Football/CAN
2004 . Ces
huit joueurs font leur première apparition sur les gazons
de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Mais tous devraient
marquer le public africain par leur qualité de jeu, et
les promesses qu'ils portent en eux.
Nouveaux
venus très en vue |
| Mamadou
Niang (Sénégal) |
C'est
l'homme en forme de la sélection des Lions
sénégalais. En l'absence d'El Hadji Diouf
(Liverpool/Ang) et de Henri Camara (Wolverhampton/Ang)
des listes des butteurs, Niang a fait montre d'une
excellente performance avec Strasbourg
(France). L'attaquant sénégalais est le meilleur
butteur de son équipe et l'un des meilleurs du
championnat français, avec 9 buts en 17 rencontres.
Avec un tel taux d'efficacité, Mamadou devrait
bien faire sa percée au sein du onze national
du Sénégal.
Ce jeune attaquant
de 24 ans n'avait rien de brillant lorsqu'il jouait
avec Metz ou Troyes. Mais dès qu'il
est arrivé à Strasbourg en début de saison
2003/2004, il a démontré son vrai potentiel. En
septembre, il était nommé joueur du mois du club,
après avoir réussi un excellent début de saison
en marquant 5 buts en 8 rencontres. Le sélectionneur
français Guy Stéphane l'a immédiatement convoqué
à la sélection des Lions pour le match
contre l'Egypte le 10 octobre. Depuis, il a maintenu
sa place dans la formation. Sa grande forme lui
a permis d'être classé parmi les meilleurs butteurs
du championnat français dans tous les sondages
du célèbre quotidien sportif français L'Equipe.
Strasbourg a essayé de faire pression sur
lui afin qu'il reste avec l'équipe, mais Niang
veut faire ses preuves sur le plan international.
Le défi est difficile, puisqu'il aura à se battre
avec El Hadji Diouf, Henri Camara, Lamine Sakho
(Leeds/Ang) et Diomansy Kamara (Modena/Ita)
pour faire partie des onze du voyage en Tunisie. |
| Frédéric
Kanouté (Mali) |
L'attaquant
malien sera sous les feux des projecteurs lors
de cette CAN 2004. Pour réintégrer les rangs de
son pays d'origine, Kanouté (26 ans) bénéficie
du nouveau règlement de la FIFA sur la bi-nationalité.
L'ex-attaquant de l'équipe de France espoir et
vedette de Tottenham (Ang), est un buteur
au vrai sens du terme. Très puissant, il est doté
d'une habilité à se positionner pour ensuite transpercer
immanquablement les filets adverses. En 4 mois
passés avec le club londonien (il évoluait auparavant
avec West Ham), Frédi est devenu la pièce
maîtresse de l'équipe. Bien qu'il ait été blessé
pendant 8 semaines, il a cette saison marqué 12
buts (7 en championnat et 5 en Coupe). Malgré
les pressions de son entraîneur David Pleat, qui
se démène pour que son club reste en Premiership,
rien n'a pu venir à bout de la détermination de
Kanouté de porter le maillot malien pour cette
compétition. C'est le 15 janvier 2004 qu'il a
intégré son équipe africaine dans un match contre
l'Algérie (2-0), donnant ainsi une nouvelle dimension
à sa carrière. |
| Peter
Ndlovu (Zimbabwe) |
| Ndlovu
est l'une des légendes du football zimbabwéen.
Cet attaquant de Sheffield United (D2/Ang)
a fait son apparition en Europe en 1997, quand
il a signé avec Coventry City, une équipe
de D1 anglaise. Sa carrière a malheureusement
été fortement ralentie en raison d'une série de
blessures. Agé de 31 ans, il a néanmoins su se
donner les moyens de remonter la pente puisqu'il
s'est imposé en tant que meilleur buteur de son
équipe (8 buts). Du coup, Ndlovu est devenu un
élément-clé dans le dispositif de Sheffield,
qui se bat cette saison pour retrouver le Premiership.
