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Alexandrie
. Les visiteurs de
la perle de la Méditerranée pourront bientôt apprécier
une présentation élégante du passé glorieux de la ville,
grâce à un nouveau musée qui sera inauguré à la fin
de ce mois d’août par le président Hosni Moubarak.
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Un
nouveau musée pour la sirène de la Méditerranée |
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La
fabuleuse ville d'Alexandrie aura enfin son musée. Le
nouveau musée est situé dans l’ancienne résidence du
consulat des Etats-Unis, rue Fouad, près du centre-ville.
C'était aussi le palais privé d'Assad pacha Bassili,
le célèbre commerçant de bois. Il s'agit d’un imposant
palais historique de 1 500 m2 de surface, à trois
étages avec 25 salles, un rez-de-chaussée, ainsi qu'une
cachette utilisée autrefois lors des bombardements aériens
de la deuxième guerre mondiale. Le tout est entouré
d’un jardin de 900 m2 comportant 39 espèces rares d’arbres
et de plantes. Le commerçant de bois bien connu Bassili
pacha a construit ce palais en 1929 ; ses fils
(dont le célèbre acteur égyptien Omar Al-Chérif), l’ont
vendu au consulat américain en 1960. En 1996, le ministère
de la Culture l’a racheté pour une somme de 12 millions
de L.E. C'était une excellente occasion pour que le
Conseil Suprême des Antiquités (CSA) acquière un bâtiment
énorme et de magnifique architecture à un tel prix.
Un homme d'affaires avait essayé de l'acheter pour 35
millions de L.E. mais les Américains ont choisi de le
vendre au CSA, qui a veillé à préserver l'intégrité
architecturale du bâtiment en le transformant en musée
bien équipé qui sera inauguré à la fin de ce mois d'août
par le président de la République, Hosni Moubarak. « La
transformation du bâtiment en un musée d'Alexandrie
est une sorte de renaissance de la jeunesse de la ville »,
affirme Mahmoud Mabrouk, directeur du secteur des musées
au CSA. Le projet, qui a été réalisé sur deux étapes,
a coûté environ 24 millions de L.E.
Les restaurateurs
et les techniciens mettent actuellement les touches
finales. Alors que les objets qui seront exposés sont
restaurés, une équipe de menuisiers, de peintres et
de techniciens sont occupés à polir les murs, nettoyer
les planchers, et à fixer les lumières. Aymane Abdel-Moneim,
responsable du projet, a décrit le processus comme une
« philosophie de couleurs ». Pour fournir
une ambiance éthérée, les murs de chaque section du
musée ont été peints par des couleurs différentes symbolisant
la croyance religieuse de chaque époque historique.
La section pharaonique a les murs bleu foncé représentant
le voyage vers l'au-delà. La section gréco-romaine comporte
un contexte bleu ciel reflétant cette ère de l’amour
de la vie. Les deux sections copte et musulmane ont
été peintes en vert. La conception intérieure unique
du musée le mettrait probablement au même niveau international
que le Musée de la Nubie d’Assouan. Parmi les défis
les plus difficiles qu’ont envisagés les réalisateurs
de ce projet, figure la création d’une exposition attrayante
qui n’affecterait pas négativement l'architecture magnifique
et la conception intérieure du bâtiment. « Convertir
ce bâtiment du début du XXe siècle en musée d'antiquités
du dernier cri n'est pas une tâche facile. La construction
d'un nouveau musée avec tous les équipements nécessaires
aurait été beaucoup plus facile que transformer un bâtiment
classique », estime Aymane Abdel-Moneim. |
1 900 pièces exposées
pour la première fois
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Le
nouveau musée national d’Alexandrie renfermera environ
1 900 pièces antiques rares et uniques qui n'ont
jamais été exposées. Elles représentent en fait toutes
les époques de l'histoire de la ville, depuis l'époque
pharaonique, l'époque gréco-romaine, copte et islamique
ainsi que quelques objets de la dynastie royale de
Mohamad Ali ... C’est le concepteur italien Maurizzio
De Paulo qui a inventé une exposition extraordinairement
sophistiquée, comprenant l’accrochage de vitrines
diagonales utilisées pour la première fois en Egypte
pour présenter les pièces antiques. Les objets exposés
ont été sélectionnés dans les musées principaux de
l'Egypte, dont les musées égyptien du Caire, islamique
du Caire, gréco-romain d’Alexandrie, des bijoux royaux
à Zizinia, à Alexandrie, des prises de la police à
la Citadelle de Salaheddine et du prince Mohamad Ali
à Manial. Certains objets ont été également recueillis
des entrepôts de Saqqara et des pyramides. Quelques
pièces des antiquités sous-marines découvertes à Alexandrie
seront aussi exposées pour la première fois. Les visiteurs
procéderont dans l'ordre chronologique, avec le rez-de-chaussée
consacré aux articles de l’Egypte Ancienne à travers
ses différentes dynasties. La première étage sera
consacrée à la période gréco-romaine, et la deuxième
aux articles coptes et islamiques. Une section sera
consacrée aux bijoux de la famille royale de Mohamad
Ali. La troisième étage sera consacrée à l’administration.
Parmi les chefs-d’œuvre exposés : une statue
de l'empereur romain Hadrien, une statue rouge de
granit de l'empereur Caracala, une statue du pharaon
Mékirénus, et plus de 250 pièces de monnaie en or
et argent remontant aux époques islamique et gréco-romaine
frappées à Alexandrie. Autre splendeur, une statue
en basalte noir d'un prêtre du temple d'Isis sauvée
du fond de la mer en 1998, ainsi que la stèle découverte
parmi les ruines de Héraklion. Pour la première fois
en Egypte, on exposera dans un musée la maquette d'une
tombe de l'époque gréco-romaine à l'exemple de celles
découvertes à Alexandrie, renfermant un sarcophage,
une momie et des instruments funéraires. « Les
plus importantes pièces sont en fait celles sauvées
de la mer d’Alexandrie, citons la plaqudes
taxes et des douanes repêchée, l'année dernière, dans
la baie d’Abouqir », souligne Ibrahim Darwich,
directeur général du futur musée.
Le sous-sol
du palais a été transformé en laboratoire moderne
pour la restauration. Le bâtiment utilisé autrefois
comme garage du consulat américain d’Alexandrie a
été converti en hall de conférences, un restaurant
et un théâtre en plein air pour des activités culturelles.
« Le
musée d'Alexandrie sera le premier d’une série à venir
partout dans le pays », révèle Mahmoud Mabrouk.
Selon Mabrouk, ce projet vise à fournir à « nos
précieux trésors plus d'espace, un meilleur éclairage
et plus d'informations ». Les musées similaires
documentant l'histoire des villes égyptiennes ouvriront
leurs portes à Assouan, à Mansoura, à Sohag et à Damiette.
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Amira
Samir |
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