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Télécommunications
. Le plan d'assainissement
mis en œuvre par Orascom Telecom a permis de réduire
les dettes de la société. Une démarche qui a poussé l'action
OT à la hausse.
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Orascom retrouve la forme |
Grâce
aux mesures drastiques mises en place par la société Orascom
Telecom, ses dettes ne s’élèvent plus qu'à 1,2 milliard de
L.E. à la fin du premier trimestre 2003, contre 2,4 milliards
de L.E. en décembre 2002. Cette réduction significative est
le résultat encourageant du plan d'assainissement financier
mis en place par la société pour se débarrasser des filiales
non rentables et augmenter les parts d'Orascom Telecom dans
les sociétés au rendement plus élevé. L'entreprise souffrait
d'un lourd endettement qui grevait ses performances financières
depuis 2001. « Le gonflement des dettes à court terme
était un problème majeur pour Orascom Telecom, qui a dû financer
la majorité de ses investissements par des crédits »,
explique Gihane Sadeq, analyste et spécialiste des télécommunications
de la société de courtage CIBC.
En 2002, la société égyptienne a réussi à
se débarrasser de 11 de ses filiales non rentables. La majeure
partie de ces opérations concerne la vente — conclue
au cours de deux transactions — de 80 % de ses parts
dans Télécel, société de télécommunications sub-saharienne
qui possède des licences dans 10 pays africains. Dans un premier
temps, Orascom a cédé la moitié des licences possédées
par Télécel (Gabon, Bénin, Niger, Togo et Burkina-Faso)
à la société Atlantic Telecom, qui appartient à la
banque ivoirienne Atlantique : la valeur de la
transaction s'est élevée à 23,1 millions de dollars et a ainsi
permis de réduire les dettes d'Orascom de 81 millions
de dollars. « La société n'a pas encore finalisé la
vente de Télécel au Togo et au Burkina-Faso. Ces deux
licences seront vendues en 2003 », explique Ahmad
Helmi, directeur du département des ventes au sein de la société
de courtage Prime Securities.
Dans un second temps, OT a vendu l'autre
moitié de Télécel (Zambie, Burundi, Télécel d'Afrique
centrale, Télécel ougandaise et PTY en Afrique du Sud) à la
société Gloria Trust pour 27 millions de dollars.
« En fait, la vente de Télécel a été favorable
à la société égyptienne. Cette dernière rencontrait des difficultés
à poursuivre ses activités dans cette région, qui se caractérise
par une instabilité politique et économique croissante. De
même, les taux de pénétration sur le marché de la téléphonie
mobile étaient très modestes en Afrique », explique
Gihane Sadeq.
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L'action repart à la hausse
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OT s'est également séparée de 32 % de
ses parts dans la société yéménite Sabafon, cédées en septembre
2002 pour 18,5 millions de dollars à Al-Ahmar Group. Elle
a en outre vendu sa part dans Fastlink, société de télécommunications
jordanienne, pour 423 millions de dollars.
Cependant, la stratégie de la société égyptienne
ne se limite pas à la vente de filiales en difficultés. Elle
s'efforce aussi d'acheter des filiales rentables. Elle a par
exemple augmenté la semaine dernière sa participation dans
Tchad Mobile, de 51 % à 100 %.
Finalement, la mise en œuvre de ce plan d'assainissement
a eu des effets positifs sur la situation financière de la
société. Outre la réduction des dettes, les profits nets n'ont
cessé de grimper, dépassant le milliard de L.E., pour la première
fois, en décembre 2002. De même, le cours de l'action est
revenu à son niveau d'origine dès le 21 février 2003 (41 L.E.).
En effet, l'augmentation des dettes de la
société avait gravement affecté la performance de son action
en Bourse. Elle a atteint son plus bas niveau le 21 novembre
2002, avec 6,54 L.E. « Mise à part la mauvaise santé
de la Bourse égyptienne, les investisseurs étaient méfiants
envers la performance de la société et de ses dettes qui dépassent
les 2 milliards de L.E. », explique Ahmad Helmi.
Orascom Telecom, qui est l'une des
plus grandes sociétés de télécommunications au Moyen-Orient
et en Afrique, possède des réseaux dans 9 pays (l'Egypte,
le Pakistan, la Côte-d'Ivoire, la Tunisie, l'Algérie, le Tchad,
le Zimbabwe, le Congo Brazzaville et la République démocratique
du Congo), couvrant ainsi un marché potentiel de 350 millions
de personnes. Par ailleurs, OT a investi dans les activités
liées à Internet et à la haute technologie. Par exemple, elle
possède 43,35 % de LinkDotNet Egypt. Toutefois,
ces activités représentent une part infime des revenus de
la société.
Orascom souhaite désormais participer
à la construction des réseaux de portables en Iraq. La décision
définitive sera prise le 21 août prochain.
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