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Basket-ball
. L'Egypte a terminé 3e, derrière l'Angola et
le Nigeria, de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN).
Les Pharaons ont ainsi raté l'occasion de participer
aux JO d'Athènes 2004.
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Les
Pharaons n'iront pas a Athènes |
Personne
ne s'attendait à ce que l'équipe égyptienne remporte
la Coupe d'Afrique des Nations (CAN), qualificative
pour les Jeux olympiques d'Athènes de 2004. Mais tout
le monde attendait de la voir au moins accéder en finale
de cette édition, et se battre jusqu'à la dernière minute
pour renouer avec un titre qui lui échappe depuis 20
ans. « Nous avons cru qu’ils profiteraient de
la présence pour la première fois dans les rangs de
l'équipe des deux joueurs professionnels, Ismaïl Ahmad
et Samir Gouda, et aussi du fait que cette édition se
déroulait en Egypte, et plus précisément à Alexandrie,
capitale égyptienne du basket-ball », confie
Mohamad Mosselhi, directeur de la CAN. Mais les
Egyptiens n’ont pu faire mieux que d'arracher difficilement
la médaille de bronze après un match de classement laborieux
contre le Sénégal.
Les
Pharaons rééditent ainsi leur résultat des trois
dernières éditions de la CAN, où la sélection était
dans un état technique et moral catastrophique comparé
à son état actuel. « On a fait de notre mieux.
Mais, il était difficile de battre l'expérience des
autres équipes, qui ont participé pendant longtemps
à de nombreux tournois internationaux et qui possèdent
des joueurs talentueux, dont beaucoup sont professionnels
aux Etats-Unis, pays du basket », explique
Adel Sabri, directeur technique de la sélection. Il
ajoute que l’Egypte a perdu beaucoup de temps sans vrai
contact, tandis que les autres équipes, même celles
de niveau inférieur, ont mené une compétition mondiale
de haut niveau. L’Egypte a fait de très bons matchs,
mais elle a toujours manqué de la petite touche décisive
lorsque des occasions se présentaient. Cela était clair
lors des premiers tours. Après avoir gagné les 5 premières
rencontres au sein du groupe A, les Egyptiens devaient
disputer un match décisif contre le Nigeria pour déterminer
les deux premières places du groupe et savoir laquelle
des deux équipes allait rencontrer le moins fort et
le plus fort du groupe B. L'Egypte a perdu sur un score
très serré de 56-59. « Ces moments décisifs
reflètent le potentiel technique et psychologique des
équipes, et leur capacité à dominer le jeu et à battre
l’adversaire. Cette capacité-là n'est toujours pas acquise
par les jeunes Egyptiens », note le joueur
nigérian Ikenna Nwankwo. La même chose s'est produite
lors de la demi-finale contre l’Angola, où les Egyptiens
ont été éliminés de la compétition et battus sur le
score de 82 à 68. Pourtant, au terme de la 3e et avant-dernière
mi-temps, les deux équipes étaient à égalité 60-60.
« Il y avait beaucoup de pression sur nous.
Les joueurs angolais sont très forts et ne nous donnaient
pas la possibilité de bouger, notamment lors da la dernière
mi-temps. On n'arrivait même pas à tirer. Ils dominaient
complètement le jeu », commente Hayssam Al-Saïd.
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L'Angola
indétrônable
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Cependant,
les Angolais admettent que la sélection égyptienne était
un adversaire très difficile, et souligne qu'il leur
a fallu 3 mi-temps pour les maîtriser. « J’ai
beaucoup aimé leur style de jeu. Ils arrivent aussi
à appliquer différentes tactiques en un temps très limité.
Cela reflète une grande concentration », souligne
le joueur angolais Peter Mohamed, qui a participé aux
8 dernières éditions de la CAN, où l’Angola a terminé
à chaque fois au sommet du classement. L’Angola n’a
pas eu de difficultés à conserver son titre. Seuls les
membres du corps technique angolais sont persuadés que
la victoire n'a pas été aussi aisée. Ils affirment que
le public alexandrin était toujours contre eux, ce qui
explique pourquoi l'Angola a demandé à deux reprises
à ce que ses matchs ne soient pas joués au stade.
Avec
ce nouveau succès, l’Angola disputera les Jeux olympiques
de 2004 en tant qu'unique représentant africain (voir
encadré). L'Angola fait preuve d'une régularité irréprochable
en CAN, tandis que la deuxième place a été disputée
tour à tour par l'Egypte, le Sénégal et le Nigeria.
Mais cette seconde place sera très précieuse au cours
de la prochaine édition de la CAN (2005), car les deux
finalistes obtiendront un billet pour les JO de 2008.
« On peut dès maintenant prévoir que la première
place de la CAN 2005 ira à l'Angola. Quant à la deuxième
place, elle se jouera entre trois équipes de niveau
très proche, à savoir l'Egypte, le Sénégal et le Nigeria.
