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Football
. Les clubs n'ont pas lésiné sur les recrutements, réalisant
parfois des transferts peu opportuns. Gros plan sur
les grands transferts de la saison.
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La
grande valse |
Jamais
les clubs égyptiens n'ont réalisé autant de transferts
que pour cette saison 2003-2004. Un phénomène nouveau,
quand on sait que les recrutements étaient auparavant,
et en raison des financements qu'ils impliquent, surtout
réservés aux clubs de tête de classement comme Ahli,
Zamalek et Ismaïli. Avec l'entrée en scène
de petits clubs très riches, comme Enppi, Haras
Al-Hodoud ou encore Ittihad d'Alexandrie,
la tendance s'est aujourd'hui inversée.
Ces
deux derniers clubs se sont particulièrement distingués
en recrutant 15 joueurs (9 pour Haras Al-Hodoud et 6
pour Ittihad d'Alex.), tandis qu'Ahli,
Zamalek et Ismaïli n'ont recruté que 8
joueurs seulement(2 pour Ahli, 3 pour Zamalek,
et 3 pour Ismaïli). Après avoir ces deux dernières
saisons échappé de peu à la relégation en D2, la nouvelle
administration d'Ittihad d'Alexandrie, dont le
président est l'homme d'affaires Effat Al-Sadate, a
également décidé de renouveler son effectif. L'objectif
étant de rééditer les exploits des années 1970. Le club
a du coup recruté 6 joueurs, dont les plus connus sont
Nader Al-Sayed, le gardien de but de la sélection égyptienne
et ex-gardien de Zamalek et du club grec Akratitos,
Walid Salaheddine, le capitaine d'Ahli, et Samir
Kammouna, défenseur de cette même équipe. Le seul transfert
de Walid Salaheddine a coûté au club la bagatelle de
1 000 000 de L.E.
Malgré
la réputation de ces trois joueurs, la question de l'opportunité
de ce recrutement demeure. Car mis à part Nader Al-Sayed,
les deux autres sont depuis longtemps à l'écart des
terrains. Walid Salaheddine n'a joué la saison dernière
que 6 matchs en tant que remplaçant. Quant à Samir Kammouna,
il n'a disputé que deux rencontres avec Ahli
sur la même période. Ces 3 joueurs ont par ailleurs
dépassé la trentaine, Walid Salaheddine ayant même 33
ans. Ces recrutements semblent donc avoir un aspect
plus médiatique que technique. « Je n'ai pas
joué depuis longtemps. Mais avec les entraînements et
les matchs à venir, je retrouverai facilement la forme »,
affirme Walid Salaheddine.
Mohamad
Omar, le directeur d'Ittihad d'Alexandrie, défend
pourtant ses recrutements, et estime que la présence
de ces trois joueurs sur le terrain apportera du poids
à l'équipe. Pour Haras Al-Hodoud, le second représentant
d'Alexandrie dans le championnat, les recrutements ont
aussi été nombreux. Classé 5e du championnat la saison
dernière, l'équipe cherche à confirmer sa puissance.
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Attaquants
en surnombre
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Le
club Haras Al-Hodoud, qui dépend de l'armée,
a recruté 9 joueurs : le gardien Ahmad Fawzi (Ahli),
les défenseurs Aymane Ramadan (Ismaïli), Mohamad
Al-Etrawi (Ghazl Al-Mahalla), le milieu Mohamad Kammouna
(Zamalek) et les attaquants Mohamad Salah Abou-Greicha,
Abdel-Hamid Bassiouni (Ismaïli), Mohamad Farouq
(Ahli), Aboul-Einein Chéhata (Goldi) et
Hassan Moussa (Masri). Un recrutement massif
mais bien pensé, puisque la vedette de la sélection
olympique Mohamad Al-Etrawi est un joueur polyvalent
capable d'évoluer en défense comme en milieu de terrain.
Mais le plus remarquable est le nombre d'attaquants
qui compose désormais l'équipe. Avec Samuel Tira, ils
sont maintenant six. Ce qui risque de créer des problèmes
au cadre technique puisque seulement deux seront retenus
pour aller sur le terrain. « Le nombre de vedettes
dans mon équipe ne me pose pas de problème. Il me donne
au contraire l'occasion de doubler les postes »,
explique Helmi Toulane, directeur technique de Haras
Al-Hodoud.
Enppi,
l'outsider de la saison dernière, a concentré ses recrutements
sur les juniors. Quatre joueurs de cette sélection,
récemment sacrée championne d'Afrique, ont intégré l'équipe :
Amr Zaki, l'attaquant de Mansoura, Mohamad Abdel-Wahab,
le milieu d'Aluminium, et le duo de Dina,
le libero Morsi Abdel-Latif et l'attaquant Ahmad Wahid.
