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Lecture .
Une de nos lectrices supplie les parents d'encourager leurs enfants
à lire. Un loisir plein de bienfaits qui se raréfie dans une société
où tout va trop vite. |
Plongeons-nous
dans les livres ! |
Autrefois,
c'était le dogme absolu. « Il faut lire », disait
le père à sa progéniture. Le professeur disait à ses élèves, et
l’enfant finissait à se le dire à lui-même parce qu’il se rendait
compte des bienfaits considérables de la lecture. La lecture est
non seulement une source d’informations, mais aussi une fenêtre
sur les événements.
D’une
part, elle aide à nourrir les esprits, et d’autre part, elle contribue
à former la personnalité. Mais, malheureusement de nos jours,
on remarque que les gens ne lisent pas beaucoup par rapport au
passé. Les raisons de ce phénomène sont nombreuses et variées.
Premièrement, le rythme accéléré de cette époque. On ne dispose
pas de temps pour lire ou au moins pour parcourir quelques bouquins,
mais ce n’est pas bizarre ! Parce qu’on n’a plus le temps
de rencontrer ou de bavarder avec notre entourage. Certainement,
à cause du tourbillon de la vie et du travail.
Tout
le monde fait la course contre la montre afin de gagner sa vie.
Deuxièmement, quelques personnes pensent que l'audiovisuel et
les nouvelles technologies, des moyens de communication, notamment
l’Internet, tout cela a contribué à nous éloigner du livre et
du plaisir de la lecture. En d’autres termes, une question émerge
sur la scène. Est-ce que l’audiovisuel et les nouvelles technologies
vont faire périr le livre ? On peut supposer qu’ils devraient
servir le livre. Surtout lorsqu’il s’agit d’ouvrages de référence
comme les dictionnaires ou les encyclopédies.
En
somme, malgré tous les efforts de l’audiovisuel, la lecture reste
le seul vrai moyen de fixer les idées. Il est donc éminent que
le jeune soit amené à la lecture. Par ailleurs, quand, au foyer
le jeune enfant voit ses parents bouquiner, quand son environnement
est bondé de bouquins, il y a beaucoup de chances pour qu’il soit
lui-même un lecteur. Sans que personne ne soit forcé de le guider
vers cette source merveilleuse de culture. Mais s’il naît dans
un environnement où l’écran de télévision a remplacé l’ouvrage,
il aura envie d’un long apprentissage. Troisièmement, on remarque
que la majorité des enfants et des adolescents lisent de moins
en moins. La lecture représente un vrai loisir pour une part infime
d’entre eux. En tête de leur passe-temps, viennent la télé, l’ordinateur,
la musique et les amis. Pourtant, on ne peut pas dire que ceux
qui regardent le plus la télé lisent moins, ni que ceux qui ne
regardent pas la télé vont se plonger dans les ouvrages. Sûrement,
il n’existe pas d’interdépendance. Quatrièmement, depuis quelques
années, plusieurs études ont prouvé que les filles semblaient
lire plus que les garçons. Mais maintenant, cette différence a
tendance à diminuer. En bref, on remarque aujourd’hui une désaffection
pour la lecture, même chez les bonnes lectrices. Elles aussi lisent
moins. La désaffection pour la lecture touche tout le monde. A
titre d’exemple, la plupart des étudiants d’aujourd’hui se bornent
à parcourir des résumés au lieu de se plonger dans les livres
scolaires ou faire des recherches.
C’est
pourquoi, on propose quelques suggestions pour mettre fin à ce
phénomène. En ce qui concerne les étudiants, il faut que les professeurs
mettent en œuvre toutes sortes de stratégies : invitation
d’un écrivain à venir s’exprimer devant la classe, organiser des
concours régulièrement pour inciter à lire. En d'autres termes,
l’école a un vrai rôle pour pousser les élèves à lire. Il ressort
de ce qui précède qu’il faut inciter nos enfants à la lecture,
car elle donne un sens à la vie, elle permet à l’individu d’évoluer
dans la société et d’analyser les choses et de pouvoir être bien
dans sa peau. Mais le plus important est de comprendre ce que
l'on lit, sinon, tout cela reste vain. |
| Dina
Fakhry,
Le
Caire. |
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N'oubliez
pas que le voile est une obligation ! |
Le
voile ne cesse d'être au cœur des débats aussi bien nationaux
qu'internationaux. Suite à l'annonce française de l'intention
d'interdire le port du voile dans les écoles et les hôpitaux,
les allégations selon lesquelles le voile n'est pas une obligation
sont ressuscitées. Je voudrais donc exprimer mon avis à cet égard.
Le voile est effectivement une obligation citée dans le Coran
et la tradition du prophète Mohamad. La preuve se trouve dans
la sourate Al-Nour, verset 31, ainsi que dans la sourate
Al-Ahzab, verset 59. Ces versets étaient adressés à toute
femme musulmane, quelle que soit l'époque dans laquelle elle vit
et sans distinction du pays où elle se trouve. Le voile est d'ailleurs
une protection pour la femme et non une contrainte ou une aliénation
qui encombre ses mouvements et son progrès. Il est de même une
forme de conformité aux lois d'Allah et à ses recommandations.
