Après
les changements intervenus au sein de l'équipe, la formation
égyptienne sera très attendue pour cette première rencontre
officielle. Car la saison dernière, le club a beaucoup
déçu ses supporters. Après avoir été sacré champion
d'Egypte en 2002, Ismaïli n'a terminé cette année
qu'à la 3e place du championnat et n'est pas parvenu
à remporter la finale de la Coupe d'Egypte. « La
saison dernière a été très mauvaise. Mais on va se rattraper.
Les supporters seront rassurés dès la compétition africaine »,
confie Khamis Gaafar, le milieu international de l'équipe.
Placé dans
le groupe A, avec l'ASEC (C-Iv), Simba
(Tan) et Enyimba (Nig), les Derviches
ont toutes les chances de se qualifier pour le tour
suivant aux côtés des Ivoiriens, les deux autres concurrents
ayant un niveau de jeu inférieur. Le tirage au sort,
plutôt favorable à l'équipe, a aussi épargné aux Derviches
une confrontation contre les puissantes formations,
telles l'Espérance de Tunis (Tunisie) ou encore
le Canon de Yaoundé (Cameroun), du groupe B.
Les Egyptiens
bénéficient de plus d'un calendrier plutôt complaisant,
lui épargnant trop de pressions. Ismaïli commence
en effet par disputer sa plus difficile rencontre contre
l'ASEC. Et même si l'équipe s'incline à Abidjan,
elle aura l'occasion de se rattraper lors des 5 prochaines
journées. « Il est évident que nous sommes placés
dans le groupe le plus facile. Mais il ne faut pas pour
autant prendre la situation à la légère. Tout peut arriver
sur le terrain ... », explique Khamis
Gaafar.
Conscient
de l'importance de la rencontre de ce début de saison,
Ismaïli a maintenu un stage de préparation de
deux semaines à Alexandrie. Le nouveau directeur technique
de l'équipe, Theo Bucker, aux commandes depuis seulement
3 semaines, a profité de cette période pour se familiariser
avec ses éléments. Son arrivée coïncide avec l'objectif
des dirigeants du club de redresser la barre. Avec l'Ittihad
d'Alexandrie, de 1993 à 1996, ses performances ont
été excellentes. Il a permis à ce club de terminer deux
fois 3e du championnat et une fois en 4e place. Un coup
de maître, surtout si l'on sait qu'Ittihad était
alors au bord de la relégation.
Le nouveau
technicien d'Ismaïli est donc prié de renouveler
ces performances, d'autant que d'importants moyens sont
mis à sa disposition. Une équipe motivée pleine de talents
tels que les internationaux Khamis Gaafar, Emad Al-Nahas,
Amr Fahim et Sayed Moawad, de même que les joueurs olympiques
Mohamad Mohsen Abou-Greicha, Mohamad Sobhi et Mohamad
Abdallah, et l'espoir égyptien Ahmad Fathi, membre des
sélections juniors, olympiques et nationale. A quoi
s'ajoutent trois nouvelles recrues, à savoir Mohamad
Abdel-Sattar, le latéral gauche de Masri, le
Guinéen Lanfia Jiabaté, et le défenseur de Goldi,
Moatassem Salem. Un effectif propre à satisfaire tout
entraîneur.
Le talon
d'Achille de l'équipe est bien son manque d'attaquants.
Après le départ des deux titulaires Abdel-Hamid Bassiouni
et Mohamad Salah Abou-Greicha, il ne reste que le jeune
Mohamad Mohsen Abou-Greicha et le Malien Abdel-Rahmane
Traoré. Pour l'équipe qui porte les espoirs des Egyptiens
de conserver le trophée pour la troisième année consécutive
après les victoires d’Ahli (2001) et Zamalek
(2002), l'épreuve de samedi sera rude. |