Nouveau
gouvernement, nouvelle politique ? |
On
parle de plus en plus d'un remaniement gouvernemental
qui pourrait avoir lieu très prochainement. Ce sujet
fait un débat houleux sur la scène politique. A mon
avis, il est bien temps de prendre une telle décision,
notamment que le pays souffre actuellement d'une crise
économique très grave. Je vois que cette crise est
due à la politique adoptée par le gouvernement actuel.
Celui-ci insiste à mettre en application des politiques
qui sont adoptées à l'étranger et ont bien réussi,
mais ceci ne veut pas dire que ces politiques apportent
leurs fruits et réussissent en Egypte. A titre d'exemple,
la privatisation. Le gouvernement actuel n'a rien
gagné de cette politique sauf qu'il a cédé son rôle
dans le développement ainsi que ses responsabilités
au secteur privé. Et la conséquence était que ce sont
les citoyens qui ont assumé plus de charges financières
après avoir mis en vigueur certaines décisions comme
l'annulation de certaines subventions. La question
que je vous pose est la suivante : un éventuel
remaniement gouvernemental pourra-t-il corriger les
fautes du gouvernement actuel ou bien le nouveau gouvernement
va-t-il suivre et adopter la même politique ? |
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| Gihad
Abdel-Aziz,
Le
Caire. |
| Une
de nos lectrices se demande si un changement de gouvernement
peut soigner les multiples maux de l'Egypte en adoptant une
nouvelle politique. Pensez-vous que le gouvernement actuel
est à l'origine des problèmes du pays ou que l'affaire est
bien plus compliquée que cela ? Nous attendons vos réflexions. |
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Nous attendons vos réflexions et vos avis sur pagecourrier@ahram.org.eg
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Palestine
. Un de nos lecteurs dénonce
la politique israélienne et le premier ministre israélien,
qui selon lui, veut tout sauf la paix.
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Sharon, fidèle à lui-même
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Depuis son
élection au poste de premier ministre en 2001, Ariel Sharon
pratique l'ambiguïté quant à ses positions politiques. Il
proclame et répète à satiété qu'il désire la paix et qu'il
est prêt à faire des « concessions douloureuses ».
Mais dans son action, il s'est éloigné de tout plan politique,
a envoyé Tsahal réoccuper les villes de Cisjordanie.
Dans un entretien à Haaretz, il y a un mois, Sharon
est allé très loin, précisant pour la première fois ce qu'il
entendait par l'expression « concessions douloureuses ».
Il a parlé de mesures « de grande portée »,
de dire adieu au « berceau du peuple juif »
dans des endroits comme Bethléem, Shilo et Beit El. Il a
promis un « effort sincère de parvenir à un véritable
accord » à la suite de la victoire américaine en
Iraq et de la nomination d'Abou-Mazen au poste de premier
ministre palestinien. Inévitablement, ses propos ont provoqué
un débat public sur ses intentions réelles. Userait-il du
pouvoir qu'il a acquis par sa victoire écrasante pour faire
la paix ? Le passé de Sharon, et en particulier ses
efforts incessants en faveur de la colonisation dans les
territoires, font naître des soupçons quant à sa sincérité.
Mais le premier ministre insiste pour dire qu'à son âge,
il n'a pas d'autre ambition que celle de faire la paix.
Hier, il est apparu clairement que l'ancien Sharon n'a pas
disparu. Dans une interview au Jérusalem Post, il
a déclaré que « des Juifs vivront à Beit El »
sous souveraineté israélienne. Il a dit que ses précédentes
déclarations avaient été mal interprétées, et que ces lieux
ne sont « pas candidats à l'évacuation ».
Au cours de son dernier entretien avec Colin Powell, il
a également envoyé un double message. Il a promis qu'Israël
« donnerait ce qu'il est nécessaire » quand
le temps serait venu, si sa sécurité est préservée, mais
a rejeté de façon véhémente l'exigence américaine de geler
la construction pour « croissance naturelle »
dans les colonies.
Les termes de Sharon montrent qu'il n'a pas intégré le changement
conceptuel nécessaire pour parvenir à un accord de paix
fondé sur le compromis. Il semble que le premier ministre,
malgré son désir d'un accord, n'ait pas encore renoncé à
sa vision des colonies et d'une annexion rampante de la
Cisjordanie.
Son soutien
à un Etat palestinien demeure vide de sens, s'il n'est pas
prêt à se retirer de zones qui donneraient aux Palestiniens
une continuité territoriale et permettraient à leur Etat
d'exister dans des conditions raisonnables. Ses déclarations
sur les concessions ne veulent rien dire s'il tient à laisser
en place les avant-postes.
A la veille
de ses rencontres avec Abou-Mazen et Bush, Sharon refuse
de faire tout geste significatif, et se contente de maigres
mesures, qui ont déjà été tentées par le passé, sans succès.
Qu'il exige de l'Autorité palestinienne d'engager une guerre
déterminée contre le terrorisme est justifié, et cela devra
constituer la base de toute future négociation et de tout
accord. Mais Israël doit aussi fournir sa part du travail
en clarifiant l'« horizon politique » et
en rendant tangible sa volonté de parvenir à un compromis.
