Une
nouvelle lecture
de la guerre contre l'Iraq
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| Par:
Mohamed Sid Ahmed
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| Le
New York Times a dévoilé il y a quelques
jours des secrets inédits relatifs à la guerre
iraqiennes. Des secrets jetant la lumière sur
la stratégie adoptée par les États-Unis
afin d'asséner un coup mortel au régime de Saddam
Hussein. Selon le journal, des groupes militaires
et des agents de la C.I.A. avaient commencé
à agir en Iraq trois mois avant le déclenchement
de la guerre. Ils ont conclu des marchés avec
des responsables iraqiens pour éviter que ces
derniers ne s'engagent dans des batailles contre
les forces américaines une fois la guerre déclenchée.
Selon des sources américaines officielles, des
responsables iraqiens à haut niveau, y compris
le ministre de la défense Sultan Hachem; s'étaient
montrés disposés à coopérer avec les États-Unis
afin de mettre un terme à la guerre le plus
tôt possible.
Conformément
au journal américain, le siège du ministère
iraqien à la défense n'a pas été bombardé lors
de la guerre. Plus encore, les émissions de
la radio et la télévision qui n'ont pas cessé
durant la guerre avaient pour objectif de permettre
au ministre iraqien de la défense d'envoyer
des signaux secrets à ses forces pour arrêter
la lutte. Le destin de ce dernier est toujours
inconnu bien que des rumeurs circulent selon
lesquels il a été tué lors de la guerre par
des partisans de Saddam Hussein.
D'autres
nouvelles par contre circulent selon lesquelles
il a pu échapper à ces attentats et que les
funérailles préparées par sa famille visait
uniquement à faciliter sa fuite hors du pays.
Selon des sources provenues des services de
renseignements, les groupes américains impliqués
en Iraq avant la guerre ont pu convaincre des
centaines d'officiers iraqiens de ne pas s'engager
dans la lutte et d'envoyer leurs familles dans
des abris sures. Conformément aux mêmes sources,
les officiers ont mené des opérations de sabotage,
tout en dispersant leurs forces pour éviter
que celle-ci ne s'engagent dans la guerre. Plus
encore, les forces américaines ont faciliter
la fuite de nombreux grands responsables militaires
iraqiens coopérant avec les forces américaines.
peut-être
existe-il des exagérations concernant ce complot
américain tramé à la perfection. Or, cette histoire
navigue de concert avec des déclarations faite
par Raghed, fille de Saddam Hussein, après que
la famille de ce dernier ait accepté l'invitation
du roi Abdullah de les accueillir en Jordanie.
Selon Raghed, son père été trahi! Il est certain
que des secteurs des ces forces armées lui ont
tourné le dos; mais selon des chefs de l'armée,
ceci visait à éviter à leur pays une destruction
massive. Tel est un objectif plus important
que la protection de la personne et du régime
de Saddam Hussein! |
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Le scénario du camouflage
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Selon
le New York Times, Bush
a adopté une stratégie qui se base essentiellement
sur l'action secrète au sein-même des forces
armées iraqiennes, ce qui implique de même des
responsables de haut niveau ( si les dires du
journal concernant le ministre de la défense
sont vrai ) ! Ce qui prouve que le scénario
du recours à l'opposition politique externe
n'était qu'un simple camouflage.
Avant
la guerre, un scénario aurait dû être pris en
considération. Un scénario auquel j'avait fait
allusion dans mes articles passés et selon lequel
la guerre était précédée par des attaques intensifiées
et continuelles mais qui ne fut pas accompagnée
par une invasion terrestre. Et ce en vue d'instaurer
un climat de destruction à même de convaincre
les commandements militaires iraqiens que la
protection de leur pays contre la destruction
globale ( financière et urbaine) rendra la trahison
de Saddam un mal moins pire. C'est ainsi que
le scénario du « coup d'É tat » est devenu
possible.
Peut-être
ce scénario ( celui des négociations suivant
le coup d'État
au lieu d'une guerre globale ) qui explique
les dires d'Al-Sahaf (ministre iraqien d'informations
lors de la guerre ) après sa libération. Dires
selon lesquels il n'est pas toujours temps de
présenter des analyses détaillées sur tout ce
qui a eu lieu, notamment que beaucoup d'informations
sont toujours inconnues. Il est vrai que personne,
même Saddam Hussein, ne peut prétendre qu'il
est conscients de tout ce qui a eu lieu ni de
donner une opinion crédible. |
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La résolution
1500
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Washington
avait décidé de déclencher la guerre, fermant
les yeux sur la résolution 1441 promulguée par
le Conseil de sécurité à cet égard. Et aujourd'hui,
après la guerre, les mêmes questions surgissent
de nouveaux mais dans la cadre de donnes différentes.
La confrontation est-elle toujours militaires
où bien il est devenu indispensable d'instaurer
la démocratie et de s'engager à la légitimité?
Est-il acceptable de laisser l'occasion à l'opposition
armée pour qu'elle prenne de l'ampleur où bien
il est temps de recourir de nouveau à la légitimité
internationale? C'est dans ce cadre que fut
promulgué il y a quelques jours la résolution
1500 du Conseil de sécurité.
Le
Conseil avait adopté, avec une majorité de 14
voix et l'abstention d'un seul membre ( à savoir
la Syrie) une résolution « accueillant favorablement
» et non pas « reconnaissant » la formation
du Conseil de gouvernement transitoire en Iraq.
