| Seuls
10 000 bacheliers devraient, selon le ministère de l'Enseignement
supérieur, intégrer à la rentrée l'une des six universités
égyptiennes privées. Ceci veut dire que le ministère a imposé
une fois de plus davantage de restrictions et de conditions
d'admission à ces universités. Et ce, malgré les déclarations
du ministre qui ne cesse de répéter que son ministère les
soutient.
Le ministre a
fixé ce chiffre conformément aux capacités d'accueil de ces
universités. Si celles-ci ne peuvent accueillir que 10 000
étudiants, on ne peut donc s'empêcher de se demander pourquoi
ne pas leur demander d'accroître leurs capacités afin d'accueillir
un plus grand nombre, et par conséquent alléger le fardeau
qu'assument les universités publiques ? Sans oublier
que le ministère a refusé d'autoriser la création de nouvelles
universités privées pour que leur nombre soit proportionnel
à celui des bacheliers.
D'autre part,
les parents et les étudiants ont le droit de savoir pourquoi
le nombre de bacheliers admis dans ces universités a été plus
élevé l'année dernière et pourquoi il a chuté cette année.
Est-ce que ceci est dû à une baisse de la qualité de l'enseignement
dans ces universités ? Si ceci est le cas, qu'a donc
fait le ministère et les conseillers du ministre chargés de
suivre chacune des 4 universités privées opérant dans le pays ?
La décision de
baisser le nombre d'étudiants admis dans les universités privées
soulèvera beaucoup de problèmes. L'un des plus importants
sera sans doute que le nombre de candidats à ces universités
dépassera de loin celui fixé par le ministère. Ce dernier
ne trouvera d'autres issues que de créer un bureau d'admission
à l'instar de celui des universités publiques qui donne la
priorité à ceux qui ont obtenu le pourcentage le plus élevé.
Et ainsi, ces universités s'éloigneront de l'un des plus importants
objectifs de leur création.
Le ministère
a été négligeant sur cette question qui est l'une de ses missions
essentielles. A savoir celle de suivre le développement de
ces universités afin qu'elles puissent élargir leur rôle et
réaliser leurs objectifs. Ou bien il aurait fallu qu'il accepte
les demandes sérieuses de créer de nouvelles universités.
Il est inadmissible que 7 ans après leur création, ces universités
privées ne puissent admettre que 10 000 étudiants qui
ne représentent que 3 % du total de bacheliers cette
année.
La décision du
ministre de diminuer le nombre d'étudiants admis dans ces
universités a déçu des milliers de familles qui souhaitaient
voir leur progéniture rejoindre les facultés qui correspondent
à leurs capacités. Notamment qu'ils avaient obtenu le total
de points fixés par le ministère lui-même. La décision du
ministre a remis les parents à nouveau dans le tourbillon
de recherche de places pour leurs enfants dans des université
étrangères ou arabes.
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