Emmanuel
Kwarchi, la référence
C'est la référence
des joueurs africains en Egypte. Arrivé à Zamalek
en 1983, l'attaquant ghanéen a d'emblée impressionné
les observateurs par ses grandes qualités. Coriace,
surpuissant, et très rapide, Kwarchi est un attaquant
complet. Il est en plus doté d'un jeu très technique,
qui fait de lui un des meilleurs joueurs africains d'Egypte.
Il était un vrai casse-tête pour les défenseurs adverses.
Surtout avec la présence de son coéquipier Tareq Yéhia,
à l'époque ailier gauche de Zamalek et de la
sélection égyptienne. Celui-ci, réputé pour ses centres
décisifs, a toujours su profiter du jeu de tête de Kwarchi,
en lui offrant des passes millimétrées, souvent transformées
en buts. Kwarchi n'a passé que deux saisons (1983-1985)
avec Zamalek, mais cela lui a suffi pour acquérir
une grande popularité en Egypte.
Bell,
le gymnaste
Tout a commencé
lors d'un match comptant pour les quarts de finale de
la Coupe des coupes africaines, opposant Moqaouloun
à Africa sport (C-Iv). Malgré la victoire de
Moqaouloun, les attaquants de l'équipe ont dû
faire face à une résistance acharnée du gardien de but
adverse, le Camerounais Antoine Bell. Séduits par son
excellente performance, les dirigeants du club n'ont
pas tardé à le recruter. Et Bell n'a pas déçu. Bien
qu'ayant intégré les rangs de l'équipe en milieu de
saison, il a grandement contribué à ce que Moqaouloun
remporte le Championnat d'Egypte 1983 et la Coupe des
coupes africaines 1984. Pendant son expérience égyptienne
qui a duré 3 ans (1983-1986), Bell s'est illustré comme
l'un des meilleurs gardiens d'Egypte. Il a compensé
sa taille moyenne (178 cm) par une énorme flexibilité
et une bonne vision de jeu. Bell a d'ailleurs souvent
été comparé à un gymnaste. L'entraîneur de la sélection
camerounaise de gymnastique lui a même proposé d'intégrer
les rangs de son équipe ! Son transfert à l'Olympique
de Marseille (D1, Fra), en 1987, prouve ses grandes
qualités.
La black
star de Moqaouloun
C'est trois ans
après son titre de meilleur joueur africain en 1979
que le Ghanéen Abdel-Razak Karim a intégré les rangs
de Moqaouloun. Le nouveau meneur de jeu de l'équipe
a fait partie de la génération dorée de ce club qui
a remporté le Championnat d'Egypte en 1983 et la Coupe
des coupes africaines en 1984. Sa présence sur le terrain
a été d'une redoutable efficacité. « C'est l'un
des meilleurs joueurs que j'ai vus de toute ma carrière.
Sa présence sur le terrain rassurait ses coéquipiers
et apportait énormément de puissance à l'équipe »,
se souvient Ali Chéhata, ex-défenseur du Moqaouloun
et de la sélection égyptienne de football. Après son
départ de Moqaouloun en 1986, il a joué dans
la célèbre formation ghanéenne de Kotoko et a fait partie
de l'équipe qui a battu Zamalek 5-1 à Kumassi,
lors des quarts de finale de la Coupe d'Afrique des
clubs champions en 1987.
L'incontournable
Amunike
Après son excellente
performance lors des Jeux panafricains d'Egypte en 1991,
le Nigérien Emmanuel Amunike a intégré les rangs des
Blancs pour deux saisons. Les dirigeants de Zamalek
ne se sont pas trompés. L'attaquant nigérien a sans
doute présenté la meilleure des performances de tous
les joueurs étrangers en Egypte. Ce qui a contribué
en grande partie à ce que son équipe décroche les titres
de champions d'Egypte lors des saisons 91/92 et 92/93.
Zamalek n'a en conséquence pas hésité à renouveler
son contrat pour deux autres saisons. Mais après sa
participation avec les Super Eagles en CAN 1994
et son doublé lors de la finale, Amunike a fait l'objet
de toutes les attentions des clubs européens. Son transfert
au club portugais Sporting Lisbonne pour une
somme de 800 000 dollars représente le plus grand
transfert d'Egypte. Ce qui n'étonne pas si on sait qu'Amunike
a été désigné par la CAF meilleur joueur d'Afrique 1994.
Felix,
la star d'Ahli et de Zamalek
Arrivé en Egypte
en 1993, le Ghanéen Ahmad Felix a été pendant 6 ans
le fer de lance de l'attaque d'Ahli. Ses succès
avec les Rouges ont été nombreux. Il a remporté
6 championnats consécutifs, deux Coupes d'Egypte, deux
Coupes arabes et une Coupe d'Afrique des clubs champions.
Ses débuts en Egypte ont néanmoins été laborieux. Logique
pour un joueur, alors âgé de 17 ans. Mais dès sa deuxième
saison avec les Rouges, il a su former avec son
coéquipier Hossam Hassan un duo d'attaque redoutable.
Après un petit séjour en Europe, Felix est revenu en
Egypte en 2001. Mais cette fois, pour défendre les couleurs
de Zamalek, l'éternel rival d'Ahli. Il
a aussi rejoint son ex-coéquipier Hossam Hassan, transféré
lui aussi à Zamalek en 2000. Mais ses prestations
avec les Blancs n'ont pas été aussi probantes.
Il a été remercié fin 2002.
Utaka,
le prodige
L'attaquant nigérian
est arrivé en Egypte en 1998. Pendant sa période d'essai
avec Merrikh (D2, Egypte), les responsables de
Moqaouloun présents aux entraînements ont été
séduits par ses performances, puis l'ont recruté. Au
cours de sa première saison en D1 égyptienne, Utaka
s'est illustré. Même s'il n'a inscrit avec Moqaouloun
que 6 buts. Séduit par son talent et son style de jeu,
Ismaïli l'a recruté. C'est avec ce club qu'Utaka
est apparu comme un grand attaquant. Lors de la saison
1999/ 2000, Utaka a remporté le titre de meilleur buteur
du championnat, avec 17 buts. Il a aussi remporté la
Coupe d'Egypte. Après son départ d'Ismaïli, il
a intégré le club qatari Al-Sad avant d'intégrer
Lens, (Fran. D1) en 2002.
L'avenir
prometteur de Gilberto
En 2001, sa performance
dans le match qui a opposé son club angolais Petro
Atletico à Ahli a été excellente. Séduits,
les Rouges l'ont recruté pour 600 000 dollars.
Agé de 19 ans, l’Angolais Gilberto est devenu l'un des
pions essentiels de l'équipe égyptienne ces deux dernières
saisons. De sorte que la saison dernière, il a été désigné
meilleur joueur étranger en Egypte. C'est un joueur
polyvalent qui suit à la lettre les consignes de ses
entraîneurs. En dépit de ses efforts il n'a remporté
qu'une seule compétition avec les Rouges, la Coupe d'Egypte
2003. Mais au cours des 3 saisons qui lui restent avec
Ahli , il aura le temps de se rattraper.
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