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Découverte
. Près de la pyramide
du roi Ounas de la Ve dynastie, la mission du musée du
Louvre a révélé un masque d'or et plusieurs sarcophages
de différentes époques.
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Belle
moisson à Saqqara |
Une grande
quantité de sarcophages en calcaire et en bois, des momies
et de petites statues qui remontent à différentes époques
pharaoniques ont été découverts la semaine dernière par
la mission française du musée du Louvre dirigée par Christine
Ziegler. Ces révélations ont été faites à l'intérieur
de trois puits près de la tombe d'Akhethetep se trouvant
au nord de la pyramide d'Ounas, l'un des rois de la Ve
dynastie à Saqqara. C'est au cours des travaux d'aménagement
que la mission a fait cette grande découverte.
« Les
analyses préliminaires portent à croire que ces pièces
remontent à la troisième période intermédiaire (Xe
siècle av. J.-C.) et l'époque ptolémaïque (IVe
siècle av. J.-C.) », explique Zahi Hawas,
secrétaire général du Conseil Suprême des Antiquités (CSA).
Selon Ziegler, le premier puits découvert dans la région
nord a mené la mission à découvrir deux entrées d'une
profondeur de 5,28 m, celle du nord conduit à une chambre
qui contient un sarcophage en calcaire fermé, une momie
et un sarcophage en bois sur lequel est inscrit le nom
Tchainou et tout près de cette chambre se trouvent plusieurs
autres petites chambres retrouvées intactes. Le côté ouest
du premier puits contient une grande salle de 12,30 m2
avec à l'intérieur deux sarcophages en bois dont l'un
porte le nom de Pennou, en plus de la découverte de douze
momies en bon état de conservation. Dans cette même salle,
mais du côté nord, se trouve une chambre funéraire qui
remonte à l'époque tardive dans laquelle se trouvent deux
sarcophages en bois dont l'un porte le nom d'Iahmes, fils
de Psametik, de même qu'un coffret sur lequel sont inscrits
des sujets religieux plein de dessins. Les responsables
de la mission n'ont déplacé aucun objet ; même les
sarcophages n'ont pas été ouverts en attendant la nouvelle
saison de fouille l'année prochaine.
Dans le deuxième
puits qui se trouve dans le côté nord-ouest, la mission
a trouvé encore une grande salle qui contient cinq petites
chambres du côté sud en plus d'une grande salle du côté
nord. « Cette chambre a été utilisée dans une
période quelconque, ce qui explique la présence d'une
grande quantité de sable et le reste de momies dispersées
par terre », a souligné Hawas.
Parmi le
lot découvert un masque tout en or en très bon état. En
plus d'une collection de tissus sur lesquels sont écrits
des extrais du livre des morts. La mission a de même découvert
deux sarcophages en pierre calcaire sur lesquels son inscrits
des textes en démotique. Dans la deuxième chambre du deuxième
puits la mission a trouvé encore un sarcophage qui appartient
à une personne nommée Imhotep, en plus de cinq momies
près desquelles se trouvent des objets funéraires.
Pour la mission
du musée du Louvre, la prochaine saison de fouille paraît
prometteuse. Les travaux de fouille vont se poursuivre
pour délivrer le reste du trésor supposé se trouver dans
le troisième puits. En marge des fouilles, la mission
compte commencer à faire des études scientifiques sur
les objets déjà découverts pour avoir plus d'informations
historiques sur le complexe funéraire d'Akhetep à Saqqara.
Pour ce, la mission a demandé au CSA de faire des analyses
aux rayons x sur les momies par des spécialistes français.
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Hala
Fares |
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| Une
cathédrale souterraine
rendue aux touristes |
Une équipe
d'archéologues et d'architectes va rendre à un large
public, par des travaux d'aménagement, un monument presque
oublié du centre d'Alexandrie, la citerne Al-Nabi, impressionnante
cathédrale souterraine qui servait jadis à stocker l'eau
du Nil. « Les savants
qui accompagnaient Bonaparte avaient recensé plus de
400 de ces citernes à Alexandrie », explique
Jean-Yves Empereur, chercheur au CNRS et qui mène depuis
une quinzaine d'années, à la tête du Centre d'Etudes
Alexandrines (CEA), des fouilles de sauvetage dans le
grand port égyptien de la Méditerranée.
De l'extérieur,
le lieu n'a rien de spectaculaire. Un jardinet, une
porte, un escalier qui s'enfonce dans le sol. Mais soudain,
par une petite ouverture apparaissent trois étages d'élégantes
colonnades, chapiteaux, arcs et travées. Au IXe siècle,
les bâtisseurs de ce monument « ont réutilisé
des éléments architecturaux de monuments antiques, des
colonnes de granite, des bases, des chapiteaux »,
ajoute Jean-Yves Empereur. « La citerne a été
restaurée vers 1950, mais elle n'est guère visitée »,
ajoute-t-il. De l'Antiquité à la fin du XIXe siècle,
les Alexandrins stockaient dans ces centaines de citernes
l'eau qu'un canal amenait depuis le Nil, à une trentaine
de kilomètres à l'est d'Alexandrie. « Au moment
de la crue, en août-septembre, les citernes étaient
remplies et l'on vivait sur ces réserves pendant tout
le reste de l'année », explique le chercheur
français.
Ces citernes
étaient l'un des principaux buts de visite des voyageurs
des siècles passés, mais elles ont ensuite été peu à
peu oubliées. En collaboration avec le Conseil Suprême
des Antiquités égyptien (CSA), le CEA a décidé de lancer
d'importants travaux d'aménagement de la citerne Al-Nabi,
avec l'aide financière de la société Gaz De France
(GDF). Ce partenariat est en quelque sorte le volet
culturel d'un important contrat entre GDF et l'Egypte,
qui fait du pays des Pharaons le second fournisseur
de gaz naturel de la France, outre la construction d'un
complexe de liquéfaction du gaz et d'un port méthanier
à l'est d'Alexandrie, a expliqué à l'AFP Jean-Yves
Empereur. Au Centre d'études alexandrines, deux architectes,
Laurent Borel et Chrystelle March, mettent la dernière
main au projet d'aménagement de la citerne. Les visiteurs
découvriront les différents étages sur des passerelles,
remonteront dans un musée qui présentera des maquettes
de plusieurs autres réservoirs et expliquera « comment
les Alexandrins captaient, stockaient et distribuaient
l'eau durant les 2 300 ans d'histoire de leur cité »,
ont-ils expliqué.
Les enfants
pourront poursuivre le parcours par un « laboratoire »
où des moniteurs leur apprendront à façonner des maquettes
de citernes et leur expliqueront l'importance de l'eau
sur notre planète. Le projet fait partie des initiatives
engagées depuis plusieurs années en faveur d'Alexandrie,
« l'autre capitale » de l'Egypte, dont
la plus spectaculaire a été en octobre 2002 l'inauguration
de la Bibliothèque d'Alexandrie, qui succède à l'antique
bibliothèque, disparue il y a près de 16 siècles dans
un incendie.
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Michel
Sailhan (AFP) |
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