Enppi a également recruté l'attaquant d'Ahli,
Ali Maher et le latéral droit de Baladiyet Al-Mahalla,
Talha Ragheb. En tout, ce sont donc 6 joueurs de qualité
qui viennent renforcer les rangs de l'équipe pour le
prochain championnat.
Les
recrutements de ces trois clubs et ceux des autres comme
Baladiyet Al-Mahalla (6 joueurs), Tersana
(4 joueurs), Ismaïli (3 joueurs) et Masri
(2 joueurs), laisse penser que le championnat sera cette
année d'un niveau jamais égalé. Les fans de foot attendent
les résultats. Aux joueurs de les satisfaire.
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| Mohamad
Mosselhi |
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« L'Ittihad
possède de nombreux atouts » |
| Après
plus de 5 saisons passées en Europe, le gardien de but
Nader Al-Sayed vient de signer un contrat de 3 ans avec
Ittihad d'Alexandrie. |
Al-Ahram
Hebdo : A 31 ans, vous avez laissé tomber votre
carrière en Europe pour signer avec l'Ittihad d'Alexandrie.
Pourquoi ?
Nader
Al-Sayed : C'est une nouvelle étape de ma carrière.
Un nouveau défi que je cherche à relever. En Egypte,
un joueur est considéré comme professionnel à partir
du moment où il évolue en Europe. Mais je sais que je
suis professionnel même si je joue ici, et je ferai
tout pour être utile à mon nouveau club.
— Vous
avez reçu différentes propositions. Pourquoi avoir choisi
l'Ittihad d'Alexandrie ?
— J'ai
aussi été contacté par Haras Al-Hodoud et Enppi.
Ahli m'a aussi laissé entendre qu'il était intéressé.
Mais pour se décider, il faut évaluer la réputation
du club et se pencher sur les facteurs financiers et
techniques. Pour moi, l'Ittihad était le plus
intéressant. C'est le premier club d'Alexandrie. C'est
un peu Ahli ou Zamalek de la ville. Par
ailleurs, ce club a recruté de nombreux joueurs qui
contribueront aux bons résultats à venir de l'équipe.
— Mais
le club échappe de peu à la relégation en D2 depuis
3 saisons ...
— Cette
saison sera différente. L'équipe possède de nombreux
atouts, avec entre autres un entraîneur compétent, Mohamad
Omar, et des joueurs comme Walid Salaheddine ou Samir
Kammouna. Je tenterai moi-même d'avoir un rôle important
dans les performances de l'équipe.
— En
signant à l'Ittihad, vous rejoignez aussi vos
deux amis Walid Salaheddine et Samir Kammouna ...
— Ce
sont mes amis depuis qu'on était ensemble en équipe
olympique. Je suis ravi de les retrouver. Je pense que
pour Walid cette expérience à l'Ittihad le remettra
sur les bons rails. Avant d'être recruté dans ce club,
il pensait mettre un terme à sa carrière. C'est un joueur
technique talentueux, ce qui est une force pour n'importe
quelle équipe. Il est encore jeune et a beaucoup à donner.
— Quel
est votre pronostic pour l'Ittihad ?
— Les
pronostics ne sont pas mon fort. Chacun doit accomplir
son devoir sans penser aux résultats. Mais si on travaille
bien, je ne vois pas pourquoi notre performance serait
mauvaise.
— En
intégrant l'Ittihad, ne risquez-vous pas de perdre
votre place en sélection, faute de faire partie d'Ahli
ou de Zamalek ?
— Vous
savez, depuis le temps que je suis dans le foot, on
me connaît. En intégrant tel ou tel club, je reste le
même Nader qu'on connaît.
— L'Ittihad
pourrait-il être un tremplin pour rejoindre un grand
club européen ?
— Je
suis actuellement sous contrat avec ce club pendant
3 ans. A l'issue de cette période, on verra bien ce
qui se passera. A la fin de ce contrat, je suis disposé
à intégrer n'importe quel club, même un club indien !
Evoluer à l'étranger permet d'acquérir de l'expérience.
Ce qui est positif pour les performances.
— Comment
s'est déroulé votre séjour en Grèce, au sein du club
Akratitos ?
— L'expérience
a été bonne bien que le championnat grec ne soit pas
aussi performant que celui de Belgique (ndlr :
Nader Al-Sayed a également joué avec Bruges de
1998 à 2002). Le championnat belge est beaucoup plus
organisé et structuré.
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Propos
recueillis par Amr Moheb |
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