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La vie mondaine
Politique . Une de nos lectrices s'interroge sur le rôle que devra jouer à l'avenir l'organisation des Nations-Unies pour tenter de maintenir la paix mondiale.
Quel rôle pour les Nations-Unies ?

Parmi de nombreux débats sur l’avenir de la paix mondiale, il en est un en particulier qui mérité d’être mentionné. Il s’agit de celui qui porte sur le rôle que l’Organisation des Nations-Unies va jouer pour instaurer et maintenir la paix d’une façon encore plus efficace que par le passé. La fin de la guerre froide entre les deux superpuissances a permis de réduire le fossé entre leurs conceptions politiques autrefois divergentes. Le résultat sera une réduction de l’utilisation du droit de veto au Conseil de sécurité, et semble-t-il une prise de décision plus unie sur la manière dont les problèmes devraient être résolus. Cela pourrait ouvrir de nouvelles perspectives sur l’avenir du Conseil de sécurité. Le seul obstacle potentiel concerne l’attitude de la Chine. Toutefois, si l’on considère la situation économique et les problèmes politiques extrêmement compliqués dans lesquels ce pays se trouve, il ne devrait pas être trop difficile de le convaincre des avantages d’un tel accord.

A l’horizon du XXIe siècle, la question reste posée et devient même d’actualité. Est-ce que les Nations-Unies, compte tenu de leur nouveau rôle, qui combine des pouvoirs législatifs et exécutifs, seront réellement capables d’atteindre et de faire respecter une paix globale ?

Je vous prie de m’excuser si cela peut paraître particulièrement pessimiste, mais ma réponse est « NON ». La paix mondiale ne dépend pas uniquement des relations entre les superpuissances. Il s’agit d’un problème complexe et difficile dont les racines se trouvent entremêlées avec les philosophies politiques et les comportements moraux des nations de la planète. En outre, les disparités économiques et l’élargissement du fossé entre les nations riches et les autres vont certainement, à l’avenir, jouer un rôle important dans le déroulement des événements mondiaux.

A moins que l’on accepte et que l’on fasse respecter le principe de justice absolue dans les relations économiques, et que les pratiques commerciales injustes et déloyales qui exploitent les nations les plus pauvres soient éliminées par tous les membres des Nations-Unies, aucune forme de paix ne pourra être garantie ni envisagée pour notre planète.

Il est nécessaire de mettre en place des mesures pour empêcher les gouvernements d’être cruels envers leurs propres citoyens. Un instrument doit être mis à la disposition des Nations-Unies pour combattre une injustice lorsqu’elle est commise. Tant que cela n’existera pas, on ne pourra pas rêver de paix mondiale. Si, en fin de compte, la politique pratiquée par les Nations-Unies n’est pas basée sur le principe de la justice absolue, et que les règles appliquées diffèrent selon les nations, il est probable que cette augmentation du pouvoir d’ingérence dans les affaires internes d’un pays se révélera plus néfaste que bénéfique. Il est donc clair que cette question réclame une étude complète, réfléchie et détachée.

Avec le nouvel équilibre des forces, les Nations-Unies ne seront-elles pas, en pratique, dirigées par les superpuissances ? Et dans ces conditions, quelles chances auront les nations plus faibles d’échapper au sort inévitable des animaux traqués par les chasseurs ? L’Organisation des Nations-Unies telle qu’elle existe aujourd’hui ne cesse de prouver qu’il s’agit en réalité d’une organisation dont l’objectif n’est pas d’établir la justice, mais de faire appliquer la politique de la nation qui possède les moyens de pression les plus importants. Au cours des événements récents, il est clair que le concept de justice n’a jamais joué le moindre rôle dans le mécanisme de décision des Nations-Unies, et la structure actuelle ne leur permettra pas de jouer un rôle constructif à l’avenir.

Aujourd’hui, le monde tourne les yeux vers les Nations-Unies et le Conseil de sécurité avec l’espoir qu’ils pourront acquérir un rôle nouveau, plus actif et utile, qui leur permettra de résoudre les disputes et les problèmes internationaux, et faire ainsi de notre monde un lieu plus sûr et pacifique.

On peut se demander avec beaucoup de tristesse combien de temps les membres de cette organisation continueront à détourner leur regard et refuseront d’admettre les dangers qui sont inhérents à la manière dont les affaires des nations sont conduites. La paix mondiale est liée à cet espoir très faible qu’un jour, la justice vaincra et sera faite.

Evelyne Marchand,
France.



Une chaîne de radio privée,
pourquoi pas ?

Une première dans son genre, la nouvelle station radio Nogoum FM (Stars FM) a sollicité beaucoup de débats. Ce que l'Hebdo a relevé dans l'article Polémiques sur les ondes publié dans le numéro 461. Certains s'opposent ainsi à cette nouvelle fréquence. Pourtant, elle attire beaucoup d’auditeurs, dont la majorité n’ont jamais écouté la radio égyptienne. Je ne comprends pas pourquoi les responsables attaquent la diffusion de telles chaînes. La radio ne doit pas être exclusivement publique. Ceux qui attaquent cette nouvelle chaîne craignent certainement la concurrence. Surtout que rares sont les jeunes qui écoutent la radio égyptienne. Ses chaînes sont monotones, les programmes sont les mêmes depuis trop longtemps, aucune innovation.

