campagne de désinformation en ce qui concerne la cause palestinienne. Les présidentielles actuelles témoignent de la prédominance absolue du discours de la droite sioniste à tel point qu’on n’entend aucun autre avis concernant la cause palestinienne. Cette question constitue une exception unique dans la démocratie américaine. Effectivement, la mission essentielle des conseillers et experts politiques et de tous ceux qui travaillent dans la préparation des élections présidentielles aux Etats-Unis est de faire « apprendre par cœur aux hommes politiques » les règles de ce jeu et de ne jamais se départir de la version israélienne du conflit et des Palestiniens. Une telle erreur peut coûter à n’importe qui son poste, même s’il est le président des Etats-Unis. Cette unanimité autour d’une cause a atteint son apogée au cours des préparations pour les prochaines élections américaines. En commentant le débat télévisé entre Kerry et Bush, les agences de presse ont dit que les 2 adversaires ne se sont mis d’accord sur aucun sujet à part le soutien absolu à Israël. Chacun des 2 tentait d’exprimer plus de soutien que l’autre au point de faire insulte à la dignité des Américains et non seulement leur esprit. Bush a premièrement justifié son invasion de l’Iraq par la volonté de protéger la sécurité d’Israël avant celle des Etats-Unis. Kerry a même tenté de trouver un moyen de prendre le dessus sur Bush en ce qui concerne la sécurité sacrée d’Israël. Après avoir soutenu Bush dans sa promesse à Sharon de lui accorder des parties de la Cisjordanie et d’empêcher le retour des réfugiés palestiniens, Kerry a accusé Bush d’exposer la sécurité d’Israël au danger puisqu’il a négligé le programme nucléaire de l’Iran. Dans le second débat, il y a une attaque inverse de la part des partisans de Bush qui ont dit à Kerry avec colère que sa position refusant que les forces américaines restent en Iraq sans délai pourrait encourager l’Iran à posséder des bombes atomiques menaçant la sécurité d’Israël. Et la chance n’a été donnée à personne pour dire aux Américains qu’Israël était l’unique Etat dans la région qui n’a aucun problème à se défendre face aux armes de destruction massive, en particulier les armes atomiques parce qu’il est le seul à les posséder et à posséder les capacités d’attaque par des moyens conventionnels et massifs.

Pour tout ce qui concerne la politique étrangère, les courses électorales semblent se dérouler en Israël et non aux Etats-Unis. Et les hommes politiques américains se comportent comme s’ils étaient à la merci de l’électeur israélien et non américain. Le plus important est que ces élections ne semblent pas se dérouler dans une société démocratique. La réponse est banale. Israël n’est plus une question politique, mais une question « religieuse » ou « sacrée » sur la scène politique américaine. Les Libéraux américains pensent qu’Israël est l’unique Etat démocratique dans la région. Et ceux-ci sont éduqués par les professeurs du Parti démocrate dont la plupart sont juifs et adoptent en même temps l’idéologie sioniste. Or, cette idéologie est très loin du libéralisme. Chose dont les professeurs libéraux juifs sont parfaitement conscients. Ceux-ci semblent être les seuls aux Etats-Unis à pouvoir demander des comptes à Israël quand ils le veulent. Mais il est sûr qu’ils assument une grande part de la responsabilité éthique de l’interruption de la démocratie américaine quand il est question de la politique américaine aux Etats-Unis. Ils mentent en faisant d’Israël « la terre promise », puisqu’ils savent parfaitement que ce n’est pas vrai. C’est pour cela que pour longtemps, il a semblé que les conservateurs du Parti républicain constituaient l’unique force à vouloir demander des comptes à Israël. C’est pour cela que les Arabes américains préféraient ce parti et tendaient à l’élire aux élections. Mais ces tendances sont maintenant minimes au Parti républicain qui est tombé entre les mains des fondamentalistes chrétiens. Les Américains arabes n’avaient pas fait attention au fait que Bush était le candidat du fondamentalisme chrétien aux élections de 2000 et l’avaient élu parce que le candidat démocrate pour le poste de vice-président était l’un des plus importants partisans d’Israël au Congrès. Et les fondamentalistes se sont encore plus accaparés du Parti démocrate à l’issue des élections de 2002.

Or, le fait de transformer Israël en cause sacrée n’explique pas tout. A chaque fois qu’une question politique comme celle d’Israël sort du domaine du débat démocratique pour passer au domaine de la religion et du sacré, il est alors question d’une unanimité trompeuse. Tout le monde a alors peur de la revanche des partisans extrémistes d’Israël. Aux Etats-Unis, nombreux sont ceux qui sont en colère parce que les hommes politiques américains ont peur de dire la vérité à Israël, et parce que leur pays paye le prix de politiques israéliennes injustifiées. Et les intellectuels partisans du courant politique principal aux Etats-Unis savent très bien que le fait d’interdire de discuter des politiques israéliennes mènera à encore plus d’animosité populaire envers les Etats-Unis dans le monde entier, et à encore plus de violence et de terrorisme dans la région. Là toute l’humanité sera exposée au danger et non seulement les juifs.

C’est là le crime réel des partisans d’Israël aux Etats-Unis. Les sages juifs et non juifs ne cessent d’alerter leurs citoyens afin qu’il n’y ait pas de nouvelles catastrophes. Nous appuyons ces sages et appelons aussi ceux qui dirigent les débats présidentiels à poser une grande question autour du destin de la démocratie aux Etats-Unis dominée par des fondamentalistes chrétiens et juifs, libéraux et rétrogrades !

Haut de page
Les rescapés de
la pauvreté
Par Salama A. Salama

Subsahariens ainsi que l’Egypte, il ne s’agit pas d’un problème passager, voire le nombre d’immigrés clandestins augmente jour après jour. Et comme ces pays n’accordent pas un intérêt particulier à leurs citoyens, ce sont les pays européens qui supportent la charge de leur sauvetage, de leur abri et de leur retour à leurs pays. Ce qui les a poussés à chercher lors des réunions des pays de l’Union Européenne (UE) aux Pays-Bas, des suggestions concernant l’organisation de camps en Libye pour abriter ces réfugiés et s’assurer qu’ils n’appartiennent pas à des organisations terroristes. Il s’agit ensuite de sélectionner les meilleurs et les accepter comme des immigrés et de rapatrier le reste vers leurs pays d’origine. Ce qui épargnera aux immigrés les millions de dollars qu’ils paient aux gangs qui facilitent la fuite.

Le problème réside dans l’acceptation ou non par la Libye de tels arrangements même si l’UE assume les coûts d’abriter les réfugiés. Il existe de même d’autres idées comme l’éloignement de ces réfugiés vers d’autres régions hors de l’UE comme l’Ukraine.

Si nous examinons la position européenne, nous trouvons qu’elle se caractérise par l’égoïsme, car les Européens n’hésitent pas à accepter les bons éléments parmi les réfugiés mais à condition que les autres soient écartés de leurs territoires ! Quant aux pays exportateurs d’immigrés comme l’Egypte, ils croient que le problème échoit à l’autre partie qui doit le résoudre, tout en oubliant que le problème reviendra à la source. Et c’est ce que les pays de l’UE œuvrent actuellement à réaliser, notamment en l’absence d’une stratégie arabe à cet égard .

 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631