Parallèlement, il a fortement contribué à ce que
son pays réalise le plus grand exploit footballistique
de son histoire, celui de se qualifier pour la
CAN. Le capitaine des Warriors a, à lui
seul, inscrit 5 des 8 buts marqués par son équipe
lors des phases des qualifications. Le public
africain aura enfin l'occasion d'apprécier ses
talents. |
| Souleymane
Youla (Guinée) |
A
23 ans, Souleymane Youla est l'attaquant vedette
de la sélection guinéenne. Joueur doté d'une technique
remarquable et d'un sens inné du but, il s'est
distingué lors des qualifications en inscrivant
4 buts. Devenant ainsi le meilleur buteur de son
pays.
A 18 ans, il était
déjà international guinéen. Ce qui lui a permis
de faire le grand pas en Europe, à Lokeren
(Belgique), puis dans le club phare d'Anderlecht.
Mais, peu expérimenté, il n'a pas su maintenir
la cadence et son club l'a cédé à la formation
turque de Genclerbirligi en 2001. Voilà
plus de deux saisons qu'il impressionne les Turcs.
Youla a été sacré meilleur buteur de son équipe
à la fin de chaque saison et court toujours après
le titre de meilleur buteur du championnat. Il
a 9 buts à son actif cette saison (4e meilleur
buteur), ainsi que 2 autres en Coupe de l'UEFA.
Sa majestueuse performance avec Genclerbirligi
n'a pas manqué d'attirer l'attention des agents
européens. La CAN 2004 sera pour lui l'occasion
d'évoluer à un niveau de jeu élevé. Il sera, avec
l'attaquant de Bordeaux (Fra), Pascal Feindouno,
la véritable source d'inspiration du Zimbabwe,
dont les ambitions sont d'atteindre les quarts
de finale. |
| Mohamad
Lamine Sissoko (Mali) |
Sissoko
a également réintégré les rangs de son pays d'origine
grâce au nouveau règlement de la FIFA sur la double
nationalité. Ce jeune attaquant de 19 ans est
un ancien de l'équipe espoir de France. Toute
sa carrière s'est jusqu'à présent déroulée sur
le sol français. Il a fait ses débuts avec le
club de Cannes avant de rejoindre celui
d'Auxerre. Mais n'a pas été en mesure de
percer dans la formation de Guy Roux et a été
libéré en fin de saison. Une décision qu'Auxerre
a peut être regrettée puisqu'il a ensuite été
recruté par Valence, l'un des trois clubs
phares espagnols. Lamine compte 10 participations
dans cette équipe, dont deux en tant que titulaire.
Un premier but en Primera Liga ne devrait
pas tarder. Le jeune Malien, 1 m 89
pour 79 kg, qui possède un excellent jeu
de pied mais aussi un très bon jeu aérien, est
l'une des vedettes les plus prometteuses du football
malien et même africain. Un duo Kanouté-Sissoko
devrait semer la panique dans les défenses adverses.
Reste à savoir si le sélectionneur malien Henri
Stambouli lui accordera toute sa confiance lors
de la CAN. Ou s'il se méfiera de son manque d'expérience
internationale. |
| Eric
Djemba Djemba (Cameroun) |
International
camerounais depuis janvier 2002, Eric ne s'est
vraiment distingué qu'en Coupe des confédérations
2003. Le milieu des Lions Indomptables
faisait partie de la formation triomphante de
la CAN 2002, et de celle qui s'est rendue au Mondial
de la même année. Ce n'est que sur les terrains
français, qu'il connaît d'ailleurs bien, qu'il
est apparu comme l'un des meilleurs joueurs de
la Coupe des confédérations. Il a su prouver qu'il
pouvait être digne de la confiance de son entraîneur,
Winfried Schaefer.
