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l'issue de 4 jours de discussions acharnées et de divergences,
la 33e session du Forum de Davos a pris fin samedi dernier.
Les débats tournaient autour de l'économie mondiale, l'avenir
de l'Iraq et la situation au Proche-Orient. Avec une présence
internationale massive et la participation du vice-président
américain Dick Cheney, il était naturel que soient soulevées
les questions relatives à « la guerre contre le terrorisme »
et « l'évolution démocratique » dans les pays
arabes et islamiques. Ainsi que les armes à destruction massive
et le recours à la force dans les relations internationales.
Les réunions de
cette année acquièrent une importance particulière étant donné
que de nombreux dossiers discutés restent ouverts, un accord
entre les différentes parties concernées étant difficile à atteindre.
Il faudrait au
début faire certaines remarques sur le forum de cette année.
Premièrement, les réunions étaient marquées par une forte présence
arabe qui a réussi à contrebalancer celle d'Israël. Ceci est
important pour contrer les fausses idées qui circulent sur le
monde arabe.
Deuxièmement, la
participation arabe aux discussions était sage et réfléchie.
Les participants arabes ont tenu à participer à toutes les discussions
dont la plupart tournaient autour de questions concernant le
monde arabe, notamment l'occupation de l'Iraq et la cause palestinienne,
le terrorisme et la démocratie. Les intervenants arabes ont
tenu à expliciter les points de vue arabes et à répondre aux
accusations qui d'habitude ne trouvaient pas une réaction arabe
logique et sage.
Troisièmement,
nous remarquons une tendance occidentale à écouter les points
de vue arabes et à s'engager dans des dialogues réfléchis avec
des parties arabes loin des climats de tension et de haine qui
rencontraient d'habitude les Arabes dans des forums pareils.
Il semble que le climat de cette année est le résultat de la
participation arabe effective à tous les dialogues qui se sont
déroulés de façon générale autour des questions de la libéralisation
du commerce et de la démocratie.
Quatrièmement,
la présence européenne cette année était limitée face à une
forte participation américaine à tous les niveaux. Cette présence
américaine s'est traduite par la participation du vice-président
américain Dick Cheney. Pour certains, la baisse de la participation
des Européens tient à leur mécontentement vis-à-vis de la politique
américaine en général. Au cours du Forum de l'année passée,
la politique américaine semblait négliger volontairement les
grands Etats du continent européen. Donald Rumsfeld, le secrétaire
d'Etat à la Défense, avait à l'époque qualifié la France et
l'Allemagne de « vieille Europe ». Les Etats-Unis
ont poursuivi cette attitude en voulant punir ces Etats qui
se sont opposés à la guerre contre l'Iraq. Ils les ont privés
de participation à la reconstruction de l'Iraq.
Bref, la conjoncture
de la session de cette année prouve l'importance de la participation
des Arabes à ce forum qui regroupe les grands hommes de l'économie
mondiale et qui aborde des questions d'ordre politique, stratégique
et sécuritaire. Nous appelons donc à réfléchir sérieusement
à la préparation d'un grand dossier qui présente l'Egypte sous
de meilleurs auspices à la prochaine rencontre de Davos. Il
est vrai que ceci nécessitera un budget important. Mais les
bénéfices politiques et économiques sont inestimables, puisque
un pareil projet peut se traduire par un essor touristique en
Egypte.
Une œuvre pareille
nécessite une préparation sérieuse dès maintenant à laquelle
participeront des spécialistes dans tous les domaines loin des
méthodes traditionnelles de gestion. De plus, ceci nécessite
une coopération de toutes les instituions de l'Etat avec le
secteur privé et les grands esprits égyptiens vivant en Egypte
et à l'étranger.
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