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Télévision
. Un comité de sélection a été chargé de choisir les feuilletons
qui seront diffusés par les deux principales chaînes égyptiennes,
durant le mois de Ramadan. Plus de 10 stars et 20 œuvres étaient
en compétition. Une première.
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| La
guerre des séries |
Yousra,
Leïla Eloui, Elham Chahine, Nadia Al-Guindi, Samira Ahmad, Safiya
Al-Emari, Poussy, Mahmoud Abdel-Aziz, Yéhia Al-Fakharani, Nour
Al-Chérif, Mohamad Sobhi, Farouq Al-Fichawi, Mamdouh Abdel-Alim,
Mahmoud Yassine, Kamal Abou-Raya, etc. Nombreux sont les comédiens
en compétition acharnée pour se trouver une place sur la grille
des programmes ramadanesques. Comme chaque année, un marathon
s’est déroulé sur les plateaux de télévision afin de rattraper
leur retard habituel. Or, la nouveauté cette année c’était le
nombre impressionnant de feuilletons proposés comparé aux années
précédentes, à savoir 20 contre 11 en moyenne. Chaque année
la bataille est rude pour s’incruster sur la grille de programmation
de la télévision égyptienne, seul garant pour les stars et les
sociétés de production du succès moral et commercial.
Cette
année vu ce nombre important et la surcharge habituelle des
écrans de télé pendant le mois de Ramadan au point où le téléspectateur
en perd le nord, le ministre de l’Information, Mamdouh Al-Beltagui,
a imposé certains critères de sélection quant à la programmation.
« Le nombre de publicités lors de la diffusion d’un feuilleton
et les noms des stars y participant facilitent la vente des
épisodes télévisés au plus grand nombre de chaînes satellites
arabes. Le niveau artistique du feuilleton était le critère
de base favorisant la projection des œuvres sur le petit écran
durant le Ramadan », souligne Zeinab Sweidane, présidente de
la Télévision égyptienne.
Des
normes visent à contrôler et freiner le combat de coqs des stars
pour qui le Ramadan est la haute saison, notamment que certaines
d’entre elles ont perdu de leur aura au cinéma.
Sur
ce, un comité de critiques, présidé par le ministre de l’Information,
a été chargé cette année pour la première fois de sélectionner
les œuvres à même d’être projetées. « Le petit écran regorge
durant le Ramadan d’œuvres dramatiques, de quoi fatiguer les
téléspectateurs et diminuer leur concentration. Les résultats
sont complètement négatifs », affirme le Dr Leïla Abdel-Méguid,
doyen de la faculté des médias, de l’Université de 6 Octobre
Caire. La tâche du comité de sélection était ardue. Les stars
se sont fait la guerre et chacune faisait valoir ses connaissances
et ses relations pour garantir une place sur la grille de la
télévision égyptienne.
Parmi
les gros calibres, il y a le comédien Mahmoud Abdel-Aziz qui
joue dans Mahmoud Al-Masri. Il fait son retour sur le petit
écran après plus de 12 ans d’absence, depuis son succès dans
Raafat Al-Haggane (diffusion à 23h, sur la chaîne 2).
Abdel-Aziz
sera, sans doute, l’un des rivaux de Mohamad Sobhi qui tente
de récupérer ses anciens lauriers, vu son décevant feuilleton
Farès bila gawad (Cavalier sans monture), il y a deux ans. Sobhi
retourne cette année avec un drame social, qui ne s’éloigne
pas toutefois du genre historique, avec Malh al-ard (Le Sel
de la terre) de Khaïri Béchara. Celui-ci relate l’histoire d’un
village dont les habitants ont émigré de la ville de Port-Saïd
après la guerre de 1956 (diffusion sur la chaîne satellite égyptienne).
Il
y a également Yousra qui ne veut pas revivre l’amère expérience
de l’année dernière lorsque son feuilleton Malak rohi (Malak,
mon âme) s’est donné uniquement sur la chaîne satellite MBC.
Dans son nouveau feuilleton, Liqaa ala al-hawaa (Rencontre en
direct), elle incarne le rôle d’une présentatrice vedette de
talk-show en proie à des problèmes familiaux (diffusion sur
la chaîne 1).
Par
ailleurs, le feuilleton Eich ayamak (Profite de la vie), avec
Nour Al-Chérif et Abla Kamel, co-produit par la télévision de
Doubaï, la MBC et la Cité des médias sera diffusé sur ces deux
chaînes, ainsi que (diffusion à 21h, sur la chaîne 2).
