| Décidément,
les stars italiennes de la musique se succèdent au pied des
pyramides. Après le chef d'orchestre Riccardo Muti, qui avait
dirigé un grand concert symphonique en juillet, voici maintenant
la supervedette du chant, Andrea Bocelli, qui se produit ce
mercredi au théâtre Son et Lumière, dans le cadre du neuvième
Festival international de la chanson du Caire organisé sous
le patronage du ministère du Tourisme.
Est-il
encore nécessaire de le présenter ? Ses disques sont
depuis plusieurs années au top des hit-parades européens.
Ses tournées, notamment avec Luciano Pavarotti, ont aussi
grandement contribué à établir sa réputation. Sa voix se prête
aussi bien à la chanson qu'à l'opéra, ce qui lui permet de
perpétuer la tradition des grands ténors italiens, qui à travers
leur succès dans les chansons populaires réussissent à attirer
leurs fans vers l'opéra.
Andrea
Bocelli sera accompagné par l’Orchestre symphonique du Caire,
placé sous la direction de Marcello Rota. Depuis 1980, après
avoir obtenu le 2e prix au concours « Jeunes Chefs
d'Orchestre de la RAI », Marcello Rota a dirigé les
plus importants orchestres symphoniques italiens, ainsi que
des orchestres réputés tels que le Royal Philharmonique de
Moscou. Il a accompagné de grands solistes tels que M. Rostropovich,
J. P. Rampal, Cecilia Gasdia, ou encore Katia Ricciarelli.
Sa participation au concert du 22e Congrès eucharistique à
Bologne en présence de S.S. Jean-Paul II reste encore gravée
dans les mémoires.
Aux
côtés d'Andrea Bocelli, on pourra entendre la jeune soprano
Maria Luigia Borsi, premier prix du concours de San Remo en
2002. Elle a chanté La Traviata au cours d'une tournée
de la Scala de Milan sous la direction de Riccardo
Muti. Elle se produit d'ailleurs régulièrement avec Andrea
Bocelli.
Ce
dernier sera également entouré de la jeune violoniste anglaise
Ruth Rogers, qui détient de nombreux prix internationaux.
Elle a étudié avec des maîtres réputés (Ida Haendel, Ruggiero
Ricci et Shlomo Mintz) et s'est produite plusieurs fois en
soliste dans des concertos de Tchaïkovski, Barber, Saint-Saëns,
Sibelius, Haydn, Bach et Vivaldi.
Malgré
les prix exorbitants des billets (de 600 L.E. à 2 000
L.E.), la majorité des 3 500 billets a été vendue. On
ne peut que se réjouir de la popularité grandissante du site
des pyramides auprès de certaines vedettes internationales.
Cependant, une question reste encore sans réponse : comment
se fait-il que l'Egypte, qui dispose du site archéologique
le plus connu au monde, offrant un cadre idéal pour des grandes
manifestations artistiques, n'ait pas encore été capable (à
l'instar du Liban par exemple avec ses festivals de Baalbeck
et de Beiteddine) d'organiser un vrai festival international
annuel ? Espérons que cette question pourra être éludée
dans un avenir pas trop lointain. |