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La
sécurité en Iraq va de mal en pis. Les opérations militaires
contre les forces d'occupation, les institutions de l'Etat et
l'infrastructure se poursuivent sans discontinu pour atteindre
des institutions liées à l'Onu, comme la Croix-Rouge. L'intensification
de ces opérations représente un choc pour les faucons du Pentagone,
un défi intolérable. La riposte américaine prévoit la poursuite
des frappes militaires en vue de liquider les capacités de la
résistance iraqienne.
Dans leur réponse
aux attaques de la résistance, les forces américaines commettent
des crimes comparables à ceux que commettent en Palestine les
forces israéliennes. Amnesty International n'a pas tardé
à accuser les forces américaines d'être responsables de crimes
de guerre : démolition des maisons, violation des droits
de l'homme.
L'affrontement
entre la résistance et les forces d'occupation est un conflit
stratégique dont le peuple iraqien est la première victime.
Tout se passe comme si la chute du régime de Saddam Hussein
devait être payée par une occupation étrangère. L'occupation
n'est pas venue pour libérer le peuple iraqien comme le prétendent
les Américains.
Le problème essentiel
est celui de l'embarras dans lequel se trouvent les Etats de
la coalition. Et maintenant que la guerre a eu lieu, que le
peuple est devenu victime de la violence, n'est-il pas temps
d'agir pour le sauver, pour empêcher les faucons de l'Administration
américaine de poursuivre leur jeu qui menace la stabilité de
la région ?
La complexité de
la situation actuelle, l'impasse dans laquelle se trouvent les
forces d'occupation peuvent offrir une occasion favorable pour
mettre fin à l'occupation et le recouvrement par le peuple de
sa souveraineté, sous contrôle international et pour une période
déterminée.
L'Administration
américaine a enfin répondu à ce que la Ligue arabe et certaines
forces internationales ont réclamé depuis longtemps : un
transfert rapide du pouvoir aux Iraqiens. L'Administration Bush
n'avait en fait pas d'autre choix. Il est toutefois clair que
la question ne sera pas facile et ce pour plusieurs raisons :
d'abord, les faucons du Pentagone feront tout pour résister
à cette décision qui signifie la défaite de leur vision, de
leurs plans et leurs projets. Ensuite, il est possible que la
décision américaine a été motivée par la volonté de l'Administration
de tempérer la colère de l'opinion publique aux Etats-Unis en
raison des pertes humaines survenues dans les rangs des soldats
de l'armée. D'où le refus de Washington de définir un calendrier
précis pour le transfert du pouvoir au peuple iraqien.
La situation actuelle
en Iraq met en lumière la crise des forces d'occupation anglo-américaines.
Le peuple iraqien libéré du régime de Saddam Hussein n'accepte
pas l'alternative de l'occupation. Tant que les Etats-Unis et
la Grande-Bretagne ne procèdent pas au transfert du pouvoir
au peuple, les opérations de résistance se poursuivront. Plus
important encore : l'image des Etats-Unis dans le monde
arabe est de plus en plus ternie.
Dans son discours
devant l'Assemblée du peuple et le conseil consultatif, le président
Moubarak a précisé de façon claire les moyens de sortir de l'impasse
en Iraq : « Pour aider le peuple iraqien dans cette
étape difficile de son histoire, il est indispensable de mettre
fin à la recrudescence de la violence, de procéder au retour
de la stabilité et au transfert du pouvoir au peuple iraqien ».
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