Idem
pour le comédien Yéhia Al-Fakharani, il sera également l’une
des stars de ce Ramadan (diffusion à 20h, sur la chaîne 2),
aisni que sur la télévision de Doubaï, co-productrice de son
feuilleton Abbas Al-Abyad, réalisé par Nader Galal. Il y interprète
le rôle d’Abbass Al-Démeiri, professeur d’histoire qui part
pour travailler en Iraq avant l’invasion américaine. Il essayait
de faire connaître aux élèves iraqiens leur véritable histoire.
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L’option
des satellites
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Pour
ceux qui n’ont pas été choisis par le comité pour passer à la
télévision égyptienne, il restait les chaînes satellites arabes
qui font office de bouée de sauvetage. Ce, grâce au système
de la diffusion exclusive, donnant le droit à une chaîne satellite
en particulier de projeter tel ou tel feuilleton et de s’accaparer
de la publicité, tout en payant le double du prix par heure
de diffusion. Un système qui a fait preuve avec la diffusion
de Malak rohi, l’an dernier sur la MBC.
C’est
le cas du feuilleton Ya ward min yéchtérik (Fleurs qui vous
achètera ?), interprété par Samira Ahmad et Hussein Fahmi, est
en dehors de la compétition égyptienne et s’est déjà réservé
des horaires pour une diffusion après la rupture du jeûne sur
la MBC. Samira Ahmad y incarne le personnage d’une ministre
des Finances combattant la corruption.
Nadia
Al-Guindi, de sa part, fait son come-back, elle aussi, après
30 ans d’absence depuis son feuilleton Al-Dawama (Le Tourbillon).
Elle a d’ailleurs insisté à ce que son nouveau feuilleton Méchwar
Imraa (Parcours d’une femme) soit projeté à la télévision égyptienne.
Pourtant, la Cité des médias, productrice du feuilleton, entendait
vendre le droit exclusif de sa diffusion à la télévision d’Abou-Dhabi.
Il
y avait également une autre catégorie de feuilletons qui étaient
visés dès leur tournage par les satellites, comme Misr Al-Guédida
(Héliopolis), feuilleton historique écrit par Yousri Al-Guindi
et réalisé par Mohamad Fadel, avec Fardos Abdel-Hamid et Ezzat
Al-Alayli. Les chances de la diffusion de ce dernier sur la
une et la deux sont faibles. Car l’on prévoit la projection
d’un autre feuilleton historique Al-Tareq, interprété par Mamdouh
Abdel-Alim dans le rôle du guerrier musulman Tareq Ibn Ziyad
(diffusion à 1h15, sur la chaîne 2), ainsi que des épisodes
d’Alf leïla wa leïla (Mille et une nuits), diffusés également
sur la chaîne 2, et interprétés par Farouq Al-Fichawi, dont
le feuilleton Al-Dam wal nar (Le Sang et le feu) sera diffusé
sur la chaîne 1.
En
prévision de la bataille acharnée pour se tailler une place
de choix, la société Sawt Al-Qahira a pris les devants en terminant
ces deux œuvres de taille de cette année Bint min Choubra (Une
Fille de Choubra), interprété par Leïla Eloui (diffusion sur
la chaîne 1, durant la seconde moitié de Ramadan), et Bint Afandina
(La Fille d’effendina), interprété par Elham Chahine (diffusion
sur la chaîne satellite égyptienne).
«
La société Sawt Al-Qahira a essayé de terminer assez tôt le
tournage de la majorité des épisodes des deux feuilletons, afin
de pouvoir nous réserver une place sur l’écran de la télévision
égyptienne », affirme Ibrahim Atta, un responsable de la société.
Cependant, vu la grande popularité de Leïla Eloui dans les pays
du Golfe, la télévision koweïtienne a acheté le droit de la
diffusion de son nouveau feuilleton Bint min Choubra. Ce feuilleton
vient d’être également sous-titré en langue italienne afin d’être
diffusé, prochainement, sur la télévision italienne. Car il
relate l’histoire d’une famille italienne vivant dans le quartier
de Choubra dans les années 1930 et 40.
La
tension est donc à son comble. Et dans toute cette cohue, il
y a ceux qui pour des raisons d’équilibre ont été choisis d’office.
C’est le cas du feuilleton religieux Al-Imam Al-Nissaï (diffusion
à 11h, sur la chaîne 2). |
| Yasser
Moheb |
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