La Tunisie, Madagascar et la Côte-d'Ivoire restent loin
derrière », affirme un responsable de la Fédération
ivoirienne de basket, sous couvert d'anonymat.
Les
joueurs égyptiens espéraient, il est vrai, remporter
la CAN 2003, mais les responsables de la fédération
et du ministère de la Jeunesse voulaient surtout impressionner
par leur capacité à organiser un tel événement. L'Egypte
veut donner une bonne image d'elle-même afin d'appuyer
sa candidature auprès de la FIFA pour l'organisation
de la Coupe du monde de football de 2010. Peut-être
le football égyptien tirera-t-il profit de cette CAN,
et fera oublier les espoirs déçus du basket égyptien. |
Chourouq
Chimy |
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Naryo
Pama, directeur technique de la sélection angolaise,
a réussi depuis son arrivée à la tête de l'équipe en
1989 à remporter toutes les éditions de la CAN. |
« Aucune
équipe ne peut rester indéfiniment au sommet » |
| Al-Ahram
Hebdo : Quel est votre sentiment après cette
8e victoire consécutive en Coupe d'Afrique des Nations
(CAN) ?
Naryo
Pama : Je suis très content. Cette victoire
en CAN signifie un billet pour les Jeux olympiques d'Athènes
en 2004. C'est un grand honneur pour moi, surtout que
nous avons réussi à remporter la CAN 8 fois de suite.
Nous avons également disputé trois Jeux olympiques.
— Comment
avez-vous pu maintenir le même niveau de performance
pendant plus de 16 ans ?
— Avant
mon arrivée en 1989, la Fédération angolaise imposait
aux joueurs un stage de préparation de deux mois avant
la CAN, bien que la plupart d'entre eux étaient professionnels
aux Etats-Unis et en Europe, et ne pouvaient pas laisser
leurs clubs pendant une telle période sans compter la
durée de la CAN. Les joueurs internationaux renonçaient
donc à la CAN et la fédération avait recours à des joueurs
locaux, sans véritable expérience. Quand j'ai pris l'équipe
en main, je me contentais de regrouper les joueurs une
semaine seulement avant la compétition. Pour des joueurs
professionnels qui ont des techniques de jeu très perfectionnées,
cela est amplement suffisant. Je travaillais seulement
pour créer une harmonie entre les joueurs et élever
leur moral, et j'ai réussi.
— Vous
avez presque toujours recours aux mêmes joueurs. Que
se passerait-il si certains d'entre eux arrêtaient de
jouer, vous obligeant à sélectionner des jeunes, comme
c'est le cas dans les autres sélections ?
— Je
n'aime pas trop penser à l'avenir. L'important, c'est
d'avoir gagné et de pouvoir participer aux Jeux olympiques
en 2004. Il est évident qu'aucune équipe au monde ne
peut rester indéfiniment au sommet. Il arrivera un jour
où le niveau de l'actuelle sélection baissera, et nous
serons amenés à remodeler l'équipe, mais cela n'aura
pas lieu à mon avis avant 4 ans. La moyenne d'âge des
joueurs sera alors de 35 ans.
— Bien
que les autres équipes possèdent également des joueurs
professionnels de bon niveau, elles n'ont pas été à
même de résister à votre sélection, et vous avez remporté
la plupart de vos matchs avec des écarts de points importants.
Comment expliquez-vous cette réussite ?
— Notre
technique de jeu est excellente. Nous comptons beaucoup
sur la défense pour ne pas donner la chance aux adversaires
de marquer facilement et nous mettre dans l'embarras.
En revanche, nous savons mener des contre-attaques rapides
et réussies. Signalons aussi que les autres équipes
possèdent chacune 3 ou 4 joueurs professionnels. En
revanche, toute l'équipe angolaise est formée de professionnels,
à l'exception d'un seul joueur.
— Les
trois participations aux Jeux olympiques ont-elles permis
à votre équipe d’acquérir une expérience supplémentaire,
ou ces participations étaient strictement pour l'honneur ?
— Lors
des 3 Jeux olympiques, nous avons été éliminés dès notre
premier match. Lors des Jeux olympiques de Barcelone
en 1992 et d'Atlanta en 1996, nous étions trop tendus
et nous n'avons pas été en mesure de profiter techniquement
de ces JO. Nous nous sommes contentés d'observer le
jeu des autres équipes de très haut niveau. Lors des
JO de Sydney en 2000, nous avons été éliminés au premier
tour contre la Yougoslavie. Mais on a été très performants,
et tout le monde a apprécié notre jeu. Pour les prochains
JO, notre objectif n'est pas de gagner, mais au moins
d'atteindre les 8es de finale. Nous devons faire une
bonne performance car nous représentons non seulement
l'Angola, mais aussi l'Afrique entière, dont nous sommes
les seuls représentants. |
Propos
recueillis par
Chourouq
Chimy |
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