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Musée
. Une tournée au British
Museum de Londres n'est en fait qu'un voyage excitant
pour découvrir l'univers. A l'occasion de ses 250 ans,
le British Museum a organisé une semaine égyptienne.
Visite. |
Les
Pharaons éblouissent
à Londres
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Dès que
le visiteur franchit la porte du British Museum,
il a l'impression de vivre une autre dimension du temps.
Là, toutes les civilisations se réunissent sous un seul
toit pour raconter l'histoire du monde et de ses différentes
cultures à travers les âges. Africain, Américain, Européen
ou Asiatique, le visiteur se retrouve dans chacune des
salles du musée. Les trésors donnent l'occasion de mieux
comprendre la vie des ancêtres. Dans le pavillon égyptien
considéré comme le plus ancien et le plus riche de tout
le musée, c'est
un va-et-vient continu. Des visiteurs de tous âges et
de toutes les nationalités sont là pour admirer les
pièces égyptiennes exposées dans plusieurs salles. Dès
l'entrée, des statues rares et spectaculaires attirent
le visiteur. « Ils ont des collections qu'on
ne possède pas au Musée du Caire », reconnaît
Mamdouh Al-Damati, directeur du Musée du Caire. De grandes
statues de Ramsès III, de Sésostriss III, de la déesse
Sekhmet et des stèles découvertes dans différents sites
archéologiques. En fait, le British Museum possède
quelque 70 mille pièces égyptiennes de toutes les époques
et qui proviennent de différents sites archéologiques.
La pierre de Rosette attire le plus d'admirateurs. Pas
moins d'une vingtaine de personnes sont là pour prendre
des photos et comprendre l'importance de cette pierre.
Le visiteur dans cette salle du rez-de-chaussée du pavillon
égyptien se trouve tout le temps entouré surtout par
des étudiants, des papiers et un crayon en main, en
train de dessiner les objets et de copier les inscriptions
hiéroglyphiques. « On étudie la civilisation
égyptienne à l'école », dit Suzanne qui prend
des cours d'égyptologie en été. « L'histoire
de ce pays est fascinante et très riche. Les Pharaons
étaient sûrement des génies pour pouvoir exécuter de
telles statues », dit-elle tout en esquissant
sur une feuille les traits d'une statue pharaonique.
Suzanne n'est pas en fait la seule éblouie par la civilisation
égyptienne. Cette impression se lit clairement sur le
visage du grand nombre de visiteurs qui font le tour
du pavillon.
Au
premier étage du musée, plusieurs salles sont consacrées
aux momies et à la technique de momification. Dans les
vitrines, des sarcophages peints de couleurs très vivantes,
des momies bien préservées sont là pour raconter au
public un des phénomènes les plus fascinants de la civilisation
égyptienne. Ici, dans cet étage, la foule ne bouge pas
rapidement, tous veulent non seulement jeter un coup
d'œil sur les pièces présentées mais plutôt cherchent
à comprendre ce phénomène extraordinaire. La curiosité
de comprendre et de découvrir paraît dans les yeux des
visiteurs qui s'arrêtent devant chaque vitrine pour
lire chaque carte essayant de déchiffrer les secrets
pharaoniques.
C'est en
fait ce mystère qui plane autour des antiquités égyptiennes
qui attire de plus en plus de visiteurs et qui fait
du pavillon égyptien l'un des plus visités du musée. |
Propos
recueillis par
Hala Fares |
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Une
histoire de renouveau |
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Le British Museum
a été fondé le 7 juin 1753 par décision parlementaire qui
notifie l'organisation d'une loterie pour collecter des fonds
afin d'acheter la collection de sir Hans Sloane composée de
manuscrits, de livres et d'antiquités. Selon cette décision,
il était également question d'acheter les manuscrits de Harley.
En 1754, les curateurs achètent alors la
maison Montagu qui date du XVIIe siècle pour y exposer
ces collections. Ce n'est que le 15 janvier 1759 que le musée
ouvre ses portes aux visiteurs et devient ainsi le premier
musée national au monde.
Les acquisitions du musée ont continué à
s'élargir, et en 1757 le roi George II a fait donation de
la librairie royale au musée. L'expansion dans le domaine
archéologique a poussé les responsables à fonder avec la galerie
Townley un département des antiquités égyptiennes qui
a été inauguré en 1808. En 1836, un département pour les lithographies
a été créé.
Pour faire face à l'expansion des collections,
les curateurs ont décidé de construire un nouveau musée.
Cette opération, dirigée par l'architecte Robert Smirke, a
duré 30 ans et a coûté 800 000 livres sterling. La construction
de la première partie du musée consacrée à la librairie royale
s'est terminée en 1827, et Montagu House a été démolie
en 1852.
Au fil du temps et avec l'augmentation des
collections, de nouveaux pavillons ont été ajoutés. Ce n'est
qu'en 1963 que le British Museum a été reconnu comme
une institution complètement indépendante.
Le développement et les rénovations continuent
toujours. En décembre 2000, la reine Elizabeth II a inauguré
un nouveau centre éducatif de même que de nouvelles galeries,
des restaurants, des bazars, en plus de la restauration et
la transformation de la salle de lecture en un centre d'information.
Ce musée relate aussi bien le passé que l'Histoire
contemporaine. « C'est un musée universel qui contient
des objets d'Iraq, d'Egypte, du japon, du Mexique et du Ghana »,
souligne Joan Macklee, directeur de communication au British
Museum.
Plus de 5 millions de personnes visitent
le musée chaque année qui, avec le Louvre et le Métropolitain,
est l'un des musées les plus populaires du monde.
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H.F |
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