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Pour un essor des universités privées
Par Ibrahim Nafie

Ibrahim Nafie Seuls 10 000 bacheliers devraient, selon le ministère de l'Enseignement supérieur, intégrer à la rentrée l'une des six universités égyptiennes privées. Ceci veut dire que le ministère a imposé une fois de plus davantage de restrictions et de conditions d'admission à ces universités. Et ce, malgré les déclarations du ministre qui ne cesse de répéter que son ministère les soutient.

Le ministre a fixé ce chiffre conformément aux capacités d'accueil de ces universités. Si celles-ci ne peuvent accueillir que 10 000 étudiants, on ne peut donc s'empêcher de se demander pourquoi ne pas leur demander d'accroître leurs capacités afin d'accueillir un plus grand nombre, et par conséquent alléger le fardeau qu'assument les universités publiques ? Sans oublier que le ministère a refusé d'autoriser la création de nouvelles universités privées pour que leur nombre soit proportionnel à celui des bacheliers.

D'autre part, les parents et les étudiants ont le droit de savoir pourquoi le nombre de bacheliers admis dans ces universités a été plus élevé l'année dernière et pourquoi il a chuté cette année. Est-ce que ceci est dû à une baisse de la qualité de l'enseignement dans ces universités ? Si ceci est le cas, qu'a donc fait le ministère et les conseillers du ministre chargés de suivre chacune des 4 universités privées opérant dans le pays ?

La décision de baisser le nombre d'étudiants admis dans les universités privées soulèvera beaucoup de problèmes. L'un des plus importants sera sans doute que le nombre de candidats à ces universités dépassera de loin celui fixé par le ministère. Ce dernier ne trouvera d'autres issues que de créer un bureau d'admission à l'instar de celui des universités publiques qui donne la priorité à ceux qui ont obtenu le pourcentage le plus élevé. Et ainsi, ces universités s'éloigneront de l'un des plus importants objectifs de leur création.

Le ministère a été négligeant sur cette question qui est l'une de ses missions essentielles. A savoir celle de suivre le développement de ces universités afin qu'elles puissent élargir leur rôle et réaliser leurs objectifs. Ou bien il aurait fallu qu'il accepte les demandes sérieuses de créer de nouvelles universités. Il est inadmissible que 7 ans après leur création, ces universités privées ne puissent admettre que 10 000 étudiants qui ne représentent que 3 % du total de bacheliers cette année.

La décision du ministre de diminuer le nombre d'étudiants admis dans ces universités a déçu des milliers de familles qui souhaitaient voir leur progéniture rejoindre les facultés qui correspondent à leurs capacités. Notamment qu'ils avaient obtenu le total de points fixés par le ministère lui-même. La décision du ministre a remis les parents à nouveau dans le tourbillon de recherche de places pour leurs enfants dans des université étrangères ou arabes.

 

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