Je crois qu’une telle fréquence aidera à ameliorer le niveau de la radio. Actuellement, on écoute cette chaîne presque dans tous les transports en commun, et on n'est plus obligé de subir les goûts du chauffeur, chansons populaires ou de type bizarre.

Ceux qui travaillent dans le domaine de la chanson et des cassettes sont contre cette chaîne, soi-disant parce qu’elle affecte leur travail et leur gain. Pourquoi ces messieurs ne pensent-ils pas aux prix exagérés des albums cassettes et des CD ? Ils accusent cette fréquence d’avoir diffusé de nouvelles chansons qui ne sont pas encore sur le marché. Mais où est le problème ? On peut aujourd'hui télécharger, à partir d'Internet, tous les nouveaux tubes sans les acheter. Pourquoi donc attaquer Stars FM ?

Salma Mohsein,
Le Caire.



L’islam ne s'est pas étendu
par la force

Le Coran exige que l’invitation à l’islam se fasse par la sagesse. Allah dit « Nulle contrainte en religion », ou encore « Par la sagesse et la bonne exhortation appelle les gens sur le sentier de ton Seigneur ». Si nous regardons l’histoire et la réalité, nous verrons que l’islam prend son chemin en suivant ses « ayates » claires, et voici les preuves :

Lorsque le prophète était à La Mecque, et lorsqu'il commença seul son invitation, il n’avait ni arme ni argent. Un groupe d'hommes prestigieux comme Abou-Bakr, Osmane, Talha, Zobir, puis Omar et Hamza se convertirent. Est–ce qu’on peut dire qu’ils embrassèrent la nouvelle religion par la force ?

Plus tard, les croisés vinrent à l’est pour éradiquer l’islam. Beaucoup de ces apostats se convertirent et combattirent aux côtés des musulmans. On explique d'ailleurs que les mœurs de Salaheddine Al-Ayyoubi, roi d’Egypte et de Syrie, avaient un effet magique sur les croisés. Il était tolérant et amena beaucoup de chevaliers apostats à l'islam. Est–ce qu’on peut dire que l’islam étendit son emprise sur les croisés par la force ?

Au VIIe siècle de l'Hégire, les Mongols attaquèrent la côte-est du monde islamique. Ils détruisirent les palais et les mosquées, brûlèrent les livres, tuèrent les savants, assassinèrent le calife et sa famille et éradiquèrent le califat abbasside. Mais bientôt l’islam attira la plupart de ces conquérants, et les fit embrasser la religion qu’ils avaient pourtant attaquée. Est–ce qu’on peut dire que l’islam s’étendit parmi les Mongols par la force ?

Il y a une idée très importante que le lecteur doit comprendre : il n’y a pas de relation entre l'extension de l’islam et les guerres des musulmans avec les Perses et les Romains.

D'après Roland Oliver, l’islam ne prenait son chemin derrière le désert — entre les berbères — qu’après la dissolution de son grand Etat à l’ouest. Ses moyens en étaient la culture, la pensée et l’invitation.

L’islam s’étend aussi fortement en Indonésie, en Malaisie, et en Afrique, sans utiliser la force dans ces pays.

Wael Fathi,
Assiout.

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Le désir n'a pas d'âge

La femme égyptienne est une excellente mère et une bonne employée, mais elle est une mauvaise épouse. En effet, la femme détruit son bonheur par le silence et la timidité devant son mari. Après la quarantaine, la femme croit qu’elle devient une femme âgée et qu'elle doit arrêter immédiatement sa relation avec son époux, car à ses yeux, c’est un grand péché à cet age !

Résultat, certains époux cherchent une autre femme. Quelque fois, cet homme redevient “un adolescent” qui cherche des relations avec des jeunes filles, posant beaucoup de problèmes dans la vie des couples et de leurs familles.

Dans la plupart des cas , l'issue n'est pas bonne. Pourquoi la société arabe refuse cette relation entre les maris après l’age de 40 ans ? L’amour conjugale est pourtant une dualité : la partie spirituelle, par le respect entre les époux. Mais aussi dans la partie physique, pour compléter le confort de l’homme et pour son bonheur.

Je crois que la femme est la première personne qui crée le bonheur de la famille . Après la quarantaine, elle a besoin de cette relation comme l’homme mais elle pense qu’elle serait montrée du doigt par la société. Dieu ordonne pourtant aux hommes de se marier pour le protéger des relations illégales.

40 ans est le début de la sagesse dans la vie de L’homme. Alors il faut appliquer cette sagesse dans sa vie pour protéger sa famille et aussi les autre familles.

La mère doit éduquer sa fille sur ses devoirs et ses droits devant son époux, et ce jusqu'à la fin de sa vie. Notre société doit détruire le rempart entre l’age et les désirs.

Chahinaz Safwat,
Le Caire.

Selon le point de vue d'une de nos lectrices, elle voit que la femme à l'âge de 40 ans ne réussisse pas à protéger ni son mari ni sa famille. Et elle donne la chance à son mari de se marrier une autre fois. Chers lecteurs êtes-vous d'accord avec elle ? Et est-ce que vous êtes d'accord que la société est un peu responsable ? Nous attendons vos refléxions.

 

 

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