Djemba Djemba est
un récupérateur hors pair qui possède les deux
qualités d'un milieu idéal : juguler les
offensives adverses et apporter un soutien aux
attaquants. Avant de le recruter, le célèbre directeur
technique de Manchester United, Sir Alex
Ferguson, a sûrement été séduit par sa prestation
dans son équipe d'origine, Nantes (Fra),
qu'il a menée au titre du Championnat de France
en 2001. Djemba Djemba évolue dans une des formations
les plus prestigieuses au monde et sous la férule
de l'un des meilleurs directeurs techniques actuels.
Agé de 22 ans, il a fait 8 apparitions avec les
champions d'Angleterre et assimile peu à peu la
méthode de jeu des Reds. Eric devrait se
retrouver au centre du compartiment du milieu
de l’équipe camerounaise lors de cette CAN. Comblant
ainsi le vide laissé après le décès de Marc Vivien
Foé. |
| Francileudo
Dos Santos (Tunisie) |
Dos
Santos est résolument la nouvelle vedette tunisienne.
Ce Brésilien a été naturalisé en décembre dernier
pour pouvoir évoluer sous les couleurs tunisiennes
lors de la CAN 2004. Ses nouveaux compatriotes
ont une parfaite connaissance des qualités de
l'attaquant de Sochaux, qui a passé deux
saisons à l'Etoile du Sahel (1998 - 2000),
où il a terminé meilleur buteur du championnat
tunisien en 1999 (18 buts en 22 matchs). La saison
suivante, il en a marqué 14. Santos évolue depuis
avec Sochaux et maintient une allure du
tonnerre. En 2003/2004, il a marqué 1buten Championnat
de France (4e meilleur buteur) et 3 en Coupe de
l'UEFA. Outre son efficacité indiscutable, il
possède un excellent contrôle du ballon. Mais
à 25 ans, Dos Santos n'a encore reçu aucune convocation
de la part du Brésil. Se faire naturaliser tunisien
était donc le seul moyen de lancer sa carrière
internationale. « Je suis ravi de porter
le maillot tunisien. Je ferai de mon mieux pour
mener la Tunisie le plus loin possible »,
a déclaré le nouvel attaquant des Aigles de
Carthage. L'entraîneur Roger Lemerre a ainsi
de quoi se consoler après la perte de sa vedette
blessée, Ali Zitouni. Dos Santos constitue un
excellent élément pour épauler Zied Al-Jaziri
en attaque. |
| Youssouf
Hadji (Maroc) |
Pendant
une bonne partie des années 1990, la sélection
marocaine a pu se vanter d'avoir dans ses rangs
une vraie star en la personne de Moustapha Hadji,
ancien joueur du Deportivo La Corogne,
du Sporting Lisbonne, et actuellement avec
Aston Villa (D1, Ang).
Aujourd'hui, à Bastia,
les amateurs de Ligue 1 découvrent un nouveau
talent marocain : le frère de la vedette,
Youssouf Hadji. Egalement milieu offensif, le
jeune joueur de 23 ans a découvert la 1re division
avec Nancy (Fra) avant d'aller s'aguerrir
en 2e division française pendant 3 saisons. Pour
ensuite intégrer Bastia en ce début de
saison. « J’ai passé plusieurs belles
années à Nancy, affirme-t-il, mais je voulais
changer d’air pour continuer ma progression. Retrouver
la Ligue 1 était la meilleure des choses qui pouvaient
m’arriver ».
A Bastia, il
s'est illustré en tant que vrai meneur. Auteur
de 6 buts en Ligue 1, Hadji (23 ans) est le buteur
de son équipe. Un chiffre très satisfaisant pour
un joueur qui évolue en milieu de terrain. Avec
cette excellente performance, Badou Zaki, le sélectionneur,
compte énormément sur lui en CAN. D'autant plus
que la sélection marocaine souffre de l'absence
des meneurs depuis le départ du grand Hadji en
2001. |
| Moumouni
Dagano (Burkina-Faso) |
C'est
la grande vedette burkinabé. Coriace, puissant
et doté d'un excellent sens du but, Dagano (23
ans), attaquant de Guingamp (D1 France),
est un joueur complet. Séduits par son excellent
niveau de jeu avec Genk (D1 Belge) lors
des deux dernières saisons, les responsables de
Guingamp ont décidé de le recruter. Surnommé
en Belgique « la machine à buts »
en raison de ses 21 buts marqués en 2002, et à
16 autres en 2003, il n'a pas déçu les Guingampais.
