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Administration
. Quelques mois après son
lancement par le gouvernement, le projet qui consiste à donner
aux citoyens l'accès à certains services administratifs à
travers l’Internet n'a encore que peu d'adeptes.
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Des
services encore inexploités |
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Le gouvernement
électronique. Ce n'est pas le titre d'un film de science-fiction
mais l’appellation donnée à un projet gouvernemental visant
à donner aux citoyens l'accès à un certain nombre de services
à travers le réseau Internet. « L'idée était de créer
un certain nombre de sites Internet, comme www.cso.gov.eg.
qui proposent aux citoyens des services, notamment celui de
se procurer une pièce d'identité, d'obtenir le relevé de ses
contraventions ou de faire un abonnement au service des chemins
de fer. Ceci permet aux citoyens d'éviter les longues procédures
bureaucratiques », explique Ahmad Darwich, responsable
du projet au ministère des Télécommunications, en charge de
son application.
C'est en avril
2001 que le ministère a signé avec la société Microsoft
Egypt un contrat visant à mettre en place le projet. Celui-ci
sera achevé en 2007. Plusieurs ministères et administrations
sont concernés, notamment ceux des Télécommunications, de
l'Intérieur, de la Justice et du Développement administratif.
Une fois achevé, le projet va permettre à l'Etat d'économiser
de l'argent et du temps, estime Ahmad Darwich. Le projet permettra
au gouvernement de faire l'économie de 900 000 heures
de travail par an, estiment les responsables gouvernementaux.
Depuis le mois
de juin dernier, les citoyens ont accès à certains services
sur www.cso.gov.eg. Les frais requis peuvent être payés par
carte de crédit : 15 L.E. pour un extrait de naissance
et 30 L.E. pour une carte d'identité. « Les documents
requis sont envoyés au domicile du citoyen », explique
Ahmad Darwich. « Le projet va améliorer le système
de travail dans les administrations gouvernementales en réduisant
le nombre des personnes qui fréquentent ces administrations.
Notre slogan est le service pour le citoyen quand il veut
et où il veut », ajoute Mohamad Yassine, responsable
au ministère des Télécommunications.
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Une initiative peu connue
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Le problème
est que très peu d'Egyptiens sont au courant de ce projet.
D'autre part, le nombre de citoyens qui possèdent une carte
de crédit est très réduit et l'analphabétisme électronique
est très répandu, ce qui réduit la rentabilité de cette initiative.
Mohamad Galal est commerçant. Il affirme ne rien savoir sur
ce projet de gouvernement électronique. « Je ne sais
rien à propos de ce projet, le gouvernement doit informer
les gens à travers les médias ». Certains citoyens
craignent d'utiliser les cartes de crédit sur le web en raison
des escroqueries.
Pour faire face
à ce problème, le gouvernement prépare actuellement un projet
de loi sur la signature électronique. « Jusqu'à présent,
il n’y avait pas de loi pour réguler les ventes et les échanges
électroniques en Egypte. Puisque nous entrons à l'époque du
commerce électronique, nous devons créer un système de lois
qui protège notre économie », explique Mohamad Abdel-Méguid,
avocat. Le gouvernement s'emploie en même temps à faire face
à l'analphabétisme électronique en facilitant l'octroi d'ordinateurs
à crédit pour les citoyens. C'est dans ce contexte que s'inscrit
la récente initiative du gouvernement baptisée « un
ordinateur pour chaque citoyen » et qui consiste
à fournir une machine à chaque famille dont le prix, échelonné
sur deux ou trois ans, est prélevé sur la facture d'électricité.
« Le gouvernement envisage également de lancer des
publicités pour informer les citoyens de l'existence de ces
services, explique Mohamad Yassine. C'est une étape
importante pour garantir le succès de ce gouvernement électronique ».
En attendant
que l’initiative connaisse le chemin du succès, les citoyens
continuent à s'entasser dans les administrations gouvernementales
et la bureaucratie continue à sévir.
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Samar Zarée |
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