Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Affaire

Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Af faires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Portrait
Littérature
Livres
Arts
Société
Sport
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine
Partenariat . Une foire organisée par l'Organisation des Nations-Unies pour le développement industriel a réussi à marier investissements italiens et opportunités égyptiennes.
Projets italiens à la sauce égyptienne

L'Organisation des Nations-Unies pour le développement industriel (Unido) a réuni, la semaine dernière, Italiens et Egyptiens dans le but de renforcer les domaines d'investissements communs. L'Italie est en fait le deuxième partenaire commercial égyptien, après les Etats-Unis, avec un volume d'échanges atteignant les 2,3 milliards d'euros durant l’année 2002. Les importations égyptiennes en provenance d'Italie représentent 1,2 milliard d'euros, tandis que les exportations vers l'Italie atteignent 1,1 milliard d'euros. De plus, ce pays occupe la troisième place parmi les pays européens en matière d'investissements directs en Egypte. Ainsi, l'Italie est présente dans le capital de 128 sociétés (pétrole et gaz exclus), pour un montant atteignant près de 1 milliard de L.E.

Dans le cadre de la conférence, cinq accords ont été signés entre les deux pays : le premier concerne le développement technique du secteur de l'ameublement égyptien, le deuxième porte sur la promotion et la planification de l'industrie de tannage. Quant au troisième, il porte sur la planification du projet de « passage vert » (voir ci-dessous). La « Maison méditerranéenne » est le quatrième accord, visant à regrouper des artisans dans une seule ville, à l'exemple de Padoue en Italie. Tandis que le cinquième accord vise à renforcer la coopération dans le cadre de l'arbitrage commercial international.

« Via l'Egypte, l'Italie peut pénétrer dans les autres pays du monde arabe, comme les pays du Comesa », déclare Antonio Badini, l'ambassadeur italien en Egypte. C'est ce qui explique l'importance de l'accord auquel les deux parties sont parvenues, et qui transforme une partie des dettes égyptiennes envers l'Italie en financements pour des projets de développement. Bien que des ateliers aient regroupé des hommes d'affaires de différents secteurs (agroalimentaire, tannage, textile, ameublement, et environnement), seuls deux secteurs ont bénéficié de ces rencontres, tannerie et agroalimentaire. Dans les 2 cas, l'Italie achète à l'Egypte des matières premières et des biens semi-industrialisés.


L'Italie gagne au change

Ainsi, un montant de 158 millions de L.E. sera consacré à l'établissement d'un projet de tanneries. Il s'agit de regrouper dans une ville tous les ateliers travaillant dans le secteur du tannage : des dépôts du cuir, un centre de technologie de tannage, une unité de protection de l'environnement. Le projet sera situé à Robeki sur la route Le Caire-Suez. « Ce projet visera à déplacer les tanneries situées dans le centre du Caire à Magra Al-Oyoune vers une nouvelle ville industrielle, planifiée par des Italiens. Le projet vise à doubler la production qui atteint aujourd'hui 100 millions pieds. Ce qui doublera la main-d'œuvre de 10 000 à 20 000 ouvriers. Ces derniers recevront de la part des experts italiens la formation nécessaire pour développer ce secteur », souligne Mamdouh Mekki, directeur de la Chambre égyptienne de tannage.

Une seconde tranche des dettes reconverties va être consacrée à développer le secteur agroalimentaire, pour un montant de 45 millions de L.E. « Durant la foire, les producteurs égyptiens ont reçu plusieurs offres d'importation d'olives, d'aubergine, de tomates, de jus tropicaux et d’artichaut », souligne Yousri Tinawi, président de la Chambre de commerce agroalimentaire. De son côté, Massimo Gérazelli, le présidant italien du bureau régional de l'Unido, assure : « Nous avons intérêt à importer d'Egypte tous les produits agricoles. Et ceci exige de garantir leur transport dans des frigos ainsi que la modification du système de fret des marchandises ». Cela a donné naissance à l'idée de créer « le passage vert », qui n'est qu'un terrain cultivé suivant les normes européennes, pour garantir un accès permanent aux produits agricoles égyptiens.

Bref, l'agenda italien est satisfait. Par contre, ce n'est pas le cas pour les Egyptiens, qui n'ont pas pu profiter du savoir-faire italien. Des hommes d'affaires égyptiens ont échoué à convaincre les responsables du producteur de pâtes, Barilla, de mettre en place un projet mixte pour l'industrie des pâtes, utilisant la technologie italienne. La partie italienne a justifié son refus par l'insuffisance du capital égyptien proposé.

Dahlia Réda

Retour au Sommaire

 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631