Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Commentaire

La Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Portrait
Littérature
Livres
Arts
Sport
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine
La société de l'information et le développement global
Par Ibrahim Nafie

Ibrahim Nafie Le Sommet Mondial sur la Société de l'Information (SMSI) tenu la semaine dernière à Genève s'est déroulé en présence de 67 chefs d'Etat et de gouvernement, 6 000 experts et spécialistes, représentant les organisations internationales et de la société civile. Le président Moubarak a prononcé un discours à la session inaugurale sur la vision arabe et africaine concernant la société de l'information.

Le rapport de l'Onu sur le développement humain dans le monde arabe pour l'an 2003, paru il y a quelques semaines, était également centré sur la « Société du savoir ». Le rapport affirme que l'intention d'établir ladite société ne peut être conçue comme un projet indépendant, un projet qu'on peut atteindre à travers des efforts exclusivement déployés dans le domaine du savoir. Il s'agit d'un processus évolutif global qui ne peut être réalisé que dans le cadre d'un programme de réformes.

Le Sommet mondial de Genève sur la société de l'information confirme cette vision globale. Autant que la société du savoir, celle de l'information n'est pas une question technique ou même informatique comme on pourrait le croire à première vue. Mais il s'agit d'une évolution globale qui doit concerner tous les secteurs de la société. Une question liée au concept même du développement global.

Cela paraît clair à la lecture de la Déclaration de principes du sommet propres à la société de l'information. Dans son article premier, la Déclaration insiste sur les liens étroits entre la société de l'information et le développement global et durable. L'article suivant souligne la globalité du concept de développement et l'étendue de la vision concernant la société de l'information. L'accès à cette société ne peut se faire que dans le contexte général d'une renaissance nationale et d'un développement global visant à améliorer le niveau de vie des citoyens, l'éradication de la pauvreté et de la faim, la consécration de l'enseignement primaire pour tous, le contrôle de la mortalité infantile, la santé des mères, etc. Et dans la mesure où la société de l'information repose essentiellement sur des bases scientifiques, la Déclaration a souligné le rôle central de la science dans la société de l'information.

La Déclaration a également souligné l'importance de mettre au point une infrastructure de l'information et des communications. L'établissement d'une infrastructure évoluée qui repose sur les réseaux de l'information et des communications, qui répond aux conditions régionales et nationales, est sans aucun doute capable d'accélérer le progrès social et économique, de promouvoir le bien-être des citoyens, des sociétés et des hommes en tout lieu.

Il était aussi nécessaire de rappeler que la technologie de l'information et des communications est un outil et un moyen, non une fin en soi. Les promoteurs de la Déclaration ont pris soin de souligner la nécessité de respecter l'identité culturelle propre à chaque peuple. La société de l'information doit reposer sur le respect de l'identité culturelle et linguistique, des traditions et des religions afin d'encourager le dialogue des cultures et des civilisations.

La Déclaration a pris soin également de rappeler l'importance des considérations morales afin d'éviter l'usage de la technologie à des fins criminelles ou racistes, de discrimination, de haine ou de diffamation d'une religion.

La Déclaration a consacré une partie importante à la coopération internationale et régionale afin de réaliser des objectifs de développement. La société de l'information est de nature mondiale. D'où la nécessité de promouvoir la coopération internationale et régionale entre les gouvernements, le secteur privé et la société civile. Le Sommet de Genève a enfin affirmé que la société de l'information et du savoir commun serait à la portée de tous si l'on prend les mesures nécessaires pour y parvenir. Des mesures fondées sur la coopération internationale.

 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631