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Initiative . Le Centre pour l’Environnement et le Développement dans le monde arabe et en Europe (CEDRAE) a créé, en coopération avec le PNUE, un système unifié d’information et d’indicateurs sur le développement durable pour le continent africain.

L’information, outil du développement en Afrique

Les représentants des gouvernements de 12 pays africains, y compris l’Egypte, se sont réunis les 4 et 5 octobre au Caire en vue de s’exercer sur le système d’information unifié qui aidera à la prise de décision dans le domaine du développement durable au niveau national et sous-régional à la fois. L’atelier de travail, qui a duré deux jours à l’hôtel Méridien d’Héliopolis, a été organisé par le Centre pour l’Environnement et le Développement dans le monde arabe et en Europe, CEDRAE avec la coopération du Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE) et du ministère égyptien des Technologies de communication et d’information.

« Notre continent est très beau, très riche en ressources naturelles mais en même temps les problèmes de l’environnement y sont multiples », a déclaré Nadia Makram Ebeid, directrice exécutive du CEDRAE. Elle a ajouté que le monde vit aujourd’hui l’époque de l’information et que « nous devons donc profiter de toutes les facilités disponibles de façon à savoir exactement quels sont nos problèmes pour pouvoir les résoudre non seulement au niveau national, mais aussi au niveau régional et même au niveau du continent dans son ensemble ».

Cet atelier de travail s’inscrit dans le cadre d’une série d’ateliers ayant pour but d’exercer les cadres des différents pays africains à utiliser le nouveau système. L’atelier du Caire a regroupé 12 pays : l’Ethiopie, le Ghana, le Kenya, le Lesotho, Malawi, l’île Maurice, l’Ouganda, la Zambie, le Zimbabwe, le Sénégal, le Cameroun et l’Egypte.

« Nous allons exercer les participants à collecter les informations liées au développement durable et les répartir selon un système bien précis qui sera appliqué dans tous les pays africains », explique Hossam Allam, responsable de l’entraînement auprès du CEDRAE. Il a ajouté que 52 pays participeront aux différentes séries d’ateliers, dont le premier s’est tenu au Caire pour les pays africains en majorité anglophones, et le second se tiendra en Tunisie pour les pays africains francophones.


Le soutien du PNUE

En effet, l’Afrique est devenue, ces dernières années, l’une des grandes priorités du Programme des Nations-Unies pour l’environnement. Cette évolution s’inscrit dans un vaste contexte qui a vu le continent africain lancer un processus d’intégration régional et qui a vu aussi la transformation de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) en Union Africaine (UA), ainsi que le lancement du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad). Ces importantes avancées, fruits de l’action politique des dirigeants de la région, constitueront les fondements sur lesquels s’appuieront la plupart des futures réalisations du continent.

« Particulièrement important est le soutien récemment apporté par le PNUE pour élaborer le premier rapport de la série l’Avenir de l’environnement en Afrique et pour mettre en place le Réseau africain d’information sur l’environnement (AEIN) », a indiqué Chris Ambala, représentant du PNUE à l’atelier de travail. Il a de même ajouté que le renforcement des capacités en matière de gestion des informations sur l’environnement demeure une importante condition préalable pour toute initiative de préparation des contributions régionales et sous-régionales au rapport sur l’Avenir de l’environnement en Afrique. « Des fondements solides sont nécessaires en matière d’information pour étayer l’évaluation de différents scénarios et suggérer des options en vue d’un développement écologiquement viable », signale M. Ambala.

Malheureusement, dans les pays africains, on ne dispose pas suffisamment d’informations fiables sur les réserves et l’état des ressources naturelles. C’est pour cette raison qu’est apparue l’idée de créer un réseau d’information sur l’environnement pour servir de cadre au renforcement des capacités en matière d’évaluation intégrée de l’environnement dans la région. « Le ministère égyptien de l’Environnement est le point de communication pour le réseau africain de l’information sur l’environnement », explique le Dr Moussa Ibrahim, président de l’administration centrale de l’information et de l’informatique dépendant de l’Agence Egyptienne des Affaires de l’Environnement (AEAE), et représentant du ministère de l’Environnement à l’atelier de travail. Il a ajouté que ce réseau avait pour objet de remédier aux insuffisances constatées lors de l’établissement du rapport sur l’Avenir de l’environnement en Afrique. « Il vise également à réaliser un consensus au sujet des questions d’environnement essentielles, des ensembles et des sources de données de base, des évaluations prospectives et pertinentes pour l’élaboration des politiques, des approches stratégiques et de la détermination des questions d’environnement », ajoute le Dr Moussa.

Le réseau africain de l’information est déjà un pas dans le bon chemin, mais pour arriver à des résultats plus importants, il fallait un système unifié de l’information pour tout le continent.

« Seul un système d’information cohérent et adapté aux exigences de la politique du développement durable pour tous dans la région africaine permettra à l’Afrique de réduire les problèmes de l’environnement et d’assurer les principes du développement durable », assure Nadia Makram Ebeid.

Il est donc temps que le continent africain accorde plus d’importance aux principes du développement durable, d’autant plus que ce dernier présente une dimension internationale importante. Vu que les questions de développement durable transcendent les frontières nationales, surtout si elles concernent la sécurité, la pollution de l’air, la qualité de l’eau ou les changements climatiques, nous devons tous partager la même vision. L’information est une ressource-clé pour la mise en œuvre du développement durable.

Dalia Abdel-Salam
 

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