Il est actuellement le buteur de son équipe avec
5 buts en 16 matchs. « Je n'ai jamais
regretté d'être venu à Guingamp. Le championnat
belge est moins solide, et il m'a fallu du temps
pour m'adapter », explique Dagano.
Le public égyptien
a été le témoin de ses talents après son but somptueux
marqué samedi dernier dans le stade de Port-Saïd,
lors d'une rencontre amicale opposant l'Egypte
au Burkina-Faso (1-1). Dagano a su se débarrasser
du défenseur expérimenté égyptien Abdel-Zaher
Al-Saqqa, avant de lancer un tir puissant passé
à la droite de Nader Al-Sayed, le gardien de but
de l'Egypte. Un attaquant à suivre ... |
|
Karim
Farouk
Mohamad Mosselhi
|
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au sommaire |
|
16
pour un trône |
| Groupe
A |
| Tunisie,
RD Congo, Rwanda, Guinée |
Honneur
à la Tunisie, pays hôte de cette édition de la Coupe
d'Afrique des Nations (CAN). Pour cette 24e édition,
les Aigles de Carthage sont favoris du groupe,
mais aussi pour le titre. Le sélectionneur français
Roger Lemerre, champion d'Europe 2000 avec la France,
possède de nombreux atouts pour permettre à la Tunisie
de décrocher sa première CAN. L'attaquant Zied Al-Jaziri
(Gaziantepspor/Tur), et Slim Benachour (PSG,
Fra) sont de ceux-là. En plus de trois autres nouvelles
vedettes qui enrichiront l'équipe : le Brésilien
naturalisé Francileudo Dos Santos (Sochaux/Fra),
second meilleur buteur de la Ligue 1 française,
ainsi que le duo Adel Chedli (Sochaux/Fra)-Chawki
Ben Saâda (Bastia/Fra) qui profitent du nouveau
règlement de la FIFA concernant la double nationalité
pour réintégrer la sélection tunisienne. Un groupe
homogène et solide qui bénéficiera du support d'un
public animé par l'espoir de décrocher une première
couronne africaine.
La RD Congo est en deuxième
position des favoris du groupe. L'ex-champion d'Afrique
(1968 et 1974) possède un grand nombre de joueurs
évoluant en Europe qui se sont distingués au sein
de leurs clubs respectifs. Mais les Simbas,
comme à chaque fois d'ailleurs, ont été handicapés
dans leur préparation par de mauvaises conditions
financières et techniques. Sans compter que la star
de l'équipe Shaabani Nonda, meilleur buteur du championnat
de France 2003, ratera la CAN pour cause de blessure.
Mais le nouveau sélectionneur anglais Mick Wadworth
(en charge de l'équipe depuis novembre dernier)
pense avoir le temps d'échauffer ses joueurs lors
des matchs de groupe, puisqu'ils affronteront les
petites équipes du Rwanda et de Guinée.
La Guinée, justement,
qui pour sa 4e participation en CAN n'est pas en
situation de rééditer son exploit de 1976, année
où elle a accédé à la finale. Il est attendu que
cette formation ne disputera que les trois matchs
du premier tour. Mais gare aux surprises. Cette
équipe possède en effet un trio offensif de renom :
Souleymane Youla, buteur du Genclerbirligi
(Tur), la star de Bordeaux (Fra) Pascal Feindouno,
et le vétéran attaquant Titi Camara (Ittihad/Ar.
Sau) sont capables de bousculer les défenses adverses.
