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Condition féminine
. Une lectrice évoque le
problème des femmes battues en Egypte, et demande aux autorités
d'apporter des réponses efficaces à cette question préoccupante.
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Ne
pas délaisser le problème
des femmes battues
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Personne
ne peut nier les efforts déployés par le Conseil national
des femmes pour améliorer le statut de la femme égyptienne
et pour défendre ses droits. Dans ce contexte, je vous propose
un sujet important à discuter, avec les responsables du
conseil ainsi que les lecteurs d'Al-Ahram Hebdo,
et prendre les mesures nécessaires : les femmes battues,
dont certaines meurent sous les coups de leurs conjoints.
Les femmes victimes de violences sont découragées et ne
parviennent pas à entamer des poursuites. Souvent, elles
subissent une terrible pression de leurs conjoints, voire
de leur entourage, qui ne veut pas de scandales. Ou bien,
elles cherchent à maintenir l'unité familiale, ne voulant
pas priver les enfants d'un père, ou bien elles ont peur
de se voir retirer leurs enfants.
Je pense que
les violences conjugales ou familiales sont une zone d'ombre
honteuse dans notre société. Pour conclure, je lance un
appel aux autorités afin qu'elles étudient ce problème grave
qui affecte les femmes égyptiennes. Ce problème est aussi
important que celui de l'excision, du mariage précoce ou
de l'enseignement. Il est temps d'agir. |
| Nabila
Ossman,
Le Caire. |
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Pour un tribunal de la famille
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| L'islam
a donné le droit aux filles de refuser un homme ou de l'accepter,
et le khol (ndlr : loi autorisant la femme à
divorcer de son initiative) aussi dans certains cas. Créer
un tribunal pour la famille est-il plus difficile à mettre
en place que le khol ?
Le mariage
est une décision grave, et touche directement la vie de
la fille, plus qu'il ne touche à celle de ses parents. Il
faut que cette décision soit prise avec précaution et justice …
Se marier avec
quelqu’un pour de l'argent permet de devenir riche, mais
ne permet pas d’acheter le bonheur. Il s'agit ici de mettre
l'accent sur le fait qu'un juge peut convaincre les parents
beaucoup plus facilement que la fille, car ils cherchent
toujours des solutions et des alternatives, comme le mariage
orfi par exemple. Le mariage est un système durable,
que tous les pays respectent, même les pays dit libéraux.
Car par expérience, ce système garantit la stabilité. Se
mêler à la vie d'une fille est une chose, et la guider est
entièrement autre chose. Quelquefois, les parents ne voient
pas la différence entre les deux, c'est à ce moment qu'un
juge, un tribunal peut être utile, même indispensable. |
| Amal Hassan,
Le Caire. |
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Tous pauvres face à la maladie
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| Nul ne peut
contester l'existence d'un énorme fossé entre le monde des
riches, et celui des pauvres. Néanmoins une seule chose
les rassemble, ce facteur ne connaît ni richesse ni pauvreté.
Seulement celui qui a le privilège d'en jouir peut se considérer
comme le plus heureux et le plus riche de tous les hommes.
Pourquoi ? Parce que tout simplement la santé est une
grâce et un don de Dieu, qui ne fait aucune distinction
entre riches et pauvres. Si le pauvre a un problème de santé,
il n'aura pas de bon traitement, faute de moyens. De même
pour le riche, sauf que dans ce cas, ce ne sont pas les
moyens qui sont en cause, mais plutôt le temps accordé au
patient, le peu de temps et de suivi. Car le médecin des
riches est occupé à assurer sa propre fortune en accumulant
le plus de malades possible, mais aussi le plus de traitement
rapide et « rentable » possible. Sans aucun
souci de la santé du malade ou de sa résistance au traitement
administré. A mon humble avis, ces médecins examinent, manipulent
et s'exercent tellement sur les cadavres humains durant
leurs études qu'ils en deviennent insensibles et insensés
envers leurs patients. Et c'est là que riches et pauvres
se rencontrent dans ce triste sort. Mauvais traitement accordé
aux pauvres faute de moyens, mauvais suivi accordé aux riches
faute de temps. La négligence est la même, le résultat identique : le
patient est abandonné à son triste sort. Il doit payer le
prix de son erreur fatale, celle de tomber malade malgré
lui. Tel est malheureusement l'état des lieux et il semble
que le serment d'Hippocrate soit devenu le suivant :
« Paie d'abord, meurs ensuite … ». |
| Marie Georges,
Le Caire. |
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Si j'étais ...
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| Si j'étais
un nuage,
je me promènerais
dans le ciel.
