Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Le monde en bref

 

La Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde
en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Les analyses
de Heykal
Portrait
Littérature
Arts
Société
Sport
Escapades
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine
Politique . Pascal Drouhaud, responsable du dossier international au sein de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP) (parti au pouvoir) fait le point sur la politique de son parti concernant les questions proche-orientale et iraqienne.
« L'Europe est un pôle d'influence au même titre
que les Etats-Unis
 »
Paris,
De notre correspondant —

Al-Ahram Hebdo : Quels sont les fondements de votre politique étrangère ?

Pascal Drouhaud : Il faut comprendre que la diplomatie française s'appuie sur des principes généraux dont la responsabilité collective. C'est la condition de la légitimité d'une action internationale dans la durée. Cela veut dire que la France inscrit son action dans le respect mutuel et dans l'idée que la stabilité internationale est d'autant plus renforcée que le respect des pôles d'influence est divers et établi. L'Europe doit s'ériger en pôle d'influence. Dans l'UMP nous ne parlons pas de l'Europe puissance, mais d'une Europe pôle d'influence, l'Europe existe sur la scène internationale en tant que pôle politique écouté, en tant que pôle émergent en matière de défense et de politique étrangère commune. C'est très important pour la situation au Proche-Orient. L'Europe est un pôle d'influence au même titre que la Russie, les Etats-Unis et la Chine. Nous inscrivons notre position dans cette logique.

— Quelle est votre approche pour ce qui est du règlement du conflit au Proche-Orient ?

— Notre position est très simple. Nous considérons qu'il y a trois bonnes nouvelles. Premièrement, le fait que toutes les parties, notamment en Palestine et en Israël, ont accepté la Feuille de route. Deuxièmement, il y a un réengagement américain pour essayer de trouver un cadre de paix et de sécurité dans le cadre du conflit israélo-palestinien. Troisièmement, l'accord entre Israéliens et Palestiniens pour un retrait progressif accompagné d'une acceptation d'un Etat palestinien d'ici 2005. Outre ces nouvelles, la France considère qu'il faut aller plus loin en intégrant et en sensibilisant des pays comme la Syrie et le Liban ; elle considère aussi que l'Egypte a un rôle essentiel au Proche et Moyen-Orient. Il faut également convoquer et organiser une conférence internationale qui posera les conditions d'une paix durable au Proche-Orient. Cette conférence doit poser les conditions d'une élection rapide dans les territoires palestiniens qui sont une condition à la création de l'Etat palestinien.

Il faut d'abord commencer par des élections législatives et locales pour déterminer les bases d'un Etat palestinien. Celles-là doivent déboucher sur des élections d'un exécutif.

— Il existe plusieurs tentatives américaines et israéliennes pour isoler le président Yasser Arafat. Qu'en pensez-vous ?

— Pour la France, il y a un président de l'Autorité palestinienne qui est Yasser Arafat, il y a un premier ministre et il y a un chef du conseil législatif. Mais, pour nous, M. Arafat est un acteur incontournable. La position de la France et de l'UMP est celle des principes de base : tous ceux qui peuvent contribuer à la stabilité de la paix au Proche-Orient et définir les conditions indispensables pour parvenir à la création de cet Etat palestinien sont les bienvenus. Nous considérons que M. Arafat est le chef de l'Autorité palestinienne et qu'à ses côtés, il y a le chef du gouvernement Mahmoud Abbass avec qui il peut dialoguer. Ce n'est pas une affaire de personnes, il s'agit d'un respect des principes. La France souhaite sensibiliser et mobiliser les Européens et contribuer à rechercher les meilleures voies garantissant le chemin vers la paix et la sécurité de toutes les parties.

— Comment évaluez-vous la situation en Iraq ?

— Il y a une évidence, la sécurité n'est pas établie, la solution est d'ordre politique. La France a salué la création d'un conseil de gouvernement provisoire qui doit rassembler toutes les parties concernées et illustrer la diversité de la société iraqienne. La France a la volonté de contribuer à la restauration de la souveraineté de l'Iraq. Ce qui signifie qu'il faut accélérer le processus politique avec des échéances fixes et des élections qui auront pour but d'avoir un gouvernement légitime. Pour la France, l'idéal serait une transition politique sous la responsabilité de l'Onu qui est elle-même fondée sur la légitimité internationale.

— Quelle lecture faites-vous de la résolution 1 483 ?

— Nous constatons simplement que cette résolution dite 1 483 organise certes l'occupation, mais elle n'a pas prévu une force de paix de l'Onu. Là aussi nous essayons d'expliquer à nos amis américains que la sortie de la crise doit passer par un retour dans le jeu de l'Onu. La France tient à ce que le meilleur chemin pour une reconstruction de l'Iraq soit une lutte contre la précarité sociale qui a marqué l'Iraq. Les Iraqiens doivent comprendre que l'Iraq de demain sera meilleur, facteur de stabilité dans la région.

Propos recueillis par
Khaled Saad Zaghloul

Retour au sommaire
 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631