Quant au Rwanda, qui
a créé la grande surprise des qualifications en
éliminant le Ghana, quadruple champion d'Afrique,
pour décrocher sa première qualification en CAN,
les joueurs devraient avoir le temps de découvrir
la Tunisie, à défaut de pouvoir briller sur le terrain. |
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| Groupe
B |
| Sénégal,
Mali, Burkina-Faso, Kenya |
Finaliste
lors de la dernière édition du Mali, le Sénégal
compte bien remporter le titre de champion qui lui
avait été arraché aux tirs au but par les Camerounais
en 2002. Les Lions du Sénégal ont perdu de
leur éclat depuis que leur parrain, Bruno Metsu,
est parti rejoindre le club émirati Al-Aïn.
Le nouveau sélectionneur, le Français Guy Stéphane,
a maintenu le schéma de jeu de l'équipe, mais celle-ci
n'a pas encore retrouvé son rythme. Stéphane espère
cependant que ses vedettes, El Hadji Diouf, meilleur
joueur africain en 2002 et 2001, Salif Diao (tous
deux de Liverpool), Henri Camara (Wolverhampton/Ang),
Pape Boupa Diop (Lens/Fra) et Aliou Cissé
(Birmingham/Ang) sauront causer du souci
à leurs adversaires.
Le Mali est assurément
l'une des puissances montantes du football africain.
Les Aiglons devront faire preuve de constance
après avoir accédé lors de la dernière édition à
la demi-finale disputée à domicile. Cette édition
sera marquée par la présence du redoutable attaquant
Frédéric Kanouté (Tottenham/Ang). Ce dernier
a été le sujet de grands débats après qu'il ait
choisi d'évoluer sous le maillot malien, profitant
de l'option offerte par la FIFA sur la double nationalité,
malienne et française. Très puissant, ce joueur
est en grande forme cette saison. Il sera épaulé
par le duo de Lyon Seydou Keita et Mohamadou
Diarra, et par le capitaine Soumaïla Coulibali,
ex-attaquant de Zamalek et actuel vedette
de Fribourg (All). Une belle palette pour
faire bonne impression.
Le Burkina-Faso s'est
qualifié pour la 6e fois en CAN. Leur meilleur performance
remonte à 1998, quand ils avaient réussi à se hisser
en demi-finales. Mais les observateurs ont attribué
cette performance au fait qu'ils jouaient à domicile.
Pourtant, et en raison de sa progression constante,
cette formation commence à gagner le respect de
ses adversaires. Pour cette CAN 2004, le Burkina
tentera de jouer les trouble-fêtes grâce à l'efficacité
de leur buteur Moumouni Dagano (Guingamp)
et au nouveau talent Dieudonne Minougou.
Le Kenya fait son retour
en CAN, 12 ans après sa dernière participation en
1992. Le sélectionneur Jacob Mulee compte beaucoup
sur le milieu de Ghent (Bel) John Mururi
pour inspirer ses coéquipiers évoluant tous en championnat
national. La participation des Kényans a un moment
été remise en question en raison du manque de fonds
pour financer son voyage. Le gouvernement a dû intervenir
pour permettre au public kényan de voir l'équipe
nationale évoluer parmi l'élite du continent. |
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| Groupe
C |
| Cameroun,
Egypte, Algérie, Zimbabwe |
Tenant
du titre lors des deux dernières éditions, le Cameroun
est le favori incontestable du groupe C. Avec un
effectif qui comprend Samuel Eto'o, Salomon Olembe,
Njitap Geremi, les Lions indomptables ne
devraient pas avoir de problèmes à s'imposer. L'Allemand
Winfried Schafer, le directeur technique de la sélection
camerounaise, a entrepris des changements majeurs
au sein de l'équipe. Des nouvelles figures comme
Eric Djemba Djemba, Idriss Kameni, Mohammadou Idrissou,
Vallery Mezague et Modeste Mbami, qui ont conduit
le Cameroun à la 2e place de la Coupe des confédérations,
seront présents en Tunisie.