Conseil dont les États-Unis
avaient choisi les membres parmi les divers
groupement politiques, ethniques et religieux
formant le tissu de la société iraqienne. Tout
en tenant en considération à ce que le président
de l'administration américaine civile en Iraq,
Paul Bremer, jouisse du droit de contrôler les
activités du Conseil. Ces membres choisi par
les États-Unis
n'ont véritablement aucune prérogatives de souveraineté.
Au contraire, leur autorité provient de l'État
occupant!
La
Syrie, qui préside actuellement le Conseil de
sécurité, s'est abstenu de voter. Il est à noter
que c'est le seul pays arabe membre au Conseil
et auquel incombe le rôle d'adopter une position
tranchante et immédiate. Et comme il est connu,
les pays arabes ont déclaré leur refus de former
un organisme dont les prérogatives proviennent
des forces d'occupation. Et malgré ceci, la
Syrie a tenu à ne pas adopter une position qui
va à l'encontre des autres membres du Conseil
de sécurité. D'où sa décision de s'abstenir
de voter!
Il
est à noter que la résolution 1500 se base sur
une contradiction. Une contradiction contre
l'acceptation quasi-unanime de la formation
du Conseil de gouvernement transitoire, tout
en refusant de reconnaître ce même Conseil.
A vrai dire, la vote sur la résolution 1500
a été soumis à deux facteurs contradictoires.
Le premier concerne l'illégitimité du Conseil
dont les prérogatives proviennent de l'occupation.
Cependant, la communauté internationale tient
- pour des raisons politiques et abstraction
faite des considérations juridiques et morales
- à ne pas envisager des plans basés sur la
présence de ce Conseil considéré comme illégitime.
Et ce afin que l'Iraq puisse rentrer de nouveau
sous l'égide de l'Onu !
L'ambassadeur
syrien avait essayé d'introduire des amendements
sur la résolution. Et ce en déclarant que seul
le peuple iraqien est capable de juger son gouvernement
, et qu'il n'est pas du ressort du Conseil de
sécurité « d'accueillir favorablement » le Conseil
de gouvernement transitoire. Il a de même voulu
que la résolution inclue un calendrier pour
que les iraqiens exercent le pouvoir indépendamment.
Requête qui fut appuyée par la France.
Quant
à la Russie, son représentant a invité à ce
que l'Onu joue un rôle significatif dans la
réurbanisation de l'Iraq et à ce que les activités
du Conseil transitoire contribuent à la formation
d'un gouvernement légitime. Mais qu'en est-il
des pays arabes ? Il est grand temps d'entreprendre
une action allant au-de là de l'abstention de
voter ! |
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Une
forêt
en plein désert |
Par:
Salama A. Salama
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Les
efforts du ministre d'état pour les affaires
de l'environnement Mamdouh Riad ont porté leurs
fruits. A environ 100 Km du Caire, dans le cordon
de la ville Sadate et en plein désert, une forêt
d'arbres s'étend dorénavant sur une superficie
de 1500 feddans. En avançant quelques Km dans
la ville, la vue de cette forêt au milieu du
sable jaune nous surprend. Face aux arbres de
pin, de cyprès, des palmiers d'ornement et d'autres
que seuls les spécialistes peuvent identifier,
on ne peut que s'étonner: Comment la technologie
moderne a-t-elle réussi à transformer le sable
en terre cultivée ?
Ceci
fut de fait le fruit d'une coopération avec
des experts chinois. On a eu l'idée d'exploiter
l'eau du drainage sanitaire et industriel de
la ville Sadate afin de planter des arbres.
Non pas des arbres fruitiers mais des arbres
pour en prendre le bois. Et ce, pour que les
poisons et les effets néfastes émanant des eaux
du drainage sanitaire utilisés pour l'irrigation
ne passent pas aux fruits et nuisent par conséquent
la santé de l'homme.
De
fait, avec la pénurie d'eau qui se ressent de
plus en plus en raison de la croissance démographique
et de la sécheresse, le monde entier tend à
se servir de l'eau du drainage après son traitement.
Non seulement l'eau du drainage agricole mais
aussi du drainage sanitaire et industriel à
condition qu'elle soit traitée et débarrassée
des matières solides et autres. Une condition
qui doit être remplie avec minutie. Pour ce,
une grande station de traitement et de raffinage
de ces eaux a été installée dans la région.
Ensuite, on a importé et planté des arbres pour
en prendre le bois et dont la vue nous laisse
perplexe. Comment ces arbres réussissent-ils
à résister à la chaleur du soleil d'été en plein
désert? la verdure qui s'étend sur cette grande
superficie prouve pourtant que l'expérience
a été une réussite. Elle prouve également que
la science et la technologie sont le seul moyen
pour préserver les ressources et ne pas les
épuiser. Maintenant, 4 ou 5 ans après son lancement,
le projet a réussi à couvrir ses coûts et à
réaliser des gains. Sans compter ses impacts
positifs sur l'environnement et sur l'offre
d'emplois. Le Dr. Mamdouh Riad avance qu'un
projet semblable fut lancé à Ismailia pour boiser
une superficie plus grande et avec une planification
meilleur dépendant sur l'eau du drainage sanitaire.
Le président Moubarak l'a visité et l'a beaucoup
apprécié. Maintenant, on s'attend à l'inauguration
d'une forêt semblable à Aswan.
Des
idées originales comme celle-ci doivent-être
encouragées Il faut élargir leur application
tout en les soumettant à des règles scientifiques
rigides. Le recyclage des ordures est l'une
de ces idées . Il est devenu une grande industrie
dans le monde entier. Seul l'Égypte
fait exception. Ses habitants sont toujours
déchirés entre deux choix:: devons-nous ramasser
les ordures ou les laisser dans les rues?
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