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Palestine .
Une de nos lectrices dénonce la politique européenne en Palestine,
en nous livrant un témoignage poignant du quotidien vécu dans
les Territoires. |
| Ne
pas céder, c'est rester vivant |
Ce à quoi j’ai
assisté le jour de l'Aïd était très pénible à supporter,
même si je n’ai pas vu une goutte de sang couler. Voir des soldats
qui ne cachent pas le plaisir qu’ils prennent à humilier et à
insulter d’autres hommes, sans pouvoir intervenir, sans pouvoir
les arrêter, est une forme de torture dont on ne sort pas indemne.
C’est le dernier
jour de l’Aïd Al-Fitr. Un jour qui devrait être pétri de
douceur et d’amour. Rien de tout cela, en ces contrées en butte
au fanatisme des soldats israéliens.
Quand je suis arrivée
sur ces lieux maudits, de longues files de gens étaient en attente
de pouvoir rentrer à Naplouse, d’autres d’en sortir. Voir des
hommes armés mettre des hommes désarmés dans une telle situation
d'infériorité, et se trouver soi-même aussi impuissant à changer
le cours des choses vous met très en colère contre les politiciens
qui nous gouvernent en Europe. Ces politiciens qui font mine de
s’inquiéter, mais qui, par peur des foudres qu'ils pourraient
encourir, par lâcheté, par indifférence, ne condamnent qu’en termes
très vagues l’Etat d’Israël. Un Etat, qu’incarnent, aux yeux de
ces Palestiniens martyrisés nuit et jour, de jeunes soldats méprisants.
On se sent très en
colère aussi, contre tous les supporters d’Israël — comme
Adler et Finkielkraut, pour ne citer que les plus offensifs — qui
s’activent depuis des lustres pour embellir les Israéliens qui
commettent des crimes, et défendre l’indéfendable. Des gens malhonnêtes
qui veulent nous faire croire que l’Etat d’Israël est une démocratie,
que les braves juifs qui l’habitent et qui font des guerres à
tous leurs voisins sont victimes des Arabes et de notre méchanceté,
que les tortionnaires israéliens — parce que juifs — sont
des gens merveilleux. L’on ressent encore plus vivement, depuis
ici, combien il est important de désigner ces imposteurs et de
les combattre. Car ces hommes-là, qui tiennent haut le pavé, sont
les agents d’un Etat qui fait la guerre à des enfants et pratique
l’apartheid. Les journalistes, les politiciens et les honnêtes
gens ne peuvent pas continuer de se taire par peur d’être taxés,
par eux, d’antisémitisme. (...) C’est à tout cela que je songeais
dans la file, au milieu de ces gens enfermés derrière des blocs
de béton, surveillés par des soldats hideux, menacés d’être tués
s’ils ne se plient pas à leurs abus. J'avais aussi le temps de
constater la laideur et la saleté qui accompagne immanquablement
ces lieux jamais nettoyés où les gens arrivent propres et où leurs
vêtements sombres sont bien vite couverts de terre. (...)
Lorsque je me suis
tournée sur ma droite, j’ai aperçu, en contrebas, trois jeunes
hommes, tenus à distance les uns des autres, les mains attachées
derrière le dos, en position accroupie. Ils avaient un air apeuré,
comme si toute l’inhumanité de la situation était peinte sur leur
visage. Quand l’un d’eux a fait mine de se lever pour se dégourdir
les membres, j’ai vu un soldat se précipiter sur lui, le menacer
du canon de son arme qu’il poussait tout contre son ventre. C’était
une sorte de danse macabre entre un homme menotté, qui avait le
courage de sa peur, et un soldat lourdement armé qui affichait
son inhumaine brutalité. Alors que le jeune homme reculait avec
effroi, le soldat le martyrisait encore plus cruellement. Tout
cela se faisait sans que personne ne puisse intervenir, dans un
silence pesant. Quand j’ai fait appel à la conscience du soldat,
il m' a répondu d’un air sarcastique : « Je n’ai
aucune conscience pour des gens comme vous ».
Quand est venu mon
tour de me présenter au check point, j’ai eu la surprise de me
voir refuser le passage, donc l’entrée à Naplouse toute proche
où Z. m’attendait.
En quoi ma personne
serait-elle une menace pour la sécurité de ces tyrans, si j’entrais
à Naplouse ? Leur sécurité ! C’est ce que prétextent
ces faiseurs d’injustice et de désordre, pour justifier l’arbitraire
et la violence qu’ils exercent contre les Palestiniens et la dureté
du système d’apartheid qu’ils ont perfidement mis en place pour
les pousser à haïr, à se venger, à exploser.
Durant toutes ces
années atroces, la diplomatie européenne, au lieu de prendre le
taureau par les cornes et d’agir pour défendre la population palestinienne,
s’est perdue en déclarations futiles et autres offres de paix,
aussi illusoires qu’absurdes.