Si j'étais
un rocher,
j'éviterais
le tremblement de terre.
Si j'étais
un pluie,
je jouirais
de ma liberté.
Si j'étais
un oiseau,
je m'offrirais
à chaque mère dans sa fête.
Si j'étais
une réussite,
je serais avec
chaque étudiant.
Si j'étais
un rêve,
j'essayerais
d'être réalisé.
Si j'étais
un coquillage,
j'échapperais
des pêcheurs.
Si j'étais
un perroquet,
je chanterais
à tous moments.
Si j'étais
une rose,
je fleurirais
dans chaque maison,
j'assisterais
aux fêtes,
j'irais dans
les hôpitaux pour apaiser les malades,
je serais entre
les mains des amants. |
| Mirette
Maurice Kamel,
Le Caire. |
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| Non
au clonage des êtres humains |
| Sans doute
la science est considérée comme le seul moyen par lequel
l'humanité peut atteindre tout ce qu'elle veut. Mais quand
les recherches scientifiques nous conduisent à la voie de
la destruction, à ce moment-là il y a une grande nécessité
d'arrêter un peu.
Tout le monde
maintenant parle du clonage, mais un tel sujet doit être
traité sous ses deux aspects, scientifique et moral. Concernant
le côté scientifique, les savants on mené beaucoup d'expériences,
mais ne sont parvenus à aucun succès et tout ce qu'ils font
est de la propagande. D'un point de vue moral, comment peut-on
penser à une chose qui relève normalement du créateur, Dieu ?!
Je voudrais
également passer à un autre point, sur le statut de cet
être produit par la science et non par la nature, si l'on
devait en venir à accepter un jour le clonage. A qui appartiendrait-il
donc ? En réalité, la plupart des Etats sont complètement
contre le clonage.
On peut considérer
le clonage comme un progrès sans pareil pour l'humanité,
mais seulement si on l'utilise comme un moyen de traitement
et non pas comme un moyen de reproduction. Le clonage des
animaux pose les mêmes problèmes. Il est vrai qu'il y a
une grande différence entre les deux. Mais les clones de
la brebis Dolly souffrent de difformités. Les savants pourront
tuer l'animal et reprendre leurs expériences. Mais que faire
si cela se produit sur un être humain ? C'est à chacun
de trouver la réponse à cette question. Mais je suis sûr
que tout le monde connaît déjà la réponse. |
| Emad El-Din
Saïd Abd Elhadi,
Tanta. |
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Sommes-nous pudiques ?
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L'article intitulé « Voyage
au pays des tabous », publié dans le numéro 465 d'Al-Ahram
Hebdo, m'a beaucoup plu. Cela m'a poussé à exprimer mon
avis sur ce sujet, et à en discuter avec mes chers lecteurs
d'Al-Ahram Hebdo à travers ma rubrique préférée Courrier.
L'article a posé
une question importante : sommes-nous pudiques ?
A mon avis, non ! Nous avons seulement peur. C'est simplement
la crainte de tout dire et de tout faire. Nous craignons le
jugement que peuvent porter les gens sur nous. Nous avons
peur de déformer notre image aux yeux des autres. Mais en
réalité, tout se fait dans la discrétion, surtout dans les
quartiers populaires.
Cependant, il
y a des gens qui font ce qu'ils veulent sans accorder de l'importance
à autrui comme les actrices, les danseuses et les gens riches
qui vivent dans un milieu moderne. La question n'est pas la
pudeur, mais c'est la façon dont pensent les gens ou bien
l'environnement qui nous entoure. Ce qui est mal pour certains
est normal pour d'autres.
Je vous cite
un petit exemple pour vous expliquer mon point de vue. Dans
les années 1970, il était normal que les femmes portent des
minijupes, des robes courtes et sans manches, et qu'elles
portent le bikini et les maillots à la plage. Ces jours-ci,
la mentalité est différente. Celles qui portent ces vêtements
sont considérées comme des filles sans vergogne. Alors, une
question se pose : est-ce que les gens sont devenus pudiques
entre-temps ? Bien sûr que non ! La question n'est
pas d'être pudique ou non, mais plutôt de savoir quelle est
la mentalité des gens. Et surtout pourquoi avons-nous régressé
au lieu d'évoluer.
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Amina Sayed,
Hurghada.
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Selon
une de nos lectrices, ce qui régit les lois de notre société
n'est pas la pudeur, mais la peur des qu'en dira-t-on. Qu'en
pensez-vous ? Vos opinions et vos réflexions seront les
bienvenues.
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