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Pour Ismaïli,
la finale de la Ligue des champions d'Afrique, ce vendredi
au stade d’Ismaïliya contre les Nigérians d'Enyimba, sera
l'occasion de remporter le titre pour la première fois
de son existence. Mais la rencontre s'annonce plutôt difficile
puisque les Derviches se sont inclinés 0-2 lors
du match aller, il y a deux semaines à Aba (Nigeria).
Une défaite qui n'a pas manqué d'inquiéter ses supporters
sur les capacités de leur équipe à conserver le titre
africain en Egypte, après les victoires successives d'Ahli
en 2001 et de Zamalek en 2002. Car s'ils veulent
s'imposer, les Jaunes sont dans l'obligation de
remporter la finale avec une différence de trois buts.
Difficile,
la mission n'est cependant pas impossible pour les champions
d'Egypte. « Nous sommes déterminés à remporter
le titre africain et nous ferons notre maximum pour satisfaire
les supporters. Je leur demande simplement de ne pas exercer
de pression sur les joueurs. Le mauvais résultat du match
aller les met déjà mal à l'aise », confie Amr
Fahim, le défenseur de l'équipe.
Les Jaunes
ont en effet réalisé une performance décevante à Abuja,
où ils n'ont échappé à une lourde défaite que grâce à
l'excellente prestation du gardien de but Mohamad Sobhi.
Il faut dire aussi que les circonstances dans lesquelles
ils ont disputé cette rencontre ne leur étaient pas favorables.
Pour des raisons diverses, 5 joueurs essentiels manquaient
à l'appel. Le buteur de l'équipe Mohamad Mohsen Abou-Greicha,
Sayed Moawad et Mohamad Younès étaient suspendus. Tandis
que le duo du milieu, Ahmad Fathi et Hosni Abd-Rabbo,
étaient retenus avec la sélection en Championnat du monde
juniors aux Emirats arabes unis. A quoi est venu s'ajouter
l'épuisement des joueurs présents après l'éprouvante rencontre
de l'équipe face à Zamalek en championnat national,
juste avant le départ pour le Nigeria.
Ce vendredi,
la situation sera différente avec le retour de Younès,
Moawad et Abou-Greicha. Manquera néanmoins à l'effectif
le duo de la sélection juniors. La présence en finale
africaine a d'ailleurs été le sujet d'une controverse
entre les responsables d'Ismaïli, leurs homologues
de la Fédération égyptienne de football et Alieddine Hilal,
le ministre de la Jeunesse. Il a finalement été décidé
qu'en cas d'élimination de la sélection juniors de la
Coupe du monde, les joueurs réintégreraient immédiatement
leur équipe. Par contre, en cas de qualification pour
les quarts de finale, le départ des joueurs sera impossible
puisqu'ils sont prévus le 12 décembre, soit le jour de
la finale africaine. « La présence de ces
deux joueurs est importante pour l'équipe. Ce sont des
éléments-clés de grand talent et dotés d'un style de jeu
équilibré. En finale, leur présence sera indispensable »,
explique Théo Bucker, le directeur technique de l'équipe.
De son côté,
et afin de permettre une préparation optimum de l'équipe,
la Fédération égyptienne de football a reporté sine
die la rencontre d'Ismaïli contre Ghazl
Al-Mahalla, initialement prévue le 5 décembre. Un
geste très apprécié par Bucker, qui a entamé lundi un
stage de préparation. Il y appliquera le style de jeu
de la rencontre qui, pour compenser la défaite du match
aller, sera sans doute purement offensif. Le technicien
accorde également une grande attention à la préparation
des défenseurs, dont la mission sera lourde un but
encaissé dans les filets de Sobhi risque bien d'être fatal
à l'équipe. Cette ligne est d'ailleurs un vrai casse-tête
pour Bucker. La performance des défenseurs a été très
décevante lors des trois dernières rencontres d'Ismaïli
contre Tersana (2-1) et Zamalek (0-1) en
championnat, puis Enyimba (0-2) en finale aller.
« Les défenseurs d'Ismaïli sont des défenseurs
de qualité, mais le problème est qu'à cause des difficultés
qui ont précédé la rencontre et des joueurs qui ont manqué
à l'appel, l'équipe a manqué de concentration lors de
la finale aller », explique Emad Al-Nahass, libéro
et capitaine de l'équipe.
Cela ne suffit
pas à apaiser les supporters égyptiens, impatients de
voir les Derviches s'approprier la Coupe. Comme
leurs prédécesseurs l'avaient fait en 1969 avec la Coupe
africaine des clubs champions, devenue depuis Ligue des
champions. L'équipe était alors devenue la première équipe
égyptienne à s'imposer en compétition africaine.
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