Il faudrait que le
monde envoie des observateurs internationaux en urgence ;
il faudrait que dans chaque véhicule qui transporte des Palestiniens
il y ait des témoins en permanence, ainsi que sur tous les check
points et autres lieux de persécution. Non pas des témoins pourchassés
et méprisés, comme ces volontaires sans pouvoir que nous sommes,
mais des témoins à qui l’on garantit de pouvoir filmer et montrer
ensuite au monde cette réalité effrayante, qu’Israël veut cacher
et que nos médias, complices de sa violence, se sont ingéniés
à édulcorer.(...) |
| Silvia Cattori,
Suisse. |
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Merveilleux pays |
| Encore une preuve,
s'il en fallait, qu'Internet est le plus merveilleux outil de
communication jamais inventé par l'homme. C'est en effet du fin
fond d'une campagne française pluvieuse et froide, aux alentours
de Paris, que je vous envoie ce message. Je viens de découvrir
avec plaisir votre hebdomadaire et, moi qui ne lis plus aucun
journal français depuis bien longtemps en raison de leur manque
d'objectivité, je compte bien me plonger dans vos articles à chacune
de leur parution. Le traitement des sujets est réalisé de façon
simple et imagée. Il permet de s'imprégner des messages tout en
comprenant mieux votre pays que j'aime tant. Aïe, voilà que déjà
après quelques lignes je vous dévoile la raison de cet intérêt.
Mais ne croyez surtout pas que cela soit si simple ! Que
vous soyez déjà dans la confidence ! Bien évidemment, aimer
un pays n'est en principe pas très compliqué. Nous autres Européens,
nous aimons aisément mais raisonnablement l'Espagne, la Grèce,
l'Italie, la Pologne, la Belgique, la Turquie, le Maroc, l'Algérie,
etc. Tous ces endroits proches où l'on passe quelques jours de
congés et dont on se remémore les couleurs, les odeurs, les images.
Même nous, les Français, qui bénéficions d'un patrimoine extraordinaire
que soixante quinze millions de touristes viennent visiter chaque
année, nous aimons découvrir d'autres horizons alors que personnellement
je dois vous avouer n'avoir jamais visité la tour Eiffel, qui
est à peine à une heure de mon domicile. Mais voilà, l'Egypte
n'est pas aussi simple que ce que j'ai déjà connu. Bien évidemment,
les sites que nous y visitons sont certainement les plus extraordinaires
du monde et cela contribue largement à la renommée d'un pays tout
entier. Mais de cela je m'y attendais après avoir lu quelques
ouvrages sur le sujet. Ajoutons que j'ai été très agréablement
surpris par la propreté et la mise en valeur des monuments. Une
surprise non pas due à un quelconque a priori, mais bien plus
à la lassitude de trouver des endroits souillés ou mal entretenus,
y compris en France. Souhaitons juste que les infrastructures
soient rapidement mieux adaptées à l'accueil de visiteurs de plus
en plus nombreux, faisant en sorte que les entrées des sites et
les transports soient plus aisés.
Mais l'Egypte, ce
sont d'abord les Egyptiens et c'est là la véritable richesse de
ce pays. Le principal souvenir que je ramène était bien léger
dans ma valise, mais tellement présent, que les monuments s'estompent
pour laisser la place à des rencontres inoubliables. C'est bien
la première fois que cela m'arrive. Alors je souhaite vous dire
simplement merci pour tous ces moments passés avec vous, mais
surtout à très bientôt. |
| Pierre Bonnery,
France. |
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Censurez l'Internet !
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J'ai
suivi avec beaucoup d'intérêt le sommet mondial sur la société de
l'information qui s'est tenu à Genève la semaine dernière. A cette
occasion, j'ai envie de présenter mon point de vue concernant un
sujet important. Il s'agit de l'interdiction de certains sites Internet.
Ce sujet important a été vivement discuté durant le sommet de Genève.
Et cela m'a poussé à l'examiner avec mes chers lecteurs d'Al-Ahram
Hebdo. En Egypte par exemple, il y a une censure sur les magazines,
les livres et les films étrangers. Parfois, on trouve des pages
entières enlevées de certaines revues disparues à cause de la censure,
sinon, ce sont des ouvrages entiers qui sont interdits à la vente.
Alors pourquoi pas l'Internet ! Pourquoi l'Internet reste sans
aucune sorte de censure ?
A mon avis, il faut
imposer la censure ou un contrôle sur certains sites Internet. Je
parle ici surtout des sites pornographiques qui s'opposent aux principes
de l'islam. Il faut que les autorités interdisent ces sites en Egypte
pour le bien de notre pays.
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Ahmed
Bader,
Sohag.
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| Un lecteur réclame
l'interdiction de certains sites Internet, surtout les sites pornographiques.
Qu'en pensez-vous ? Vos opinions seront les bienvenues. |
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