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Squash . Aucun des trois Egyptiens qui figurent parmi les meilleurs joueurs mondiaux n'a encore décroché le titre de champion du monde en individuel. L'occasion se présente au Pakistan, du 14 au 21 décembre.

En forme, mais pas assez

Bien qu'ils aient déjà décroché le titre dans toutes les autres catégories, les Egyptiens n'ont pas encore réussi à remporter le titre de champion du monde en individuel seniors, créé en 1976. « Chaque fois qu'on participe au Championnat du monde individuel, on fait toujours mieux que l'année précédente. Mais on ne parvient jamais à battre des joueurs que l'on bat pourtant dans d'autres compétitions. Pour les Championnats du monde, les autres joueurs bénéficient d'une préparation mentale et physique très bonne. Car c'est un titre très important : quand on devient champion du monde, ça reste dans les mémoires », explique Amr Chabana, 23 ans. « Comme le tirage au sort n'a pas été en ma faveur, il me sera difficile d'atteindre plus que les 8es de finale », ajoute-t-il.
Chabana, 11e mondial, fait partie des 3 joueurs égyptiens inscrits au top 20 du classement PSA (association des joueurs professionnels de squash) qui participent directement au calendrier principal. Tout comme Karim Darwich, 7e mondial et Omar Al-Borollossi, 18e mondial. Le niveau de jeu de ces derniers s'est nettement amélioré cette année et ils sont actuellement en pleine forme. Ainsi, Omar Al-Borollossi vient de terminer demi-finaliste de l'Open du Qatar qui s'est achevé ce week-end. Deux semaines auparavant, il avait éliminé le Canadien Jonathan Power, actuel n°4 mondial, ancien numéro 1, et ancien champion du monde. « J'espère accomplir un grand exploit lors de cette édition. C'est-à-dire terminer au moins finaliste. Je me sens très solide », confie Omar.

Du Qatar, il doit se rendre au Pakistan où se déroule le Championnat du monde individuel du 14 au 21 décembre, plus importante compétition en terme de gain (170 000 dollars). Une compétition qui n'a connu dans son histoire qu'un seul finaliste égyptien, Ahmad Barrada en 1999.

Et cette année, 4 joueurs de haut niveau sont là pour décrocher le titre : l'Australien David Palmer, actuel n°3 mondial et tenant du titre, l'Anglais Peter Nicol, actuel n°1, et le Canadien Jonathon Power. Tous cherchent à rééditer leur victoire dans un tel tournoi, lesquelles remontent respectivement aux années 1999 et 1998. L'Ecossais John White, actuel n°2 mondial et finaliste de la dernière édition, affirme pour sa part que la finale sera la même que l'année dernière, c'est-à-dire un match Palmer-White, et qu'il compte bien prendre sa revanche.

Chourouq Chimy

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« Pour le titre de champion du monde,
rendez-vous en 2006 »
Karim Darwich, n°1 égyptien et actuel n°7 mondial, participe pour la 3e fois à cette compétition.
Al-Ahram Hebdo : Le tirage au sort vous a-t-il été favorable ?
Karim Darwich : Oui, assez. Mon parcours s'annonce plutôt facile jusqu'en quarts de finale, où je jouerai contre l'Anglais James Willstrop, actuel n°28 mondial. Je suis bien mieux classé que lui, puisque je suis actuellement n°7 mondial. Mais c'est un joueur dont il faut se méfier. J'ai déjà joué contre lui à deux reprises et je l'ai battu une fois. En demi-finale, je rencontrerai l'Anglais Peter Nicol, actuel n°1 mondial. Mais je viens de le battre en juillet dernier, lors de l'Open d'Espagne. J'ai confiance en mes capacités. Et puis, j'ai 21 ans et lui en a 29. Ce qui accroît mes chances parce qu'actuellement, en squash, la différence se fait plus sur la forme physique que sur la technique, comme c'était le cas auparavant.
— Le titre de champion du monde a souvent été décroché par le n°1 mondial. Pensez-vous que cela sera différent cette année ?
— En squash, la compétition est en ce moment très ouverte et il est difficile de faire des pronostics sur le vainqueur. Le jeu est de haut niveau et loin d'être ennuyeux. Cela donne une chance aux jeunes de se distinguer, car ils sont en mesure de battre les adversaires les plus robustes. C'est ce qui a permis aux Egyptiens d'améliorer leur classement.
— Mais aucun Egyptien n'a encore réussi à remporter le titre de champion du monde individuel ...
— Ils ne sont pas encore tout à fait prêts. Dans 2 ans, les joueurs les plus âgés qui forment les trois quarts du top 10 mettront un terme à leur carrière. A l'exception d'Omar Al-Borollossi, nous sommes tous très jeunes et cela sera pour nous l'occasion de briller. Tout comme d'autres talentueux joueurs étrangers comme le Français Thierry Lincou et l'Anglais Lee Beachill.
— Pour cette édition, quelles sont les chances des autres joueurs égyptiens ?
— A mon avis, Mohamad Abbass est sur la bonne voie. Il a été chanceux aux tirage au sort. Lors de la dernière édition, il s'est fait éliminer dès les 16es de finale. Mais cette fois, et vu ses performances actuelles, il pourrait bien atteindre les quarts de finale. Ce qui améliorera considérablement son classement.
— Quels ont été vos meilleurs résultats ?
— Dans l'ensemble, mes résultats ont cette année été très bons : quart de finaliste du Masters de Qatar au mois de mai, finaliste à l'Open d'Espagne en juillet, et vainqueur de l'Open du Pakistan en août, en plus de deux médailles d'or aux Jeux africains en individuel et par équipes. Cela m'aidera à atteindre mon objectif d'entrer dans le top 5 début 2004. Mais pour le titre de champion du monde, rendez-vous en 2006.
— Vous êtes en ce moment n°7 mondial. Comment se déroulent vos entraînements ?
— Mes entraînements ont doublé et ma vie privée en a été bouleversée. Je ne fais que du squash. Je cours beaucoup, je travaille pour améliorer mes coups. Mais le plus important, c'est que je dispute le championnat de France et celui des Pays-Bas. Cela influence rapidement mon jeu, puisque j'y rencontre les meilleurs.
Propos recueillis par Chourouq Chimy
 

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