Quant à la loi française, je m'y oppose absolument non seulement
parce qu'elle viole la liberté personnelle de la femme, mais aussi
parce qu'elle représente une forme d'extrémisme dans la pratique
de la laïcité face aux religions révélées. Et ce, bien que cette
laïcité prétende tenir à la liberté de chacun, en respectant les
autres cultes.
Sur
un autre plan, personne n'a interdit aux touristes de s'habiller
à leur guise quoique leurs vêtements contrarient souvent notre
religion et nos coutumes. Toutefois, sous prétexte de respecter
la liberté d'autrui, nous leur permettons tout comportement. En
outre, la France, qui est censée prendre en considération l'opinion
publique, a fait fi de ses 5 millions de musulmans, lesquels sont
des citoyens dont la religion n'entrave pas la vie en France.
Cette
obligation divine demeurera donc incontestable jusqu'à la fin
de nos jours, quels que soient les pressions ou avis superficiels
qui bafouent les recommandations d'Allah et de la charia islamique. |
| Guéhad
Omar,
Le
Caire. |
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Les Restos
du cœur en Egypte, pourquoi pas ? |
| Dans
le numéro 479 de votre journal (datant du 12 au 18 novembre 2003),
le forum abordait un sujet intéressant « sur les tables
de charité ». Je tiens à vous dire que c'est une excellente
idée. Elle permettrait aux plus démunis d'avoir un repas chaud
par jour. Il est dommage que je n'habite pas Le Caire, sinon j'aurais
aimé faire quelque chose pour ces pauvres qui souffrent malheureusement
de faim à notre époque. Moi, j'habite en France mais je suis mariée
à un Egyptien et parfois je vois beaucoup de misère. Il y a aussi
d'autres grandes villes en Egypte dont les habitants nécessiteraient
un repas chaud par jour. Pourquoi ne pas adresser une requête
à Madame Suzanne Moubarak pour organiser des œuvres de ce genre,
puisque elle est si aimée de son peuple, pour faire quelque chose
pour les pauvres ? En France, il existe les Restos du
cœur qui fonctionnent pendant la période hivernale. Pourquoi
donc ne pas en faire autant, pas seulement pendant le mois de
Ramadan, car les pauvres souffrent toute l'année. |
| Maria
Emilia,
Al-Mansoura. |
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Le
vol au bout de la ligne |
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En
Europe, pour avoir une ligne de téléphone mobile, on ne paye pas.
Ici oui, et beaucoup ... Presque le salaire d'un ouvrier.
Et si après avoir rechargé pour 110 L.E., on ne fait pas une autre
recharge après trois mois, la ligne est automatiquement coupée
et vous devez encore payer une somme. En Europe, même avec 50
centimes, la ligne fonctionne pendant 1 an sans recharge.
Et
puis, les téléphones vendus ici sont beaucoup plus chers qu'en
Europe, où le niveau de vie est pourtant beaucoup plus élevé.
Pourquoi supporter ces vols ? |
Luciano
Morroni,
Le
Caire. |
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Un seul pèlerinage
suffit
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Dimanche
1er février, c'est la fête du grand Baïram. La fête qui met
fin au pèlerinage, l'un des cinq piliers de l'islam. Cette année,
le nombre de pèlerins égyptiens est de quelque 500 000 personnes.
Parmi eux, il existe sans doute des personnes qui ne se rendent
pas à La Mecque pour la première fois. Nombreux sont ceux qui aiment
effectuer le pèlerinage à plusieurs reprises, dans le but d'être
plus pieux et de se rapprocher souvent de Dieu.
A
mon avis, je propose à ces pèlerins de se contenter de le faire
une seule fois dans leur vie, car telle est l’obligation divine.
Cette proposition permettra sans doute de diminuer le nombre des
pèlerins, et de donner la chance à d'autres qui souhaitent y aller
et ne peuvent pas. Quant à ceux qui veulent se rapprocher plus de
Dieu, il ne s'agit pas de faire le pèlerinage plusieurs fois. Ils
ont d'autres moyens. En effet, ils peuvent dépenser la somme d'argent
avec laquelle ils veulent voyager à des actes de charité. Ils se
rapprocheront ainsi de Dieu en aidant d'autres personnes plus défavorisées
ou pauvres à bien passer les fêtes. Si chaque personne applique
cette proposition, elle aidera des centaines de familles environ,
d’autant plus que la somme d'argent qu'il faut avoir pour effectuer
le pèlerinage est évaluée à 15 000 L.E. au moins.
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Racha
Al-Béhery,
Guiza.
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Une
de nos lectrices propose à ceux qui aiment effectuer le pèlerinage
plusieurs fois de se contenter d'une fois, tel que le veut la charia,
et de consacrer cet argent aux œuvres de charité. Qu'en pensez-vous ?
Nous attendons vos avis. |
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