Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Echangez, écrivez

 

Nous attendons vos réflexions et vos avis sur pagecourrier@ahram.org.eg
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Portrait
Littérature
Arts
Femmes
Société
Sport
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine
L'islam et les droits des femmes

Dans une émission diffusée le 6 juillet sur la chaîne TV5, la présentatrice qui faisait un reportage sur les élections au Koweït, a indiqué presque 3 fois que la charia islamique interdit aux femmes le droit de participer aux élections. Une information évidemment fausse, c’est la loi au Koweït qui interdit cela et il ne faut jamais confondre entre la loi d’un pays et la charia islamique. La charia islamique est tout à fait juste, elle donne aux femmes exactement tous les droits comme l’homme, la femme a le droit de participer à n’importe quelles élections, elle a le droit de participer même à la guerre soit comme infirmière, soit comme soldat si elle le veut bien. La seule restriction, pour la femme ou l'homme, est que si leurs parents ont besoin d’eux, ils doivent rester à leurs côtés pour les soigner et non pas aller à la guerre. Les femmes ont aussi le droit de travailler si elles le désirent pourvu que cela n’affecte pas leur foyer et leurs enfants. Elle est donc responsable envers la société. Il est à savoir aussi que la femme a une indépendance financière, c’est-à-dire que son époux n’a pas le droit de l’obliger à participer aux frais de la maison ; si elle le fait, c’est de son propre gré et volontairement. Enfin, la femme a le droit de rendre à son époux sa dot et avoir son divorce s’il ne respecte pas sa dignité .

Mona Elwy,
Le Caire.



La religion, une matière nécessaire

Je sais que ce que je vais écrire va être mal compris par pas mal de personnes, mais je commence par vous dire que je suis une personne pour qui la religion a une importance primordiale dans la vie, et c'est d'ailleurs pour cela que je ne suis pas contre le fait de supprimer l'enseignement de la religion dans les écoles, à condition que ce soit notre décision et pas celle imposée par les Américains. La religion c'est bien plus qu'une simple matière qu'on étudie juste pour réussir. Les principes et la moralité d'un peuple ne résident sûrement pas dans une simple matière qu'on enseigne ou pas.

Ola Badaoui,
Le Caire.



L'éternel problème du logement

Notre lectrice Nihal Amin a soulevé dans le numéro 461 d'Al-Ahram Hebdo l'épineuse question de la crise du logement à laquelle font face nos jeunes. A juste titre, elle conçoit que notre gouvernement ne tient pas compte de la réalité dans la mesure où il faudrait être déjà marié et sans aucun logis, pour être autorisé à formuler une requête pour le projet de logement Moubarak. Elle trouve aussi que la loi relative à l'hypothèque immobilière ne résout pas le problème, vu que les conditions et les mensualités requises ne sont nullement en harmonie avec les capacités des jeunes. Une solution pratique est requise. A travers toutes nos villes, il y a d'innombrables appartements non utilisés depuis des décennies et cela dans la presque-totalité des immeubles. Rien qu'au Caire, on a recensé un million d'appartements inoccupés. Les locataires qui les détiennent n'en font plus usage vu qu'ils en ont acquis d'autres sous couvert d'autres noms ou d'autres subterfuges. Les locations mensuelles de ces appartements inutilisés ne dépassent plus le prix d'une pastèque, et ces locataires abusifs ne maintiennent leur mainmise que pour exploiter leur désistement et créer une crise de logement inexistante. Une augmentation logique des loyers gelés depuis 50 ans inciterait ces receleurs d'appartements superflus à réduire leurs faramineuses exigences, ce qui rendrait disponibles à nos jeunes des millions d'appartements barricadés. Elle résoudrait aussi le problème de l'entretien, qui excède le quintuple des loyers de l'immeuble.

Le fond du problème est que nos chers députés redoutent déplaire à la masse électorale de leur circonspection, et ceci rien que pour assurer le renouvellement de leurs mandats. Que le dénouement de la crise du logement, que l'entretien des immeubles et que tout notre patrimoine immobilier aillent au diable, l'important est d'assurer leur perpétuelle réélection.

Raouf Hakim,
Héliopolis.

Haut de page
Professeurs médiocres, mauvaise éducation

En Egypte, pour être professeur d'université, il faut d’abord avoir été maître-assistant dans la faculté. Il faut obtenir une mention très bien ou excellente après 4 ans dans l'université. Puis l'assistant doit préparer son doctorat dans son université ou dans un autre pays comme les Etats-Unis ou la France. Quelques années après, il devient alors docteur. Beaucoup d’entre eux pensent que c’est la fin, mais il n'en est rien. C'est là que les choses commencent.

Pourtant, certains professeurs interdisent les questions des étudiants, d'autres ne sont pas de bons pédagogues (notamment dans les facultés pratiques et dans les sections de langues de certaines facultés). Où est l'émulation qui augmente l’intelligence et la création ?

Le professeur doit être un bon exemple pour ses étudiants, et cela pendant les deux étapes : le doctorat et quand il devient professeur.

1. Le maître-assistant devrait être un chercheur pour éviter de sombrer dans la répétition et pour renouveler ses idées.

2. Il faut bien étudier tous les nouveaux sujets dans son domaine et avoir une connaissance très large.

3. Il faut communiquer avec les étudiants dans la classe pour leur apprendre à répondre, et leur poser des questions, afin de créer une émulation. On trouve beaucoup de professeurs qui posent des questions, puis ils donnent à leurs étudiants les noms des livres qui renferment les réponses. Mais à quelques exceptions près, il y a peu d'excellents professeurs. Il me semble que c'est de la faute des professeurs si le système est si mauvais.

Chahinaz Safwat.
Le Caire.

Selon l'une de nos lectrices, le niveau de la plupart des professeurs universitaires est médiocre. Qu'en pensez-vous ? Vos réflexions seront les bienvenues.

 

 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631