Il en va de
l'intérêt d'Israël, et cela n'est pas se soumettre à la
pression américaine. Les résultats de la visite de Powell
montrent que l'actuelle Administration américaine est encore
réticente à s'investir profondément dans le conflit israélo-palestinien,
et qu'elle préfère en laisser la responsabilité aux parties
en présence.
La balle est
donc dans le camp de Sharon. S'il s'en tient à son soutien
aux colonies, la chance qui existe aujourd'hui d'en finir
avec le conflit sera manquée.
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Patrick
Feldstein,
France.
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L'âge d'or de la femme
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Aujourd'hui,
la femme joue un rôle important, voire essentiel dans notre
société. La femme égyptienne a montré sa capacité à exercer
les mêmes tâches que les hommes. Elle réussit dans différents
domaines : politique, économique, sportif et artistique.
La femme devient un membre producteur et efficace dans toutes
les sociétés. Par contre, dans le passé la femme était traitée
comme si elle était « la propriété de l'homme ».
On lui interdisait ses simples droits, c'est-à-dire l'héritage,
l'instruction. Mais, maintenant la femme jouit de plusieurs
droits. A titre d'exemple : elle peut être juge comme
Tahani Al-Guébali, devenue récemment la première femme juge
en Egypte. Sans oublier son rôle en tant que mère et responsable
de la famille, qu'elle assume pleinement malgré ses autres
préoccupations.
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Dina Hassan,
Port-Saïd.
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Non aux cafés pour femmes !
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C'est en
réponse au forum paru au numéro 451 d'Al-Ahram Hebdo,
à propos d'« Un café pour les femmes »,
que je vous donne mon avis. je suis tout à fait contre cette
idée. Parce que cela est contraire aux préceptes de la religion
qui limitent les sorties des femmes hors de chez elles.
Les femmes peuvent avoir beaucoup d'activités utiles, mis
à part évidemment leurs responsabilités ménagères. Elles
peuvent participer à des œuvres de charité, participer activement
à une association destinée à aider les orphelins, etc. Il
y a tant de choses utiles pour occuper le temps pour ces
dames au lieu de le passer au café ! C'est mon point
de vue, et je sais qu'il y en a tant d'autres différents
du mien.
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Abdel-Moneim
Moustapha,
Gharbiya.
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Sans
haut
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Il n'y a
aucun doute. Toutes sans haut à Alexandrie ! Je suis
désolé de vous décevoir mais celles qui se promènent sans
haut ne sont nullement les serveuses dans le plus récent
bar, restaurant ou discothèque étranger. Ce sont les poubelles
fournies par Onyx, la compagnie française. Alors
que les poubelles elles-mêmes sont construites de fibres
très solides qui résistent au temps, les couvercles sont
fabriqués de plastique ordinaire et sont fracassés par l'usage
brutal. Ce nombre croissant de poubelles sans couvercles
diffusent des odeurs nauséabondes et encouragent les cafards
et rongeurs à faire un festin.
Si je peux
me permettre de faire une suggestion, la compagnie française
devrait peut-être fournir des couvercles en aluminium comme
remplacement.
Autre chose :
la municipalité d'Alexandrie trouve nécessaire que l'emplacement
de chaque poubelle soit indiqué. Mais cette inscription
au lieu d'être inscrite d'un marqueur rouge par exemple,
elle est barbouillée avec une brosse trempée dans de la
chaux. Le résultat est surprenant.
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Mahmoud
Al-Dakhakhni,
Un Alexandrin
exaspéré.
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Non
à la contrefaçon
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Ce qui m'a
poussée à vous écrire, c'est tout simplement que j'aimerai
donner mon témoignage concernant la lettre publiée dans
le numéro 452 sous le titre de « Les produits imités
plus vrais que les vrais ». Je suis tout à fait
contre l'avis du lecteur. Je crois qu'une telle suggestion
ne donne aucune solution au problème du chômage. Pourquoi
pensons-nous toujours aux solutions faciles et illégales ?
Comment se fait-il que nous encouragions la contrefaçon
des marques connues soit celles de parfums, chaussures,
etc. Au lieu d'adopter ce genre de gain illégal, pourquoi
ne pas avoir notre propre industrie ? A titre d'exemple,
en France, quand on veut acheter une paire de baskest de
bonne qualité, on n'est pas obligé de chercher une marque
de prestige telle qu'Adidas ou Nike, etc.
Tout simplement, on a le choix entre plusieurs marques nationales
de très bonne qualité. Là-bas, on porte des articles griffés
pour frimer. Mais chez nous, on est obligé d'acheter des
produits de marque car les nôtres sont de mauvaise qualité
même s'ils coûtent cher. Alors, plutôt que d'encourager
les jeunes à gagner leur vie de manière illégale, il vaudrait
mieux appeler les producteurs et les industriels égyptiens
à améliorer notre production nationale. Cela pourrait aider
les jeunes et rendre notre pays productif et non consommateur
des marchandises importées. Ceci n'est pas impossible. Les
produits asiatiques et surtout chinois ont envahi notre
pays et le monde entier. On les trouve dans chaque maison.
Alors, au lieu d'importer et d'affecter notre économie et
notre industrie, fabriquons !
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Salma Mohsein,
Le Caire.
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