Les mesures prises
pour contrer et cerner le problème des enfants naturels sont simplistes,
car traiter localement une tumeur maligne c'est méconnaître la
nature du mal et son origine. Je ne citerai pour exemple de solution
simpliste que cette fatwa arrachée auprès de ceux qui font
de notre religion un gagne-pain.
Une fatwa
qui autorise l'adoption en dépit de son illégitimité dans notre
religion musulmane. L'adoption ou « tabanni »
est interdite et dans la sunna du prophète et dans le Coran. Seule
la kafala, ou si vous voulez la prise en charge, est permise
dans ces cas-là. Le faux et l'usage du faux sont réprimés du point
de vue religieux et juridique.
La paternité et la
légitimité que leur ont confisquées et refusées leurs propres
parents ne sauraient être exigées et demandées à coup de fatwas
auprès des âmes charitables qui les ont pris en charge afin de
leur assurer un minimum de chaleur et de confort.
Comment, par ailleurs,
expliquer le laxisme et cette indulgence juridique à l'encontre
de ces criminels (c'est le juste mot) qui, le forfait accompli,
s'en vont allègrement vers d'autres aventures et conquêtes en
laissant le soin aux pouponnières et aux âmes sensibles et charitables
de recueillir le fruit de leur libertinage ?
Vous me direz que
ce genre de mésaventure peut arriver aux plus malins de nos jours,
surtout que l'environnement s'y prête, car le libertinage n'est
plus perçu comme tel, mais plutôt vu sous l'angle de l'émancipation
et de liberté et que les parents et l'école ne font plus leur
devoir d'éducation, de moralisation, etc. !
Je vous le concède
et je suis tout à fait d'accord avec vous ! Mais ces deux
institutions, scolaire et parentale, font l'objet de beaucoup
d'attaques par ce courant influant et étranger à notre société
qu'est le courant laïque !
Sous couvert de la
lutte contre le terrorisme, ce puissant lobby, et grâce à ses
relais d'Outre-Mer et internes, s'est mis à combattre tout ce
qui peut entraver sa marche laïque.
Allant jusqu'à instaurer
la mixité au fin fond de nos villages et gourbis par l'entremise
de leurs satellites associatifs dont on ne parle presque jamais.
Le cas qui nous préoccupe,
celui des enfants naturels, persistera tant que la reproduction
illégitime se fera impunément au su et au vu des lois et des hommes.
Quand bien même nous
adopterons ces innocentes victimes, le problème ne se résoudra
pas tant que les usines productrices n'auront pas fermé leurs
portes et tant que notre système éducatif et tout notre environnement
socioculturel et nos médias ne s'impliquent pas pleinement. Nul
n'est à l'abris de ce genre de mésaventure humaine, mais le bon
sens et la logique exigent des auteurs des forfaits une réparation,
celle qui consiste à assumer les responsabilités inhérentes au
« fruit de leur libertinage ». Ne dit-on pas
qu'une faute avouée est à moitié pardonnée ?
Je propose donc quelques
idées que pourront, éventuellement, étoffer nos sociologues et
autres spécialistes.
1. La sensibilisation
populaire sur l'impact de ce fléau (enfants naturels et mères
célibataires) sur la société du point de vue démographique. Une
démographie jusque-là qui ne tient compte que des naissances légitimes.
2. Le maintien
et la consolidation de l'enseignement islamique à tous les niveaux
de notre système éducatif en faisant la sourde oreille aux appels
laïques qui demandent l'exclusion de toute odeur islamique de
notre environnement !
3. Institution
d'une politique sociale saine et juste qui garantit le minimum
honorable pour survivre.
4. Je suggère
une législation, car jusqu'à présent, aucune loi, ne serait-ce
que dissuasive, n'est appliquée contre ce genre de criminels qui
sévissent en toute liberté ! Pour être juste, j'exclue cette
frange de filles ou de femmes violées par les hordes sauvages
et celles qui sont agressées malgré elles et contre leur volonté.
Je parle surtout de ces filles qui remplissent nos centres hospitaliers
dès l'apparition de la grossesse jusqu'à l'accouchement et s'en
vont sans qu'on leur demande la moindre des explications.
Certes, l'Etat doit
les prendre en charge, mais en contrepartie des mesures de réparation
doivent être appliquées pour espérer, pouvoir un jour réduire
ce fléau, à défaut de l'évincer complètement de notre société.
Les fauteurs doivent
assumer leur responsabilité en donnant à leur « création »
un nom, et ce, c'est la moindre des réparations.
Je réitère, enfin,
mon appel à l'élargissement et à l'enrichissement du débat par
tous ceux qui veulent, réellement, contribuer à soustraire nos
pauvres enfants de ce tabou qu'est l'illégitimité ! Le débat
est ouvert et bienvenu à tous et à toutes ! |