La course au second
ticket qualificatif pour les quarts de finales sera
très serrée entre l'Egypte, l'Algérie et la Zimbabwe.
Les Pharaons, bien préparés, seront présents
avec un effectif au complet. L'Egypte espère faire
mieux que lors de la CAN 2002 au Mali, où elle a
terminé quart de finaliste (voir article sur l'Egypte).
C'est avec une équipe
renouvelée que Rabeh Saadane, le directeur technique
national de l'Algérie, disputera cette CAN. Ce dernier
a profité du nouveau règlement de la FIFA, qui permet
aux joueurs bi-nationaux de porter le maillot de
leurs pays d'origine, en faisant appel au trio Yahia
Anthar (Bastia/Fra), Abdelnacer Ouadah (Ajaccio/Fra)
et Samir Beloufa (Mouscron/Bel). Lesquels
ont évolué au sein des équipes espoirs de France.
En plus de ce trio, Saadane a fait appel à 10 joueurs
évoluant à l'étranger. Il est vrai que la mission
des Fennecs pour accéder au second tour sera
plutôt difficile. Mais les coéquipiers de Djamal
Belmadi sont prêts à relever le défi. Il ne faut
pas pour autant négliger le Zimbabwe, l'équipe théoriquement
la moins forte du groupe. Même si c'est pour elle
sa première participation en CAN, elle est bien
capable de réaliser la surprise. Ou au moins jouer
les trouble-fêtes pour l'Egypte ou l'Algérie. |
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| Groupe
D |
| Nigeria,
Afrique du Sud, Maroc, Bénin |
L'honneur
va au Nigeria qui se présente comme l'un des grands
classiques pour le titre de la compétition. Pas
étonnant pour cette équipe, qui comprend des joueurs
de grand calibre comme Jay Jay Okocha, Nwankwo Kanu
et Julius Agahwa. C'est une formation très solide,
mais il lui manque cependant vélocité et rigueur.
L'Afrique du Sud, qui
participe à sa 5e CAN, sera diminuée par l'absence
de plusieurs de ses vedettes comme Benndict Mc Carthy
(FC Porto, Por), buteur de la CAN 1998, Shun
Bartlet (Charlton), actuel buteur de l'équipe,
le milieu de Manchester United (Ang) Quintone
Fortune, la capitaine de l'équipe, Lucas Radebe
(Leeds, Ang) et le défenseur expérimenté
de l'équipe Mark Fish (Charlton). Tous ont
manqué à l'appel et sont restés avec leur clubs
européens respectifs. Ces nombreuses absences limiteront
ses ambitions à une qualification au second tour.
Celui qui profitera
de ces absences sera le Maroc, rival de l'Afrique
du Sud, pour le second billet qualificatif du second
tour. La sélection marocaine en pleine reconstitution
peut ainsi rêver d'une place en quarts de finales,
jamais obtenue depuis la C1998. Des nouvelles figures
marocaines intégreront les rangs des Lions de
l'Atlas. La liste des 22 participants à la CAN
est en effet riche en surprises. Adil Ramzi, Hicham
Boucherouanne, Boucheib Lombarki et Hicham Zarouali
ne sont pas retenus par Badou Zaki, le directeur
technique. Mais de nouveaux joueurs seront présents,
comme Yaccoubi Moha (Osasouna, Esp), Marouane
Chawakh (Bordeaux, Fra), Youssef Hadji (Bastia,
Fra), frère du légendaire Moustapha Hadji, meilleur
joueur d'Afrique en 1998, et Jawad Zairi (Sochaux,
Fra). Ce groupe aura comme capitaine de l'équipe
Nourredine Naybet, l'excellent défenseur du Deportivo
La Corogne (Esp).
Quant au Bénin, qui
participe à la CAN pour la première fois de son
histoire, ses chances face aux grandes nations précédentes
semblent extrêmement réduites. |
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