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Après
sa disparition dans le cinéma, le phénomène fait son apparition
dans la chanson. Il s'agit ni plus ni moins de « clips
commerciaux ». En effet, dans les années 1980, il
y avait de nombreux films commerciaux et vulgaires, sans
aucune valeur artistique. Aujourd'hui, c'est la « chanson
qui prend la relève de la vulgarité à travers les vidéo-clips
commerciaux », déplore l'hebdomadaire Rose Al-Youssef.
« Il y a de plus en plus de chaînes satellites arabes
spécialisées uniquement dans la chanson, et qui cherchent
à remplir leur créneau de diffusion par des chansons inconnues
et des chanteurs qui sont incapables d'être regardés ou
écoutés », relève Tareq Morsi. Pourquoi donc le marché
est-il bombardé de produits avariés ? Ce qui est
étrange, c'est que les clips desservent les chansons au
lieu de les servir. Les producteurs se servent de ces
clips pour tester le marché avant de le bombarder de « produits
endommagés et de chansons grossières ». D'autres
ont trouvé dans « l'ouverture de nouvelles chaînes
arabes satellites l'occasion idéale pour montrer leur
style abominable ». D'ailleurs, « une jeune
actrice reconnaît avoir eu recours à la chanson, uniquement
pour pouvoir s'exposer dans le cinéma et se vendre. Et
un chanteur populaire a accompagné sa chanson d'un clip
où il joue un rôle de masseur, entouré de huit danseuses
étrangères presque nues », écrit le journaliste.
Les
surprises n'en finissent pas avec l'art. La presse s'émeut
aussi de l'exploitation des enfants à des fins artistiques,
ou plutôt, commerciales. « Les parents encaissent
et les enfants payent le prix ! », explique
Ahmad Pacha dans Rose Al-Youssef. Le journaliste affirme
que ces « enfants travaillent dans les discothèques,
et dans des soirées privées pour de riches arabes »,
soulignant que « leurs agents leur apprennent comment
obtenir de l'argent ».
« Parmi
ces enfants, certains ne sont qu'une façade, et leurs
voix sont celles d'autres personnes », assure Dina
Chafiq dans Rose Al-Youssef. Après que les parents se
soient démis de leurs responsabilités en échange d'argent,
il n'est plus étonnant de voir de nombreux agents se servir
de la pureté de l'enfance pour faire du commerce.
Un
des agents de ces jeunes stars avoue que « grâce
aux concerts qu'ils donnent, le compte bancaire des enfants
s'élèvent parfois à 100 000 L.E. ». L'enquête
relève aussi que des parents sont prêts à laisser tomber
leurs emplois afin d'encourager leurs enfants dans ce
business. Mais une question s'impose. « Pourquoi
les agents interdisent-ils aux parents d'accompagner leurs
enfants dans les soirées privées de certains hommes d'affaires
arabes ? ». Pour conclure son enquête, Ahmad
Pacha rappelle que « la responsabilité incombe autant
aux familles, qu'aux personnes chargées de défendre les
droits de l'enfance ».
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