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Volley-ball
. La sélection égyptienne
disputera, du 1er au 9 août au Caire, la Coupe d'Afrique
des nations, qualificative pour les Championnats du
monde. L'équipe, rajeunie, a la ferme intention d'emporter
le titre. |
Le
mondial au bout du filet |
« Nous
visons le titre africain ». Les membres de
la sélection égyptienne de volley n'arrêtent pas de
le répéter. A quelques jours de la 14e édition de la
Coupe d'Afrique des Nations (CAN), qui débutera le 1er
août à Ittihad Al- Chorta,
au Caire, les volleyeurs égyptiens se préparent
intensément. Surtout que cette année, pour les joueurs
expérimentés tout comme les plus jeunes, cette compétition
africaine revêt une importance particulière. Car pour
la première fois, elle est qualificative pour la Coupe
du monde, qui se déroulera l'année prochaine en Grèce.
Les plus expérimentés tiennent absolument à y participer,
car ils savent qu'au regard de leur âge, ce sera probablement
leur dernier Championnat du monde. Les joueurs les plus
jeunes cherchent, quant eux, à prouver qu'ils sont capables
de représenter les couleurs égyptiennes.
Dès son
arrivé en mai 2002, Abdel-Hamid Al-Weisseimi, le directeur
technique de la sélection s'est en effet attelé à rajeunir
l'équipe. « A mon arrivée, la moyenne d'âge
des volleyeurs était de 30 ans. Il était indispensable
de l'abaisser. Mais cela devait se faire en plusieurs
phases », explique-t-il. Ainsi, lors du dernier
Championnat du monde (septembre 2002, Argentine), seuls
3 volleyeurs étaient âgés de plus de 29 ans : Mohamad
Mosselhi, Waël Al-Aidi et Hamdi Al-Safi. Il a ensuite
intégré 4 nouveaux joueurs de moins de 24 ans, à savoir
Ibrahim Rachwane, Waël Saïd, Ahmad Abdel-Sattar et Mohamad
Abdel-Rahmane. En préparation pour la CAN, Al-Weisseimi
a alors introduit dans l'équipe deux autres nouveaux
joueurs, Alaa Chahine (Al-Gueich) et Saleh Fathi
(Zamalek), lequel est âgé de seulement 20 ans.
En 2003, la moyenne d'âge de l'équipe nationale est
ainsi passée à 27 ans. « C'est une moyenne conforme
aux grandes équipes. Au-delà, cela devient dangereux
pour l'équipe. Et en dessous l'équipe risque de pâtir
de son manque d'expérience et de son immaturité »,
affirme Al-Weisseimi. |
Préparation insuffisante
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Mais
pour cette Coupe d'Afrique des nations, la préparation
des Pharaons laisse à désirer. Depuis le Championnat
du monde, l'Egypte n'a en effet effectué aucun stage
de préparation à l'étranger. Et au Centre olympique
de Maadi, leurs entraînements n'ont été que d'une qualité
moyenne. Par ailleurs, ce n'est qu'en juillet que la
sélection a commencé à disputer des matchs contre des
équipes internationales. Le 10 juillet, les hommes d'Al-Weisseimi
ont remporté le Tournoi international d'Egypte. Ils
y ont battu l'équipe olympique de Russie (3-1), l'équipe
olympique égyptienne (3-0) et la sélection universitaire
de Portugal (3-2). Puis le 18 juillet, la sélection
nationale a terminé 3e du Gala africain d'Abuja (Nigeria),
après avoir perdu face à la sélection olympique russe
(1-3) puis contre la sélection universitaire portugaise
(0-3). Ils se sont par contre imposés face au Nigeria
(3-0). « Le Gala africain était pour moi une
occasion de faire jouer les plus jeunes pour qu'ils
acquièrent de l'expérience », souligne Al-Weisseimi
Depuis
1983 (date de la dernière Coupe d'Afrique des nations
remportée par l'Egypte), ce titre africain a été remporté
par la Tunisie, l'Algérie, le Cameroun ou le Nigeria.
« Auparavant, la Coupe d'Afrique des nations
n'était pas qualificative pour la Coupe du monde. C'est
pourquoi cette compétition n'était pas si importante
à nos yeux. D'ailleurs, la plupart du temps on ne la
disputait même pas », fait remarquer Aymane
Rouchdi, attaquant de la sélection. Cette année en plus
d'être qualificative pour la Coupe du monde, la CAN
se dispute en Egypte. « Jouer à domicile est
une arme à double tranchant. Les supporters peuvent
être un atout, mais ils peuvent aussi poser problème.
