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La
victoire des Pharaons sur les Tunisiens en finale
de la 14e édition de la Coupe d'Afrique des Nations
(CAN) paraissait pourtant acquise. « On va écraser
les Tunisiens », lançait, quelques minutes
avant le début de la finale, l'un des 3 500 supporters
venus encourager l’Egypte, mercredi 6 août, au club
Ittihad Al-Chorta, au Caire. Les volleyeurs,
eux, pensaient fermement que l'obtention de leur ticket
pour la Coupe du monde du Japon en novembre prochain
n'était plus qu'une question de minutes.
Mais
les Tunisiens ne l'ont pas entendu de la même manière,
et c'est très facilement qu'ils ont remporté le match,
sur un score de 3-0. La victoire de l'Egypte sur la
Tunisie (3-1) lors du match d'ouverture aura été une
arme à double tranchant puisqu'elle semble avoir conduit
les Pharaons à se reposer sur leurs lauriers.
Tandis que les Tunisiens ont dès le début affiché leur
détermination.
Pour
le premier set, ils n'ont pas hésité à placer sur le
terrain leurs joueurs les plus talentueux, notamment
Noureddine Hfaiedh, désigné meilleur joueur de la compétition,
et Ghawi Guidara, le meilleur passeur. Dans l'autre
camp, Aymane Rochdi et Achraf Aboul-Hassan réalisaient
leurs plus mauvaises performances de la compétition.
Seul Hamdi Al-Safi s'est en réalité montré à la hauteur.
« Les Egyptiens étaient certains de leur victoire.
Mais les Tunisiens ont su exploiter leurs points faibles,
notamment la réception et les contre », déclare
Ali Hassab Allah, secrétaire général de la Fédération
égyptienne de volley-ball.
En
demi-finale, les Tunisiens ont battu les Algériens (3-1),
ce qui leur a permis de disputer leur 10e finale de
la CAN et ensuite de décrocher leur 8e titre africain
(record d'Afrique). Au premier tour, la Tunisie a terminé
2e du groupe A avec 5 points, accumulant 2 victoires
face à la RD Congo (3-0) et au Rwanda (3-0), et une
défaite contre l'Egypte (1-0).
Pour
les Egyptiens, il s'agissait de la 8e finale de CAN
après sa victoire contre le Cameroun en demi-finale
(3-1). En tour préliminaire, l'Egypte a terminé 1re
du groupe A avec 6 points grâce à 3 victoires contre
la Tunisie (3-1), la RD Congo (3-0) et le Rwanda (3-0).
L'Egypte n'a remporté ce titre que 2 fois, en 1976 et
en 1983.
Mais
cette année, la concurrence a été rude. La présence
de 8 équipes alors qu'il n'y en avait que 5 lors de
l'édition précédente a corsé les choses. Remportée par
le Cameroun, le dernière édition était caractérisée
par l'absence des pays du Maghreb (Maroc, Tunisie, Algérie)
et de l'Egypte, tous réputés pour leur haut niveau.
Mais étant donné que cette année la CAN est désormais
qualificative pour la Coupe du monde, tous ces pays
étaient présents. L’Egypte n'y participera donc pas.
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Sans
compter que l'Egypte ne s'est pas — comme d'habitude —
convenablement préparée pour cette compétition. Depuis
le Championnat du monde d'Argentine en 2002 et jusqu'au
mois d'août 2003, les Pharaons n'ont effectué
aucun stage de préparation à l'étranger, contrairement
aux Tunisiens qui ont passé 3 mois en Italie. « L'entraînement
au Centre olympique de Maadi n'est pas suffisant. Il
est nécessaire de fréquenter d'autres écoles de volley-ball
pour acquérir de l'expérience », souligne Abdel-Hamid
Al-Wesseimi, directeur technique de la sélection nationale.
Ces dernières années, il a fait en sorte que la moyenne
d'âge de la sélection, qui était de 30 ans en 2001,
passe à 27 ans. Le manque d'expérience des jeunes recrues,
ajouté à la mauvaise performance des autres, a provoqué
la défaite en finale. Mais l'Egypte a encore le temps
de sauver l'honneur avec les Jeux africains du Nigeria
en octobre prochain. Si elle échoue de nouveau, il lui
restera les qualifications africaines pour les Jeux
olympiques d'Athènes, qui se dérouleront en janvier
2004 en Tunisie. |