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l'ont fait. « Ils » ne sont pas les joueurs
de Zamalek, mais ceux
d'Enppi après leur victoire (1-0) contre Ahli,
le leader du classement, vendredi au stade du Moqaouloun.
Et ce, grâce à un but de l'attaquant de l'équipe Sayed Abdel-Naïm,
à la 31e minute de la rencontre. Une victoire qui a offert
le titre de champion d'Egypte à Zamalek, lequel,
à son tour, a battu Ismaïli 1-0 au Stade du Caire
grâce à un beau coup de tête de son milieu Hossam Abdel-Moneim.
Un grand merci aux joueurs d'Enppi, pourraient dire
les Zamalkaouis, car la victoire de leur équipe,
qui était à la 2e place du classement, avec 64 points, n'était
pas suffisante pour assurer le titre. Les Blancs,
qui n'étaient pas véritablement les maîtres de leur sort,
avaient besoin qu'Ahli, le leader du classement,
avec 66 points, perde contre Enppi pour rattraper
les deux points en retard qui étaient en faveur des Rouges.
Une mission accomplie par les hommes de Taha Basri, le directeur
technique d'Enppi et l'ex-entraîneur de Zamalek.
« Je
n'arrive pas à croire que nous sommes devenus champions
d'Egypte. Notre situation était très critique lors de la
dernière journée, le top de nos ambitions était qu'Ahli
fasse un match nul et qu'on joue un match de barrage
pour trancher le titre. Mais sa défaite était hors de nos
pronostics. Je pense que je rêve », a déclaré Hazem
Emam, le capitaine de Zamalek, juste après la fin
de la rencontre.
C'est
vrai que le facteur chance penchait du côté de Zamalek
dans cette journée décisive. Mais, dans l'ensemble, la victoire
des Blancs reste bien méritée. Car, selon l'avis
de tous les observateurs, Zamalek a joué le plus
beau foot cette saison. Ce qui n'était pas le cas de son
rival Ahli, qui n'a pas convaincu dans la majorité
de ses rencontres. D'ailleurs, les chiffres parlent d'eux-mêmes.
Sur 26 matchs disputés en Championnat, les Blancs
ont réalisé 21 victoires, 4 matchs nuls et encaissé une
seule défaite contre Haras Al-Hodoud 1-2, lors de
la 8e journée, à Alexandrie. Dans cette rencontre, Zamalek
a présenté une bonne performance et son défenseur Waël Al-Qabbani
a manqué un penalty, alors que le résultat était 1-1. Et
ce n'est qu'à la dernière minute de la rencontre que Haras
Al-Hodoud a marqué le but de la victoire par un tir
mal repoussé par Mohamad Abdel-Moncef, le gardien de Zamalek.
De
même, Zamalek possède la meilleure attaque du championnat,
avec 57 buts marqués en 26 rencontres, une bonne moyenne
pour une attaque comprenant des attaquants de talent, à
l'instar du vétéran Hossam Hassan, d'Abdel-Halim Ali et
de Gamal Hamza. Zamalek possède aussi la meilleure
défense du championnat, avec 10 buts en 26 rencontres. Une
énorme mutation qui s'est opérée au niveau de la performance
défensive des Blancs, comparée à celle de la saison
dernière, 39 buts.
Par
ailleurs, les résultats de Zamalek face aux grands
comme Ahli et Ismaïli étaient remarquables.
Les Blancs ont fait un match nul (2-2) contre Ahli
lors du match aller avant de le battre en match retour
3-1. Quant à Ismaïli, le tenant du titre, il a subi
deux défaites contre Zamalek : 1-3 à Ismaïliya,
avant la dernière rencontre de vendredi (1-0). Des résultats
qui reflètent la puissance de la formation de Zamalek
cette saison. « Notre victoire est le fruit d'un
grand travail en commun effectué par les joueurs, le cadre
technique et l'administration du club. Je remercie nos spectateurs
qui nous ont largement soutenus cette saison. Nous avons
beaucoup travaillé et nous méritons bien ce titre »,
explique Ahmad Ramzi, l'entraîneur de l'équipe.
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Mais
si les Blancs sont parvenus à un tel niveau, il ne
faut pas oublier les gros efforts déployés par le directeur
technique de l'équipe, le Brésilien Carlos Roberto Capral.
Ce dernier est le principal artisan de cet exploit. Lors
de cette saison, Capral a prouvé qu'il savait utiliser les
éléments qu'il avait à sa disposition en fonction de chaque
match. Doté d'un talent d'excellent technicien, Capral a
fait preuve d'une grande habileté dans la mise en place
de techniques de jeu adaptées aux différents matchs. Sa
clairvoyance lui a aussi permis d'intervenir à des moments
critiques. Les deux rencontres contre Ahli étaient
des exemples flagrants de sa clairvoyance où il a su faire
réussir un match nul 2-2 contre Ahli lors du match
aller, alors que son équipe était réduite suite à de nombreuses
absences face à Ahli, qui a disputé la rencontre
avec un effectif au complet. Une des grandes qualités de
Capral, c'est sa forte personnalité. Personne ne peut oublier
sa décision de suspendre les 6 joueurs titulaires de l'équipe,
à savoir Hossam et Ibrahim Hassan, Mohamad Aboul-Ela, Tareq
Al-Saïd, Medhat Abdel-Hadi et Mohamad Kammouna pour cause
d'indiscipline. Une décision inhabituelle à Zamalek
connue par sa fragilité face les stars. Sans compter aussi
que Capral a su préparer tous ses joueurs de sorte que l'absence
de n'importe quelle star n'affecte pas les rangs de l'équipe.
En tout cas, Capral a enregistré son nom en lettres d'or
dans l'histoire de Zamalek, grâce à son grand succès
remporté avec l'équipe cette saison : le titre du Championnat.
Il s'agit du 4e titre décroché par Zamalek avec Capral
cette saison après les titres de la Supercoupe d'Egypte,
la Ligue des champions d'Afrique et la Supercoupe d'Afrique.
Un exploit sans appel pour un entraîneur dans toute l'histoire
de Zamalek. Ce qui a amené l'administration du club
à renouveler son contrat pour deux saisons. Une décision
qui ne peut être qualifiée que de sage.
Mais
les manœuvres d'un entraîneur restent restreintes s'il ne
possède pas de bons joueurs. Il faut à ce titre saluer la
richesse de l'effectif de Zamalek. En effet, 28 joueurs
blancs avaient participé au Championnat. Un grand
nombre de joueurs, mais aussi une flexibilité technique
qui caractérisent cette équipe. Ce qui donne l'occasion
au directeur technique de faire bouger ses éléments lors
des rencontres. Comme par exemple en attaque. Capral a l'embarras
du choix entre l'expérience de Hossam Hassan, la rapidité
d'Abdel-Halim Ali, la bonne technique de Gamal Hamza et
la puissance physique de Walid Salah Abdel-Latif. Sans compter
aussi que Zamalek possède un grand atout qui le distingue
des autres équipes : deux gardiens de haut niveau comme
Abdel-Wahed Al-Sayed et son remplaçant, Mohamad Abdel-Moncef.
Le
Championnat a été une étape cruciale qui s'est achevée par
un succès inattendu de Zamalek. Maintenant, c'est
le tour de la compétition africaine. Les Blancs seront
au rendez-vous, dimanche 1er juin, pour le match retour
des 8es de finale de la Ligue des champions contre l'équipe
tanzanienne Simba. Les Blancs devront rattraper
leur défaite du match aller (0-1). Une mission qui ne sera
sûrement pas difficile pour Zamalek, champion d'Afrique
et récent champion d'Egypte. |