Car l'équipe est composée de plusieurs volleyeurs inexpérimentés,
peu habitués à l'atmosphère des grandes compétitions.
Les encouragements intenses pourraient les déstabiliser »,
confie, Aymane Rouchdi.
De grandes
nations africaines, qui n'ont pas l'intention de manquer
leur qualification en Coupe du monde, seront présentes
pour cette CAN. Ce qui rend la tâche des Egyptiens difficile.
Avec l'Afrique du Sud et le Rwanda, ces grandes équipes
comme la Tunisie, tenante du titre, l'Algérie et le
Maroc sont les premières à avoir confirmé leur participation
à la CAN. Six autres équipes, avec en tête le Cameroun,
pourraient également confirmer leur participation avant
la réunion technique qui aura lieu le 31 juillet. « Nous
n'avons pas affronté ces pays depuis longtemps. On ne
connaît donc pas exactement leur niveau. Les Tunisiens
sont en stage de préparation en Italie depuis 3 mois.
Les jeunes athlètes algériens nous ont battus lors du
Championnat arabe de Jordanie en août 2002. Et le Cameroun
a fait de gros progrès ces dernières années »,
déclare Aymane Rouchdi. Les Pharaons auront donc
tout à prouver.
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| Doaa
Badr |
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« Il
est temps pour que les Egyptiens affirment leur suprématie »
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| 3 questions à Abdel-Hamid
Al-Wesseimi, directeur technique de la sélection nationale.
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Al-Ahram
Hebdo : Quel est votre objectif pour cette
Coupe d'Afrique des nations ?
Abdel-Hamid Al-Wesseimi :
Nous visons bien sûr le titre africain. Ce qui nous
permettra de nous qualifier pour la Coupe du monde de
Grèce, en novembre prochain. Ce titre n'a pas été remporté
par l'Egypte depuis 1983. Il est donc temps pour que
les Egyptiens affirment leur suprématie sur le continent
africain. Mais la compétition ne sera pas facile avec
la présence des grandes nations africaines comme la
Tunisie, tenante du titre, l'Algérie et le Cameroun.
Et d'autres pays africains ont réalisé de grands progrès
ces dernières années. Je pense au Nigeria et au Kenya.
Mais nous sommes à la hauteur.
— En
quoi a consisté la préparation de la sélection ?
— Depuis
mon arrivé en mai 2002, la préparation de l'équipe n'a
pas été interrompue. J'ai mis sur pied un programme
à long terme qui comprend 3 phases. La première s'est
achevée avec le Championnat du monde en Argentine, en
septembre dernier. La deuxième phase durera jusqu'aux
Jeux africains qui auront lieu en octobre prochain au
Nigeria. Elle comprend un stage de préparation au Centre
olympique de Maadi avec 2 tournois internationaux. Nous
avons remporté le Tournoi international d'Egypte qui
a eu lieu le 10 juillet dernier. Et nous avons terminé
3es au Gala africain qui s'est déroulé au Nigeria le
18 juillet dernier. Le but de la dernière phase est
la qualification pour les Jeux olympiques d'Athènes
2004.
— Jugez-vous
cette préparation suffisante ?
— Non. Mais
nous sommes en train de rajeunir l'effectif. Il me faut
du temps pour organiser mes garçons et pour obtenir
la meilleure composition. Surtout que pour cette Coupe
d'Afrique des nations, 3 titulaires seront absents :
Mohamad Mosselhi, meilleur réceptionnaire d'Egypte,
est blessé. Tandis que Hani Mosselhi et Magued Moustapha,
ils ont annoncé qu'ils prenaient leur retraite. Leurs
remplaçants doivent donc disputer plusieurs rencontres
pour acquérir de l'expérience. Sans compter les problèmes
financiers de la fédération égyptienne. A ce jour, 5
différentes sélections égyptiennes doivent se préparer
à leurs prochains rendez-vous internationaux. Or, la
stratégie de la fédération est d'accorder plus d'argent
aux jeunes équipes, car elles représentent l'avenir
du volley égyptien. En août, elles auront terminé leurs
rencontres. Pour les Jeux africains d'octobre prochain,
il risque de ne plus y avoir beaucoup d'argent pour
nous ... |
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Propos
recueillis
par D. B.
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