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Petit Baïram
. Tous les hôtels de la mer
Rouge et ceux du Sud-Sinaï affichent complet depuis le début
du mois d'octobre, mais les Egyptiens doivent renoncer aux stations
de luxe réservées d'avance et trop chères pour eux. Etat des
lieux. |
Les
Egyptiens ne sont pas de la fête |
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Une
saison fructueuse avec une tendance à la hausse qui se poursuivra
si l'on se réfère aux taux de réservations enregistrés pour
les fêtes de Noël, du Nouvel an et jusqu’à la fin du mois de
février. Cela dit, les Egyptiens, eux, ne sont pas tout à fait
de la fête. Ils ne pourront pas passer le congé de l’Aïd
dans les sites balnéaires de luxe dont les prix ont augmenté
d'environ 200 % et dont les hôtels adoptent cette année
le slogan « Pas de place pour les Egyptiens ».
Selon les statistiques
officielles du ministère du Tourisme, la situation incite à
l'optimisme. L'Egypte a accueilli de janvier à octobre 2003
4,8 millions de touristes, soit une augmentation de 12,9 %
par rapport à 2002. « Pour le mois d'octobre en particulier,
on a accueilli 663 000 touristes, c'est-à-dire une augmentation
de 25,2 % par rapport à la même période de l'année dernière »,
indique Mamdouh Al-Beltagui, ministre du Tourisme, en ajoutant
qu'il s'attend « selon le taux d'occupation et de réservations
prévues tout au long du mois de novembre et décembre, à une
augmentation du nombre de touristes pour atteindre les 6 millions
à la fin de l'année ». Une situation florissante, certes,
mais qui ne profitera pas aux Egyptiens. La majorité d'entre
eux se contenteront donc de manger le kahk à la maison
en famille. |
Augmentation des prix de 200 %
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| Pendant la période
de la guerre contre l'Iraq, les prix des chambres d'hôtels avaient
diminué pour atteindre 5 ou 8 dollars la nuit pour les réservations
faites à l'étranger, une baisse drastique qui a poussé le ministre
du Tourisme à prendre des décisions très sévères contre les
villages touristiques, les hôtels et les agences de voyages
qui proposaient l'Egypte à des prix aussi bas. Récemment et
avec une demande de plus en plus croissante, les prix ont augmenté
d'environ 200 %. Ainsi, le prix d'une chambre double pour
les étrangers est d'environ 80-90 dollars et 700 L.E. pour les
Egyptiens (petit-déjeuner), 900 L.E. (demi-pension) et 2 000
L.E. pour les suites. Ceci dans les hôtels cinq étoiles, tandis
qu'il est environ de 400-450 L.E. dans les hôtels quatre étoiles.
La
plupart des établissements de Charm Al-Cheikh à Taba, au Sinaï,
ainsi que ceux d'Hurghada jusqu’à Marsa Alam, sur la mer Rouge,
sont occupés par les Russes, les Allemands, les Italiens et
les Français. Quant aux Arabes, on trouve toujours les Saoudiens,
les Libanais et les Jordaniens. Selon les statistiques, le marché
russe était le premier pendant le mois d'octobre (79 000),
suivi des Allemands (78 000) et de l'Italie (77 000).
En ce qui concerne les pays arabes, c'est l'Arabie saoudite
qui vient au premier rang, avec 33 000 touristes.
« Il n'y
a pas beaucoup de places pour les Arabes et encore moins pour
les Egyptiens, parce que les réservations se font dans le cadre
de contrats de 6 et 12 mois signés avec des agences de voyages »,
commente Ahmad Balbaa, propriétaire des hôtels Kahramana
à Charm Al-Cheikh et Marsa Alam. Et d'ajouter :
« On doit être fier cependant de cette situation
qui témoigne du retour à leur standing international des
sites balnéaires de la mer Rouge ». Selon lui, dans
la plupart des hôtels de la mer Rouge, on ne peut trouver plus
de six chambres pour les Egyptiens plutôt aisés ou pour les
Arabes qui ont réussi après de gros efforts à trouver une place.
La situation est
identique à Louqsor et Assouan, où les étrangers représentent
70 % des visiteurs grâce à des contrats annuels, et 30 %
des Egyptiens qui ont réservé leurs places dès le début du mois
de Ramadan.
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L'alternative : Aïn-Sokhna et Ras Sedr
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La plupart
des Egyptiens et des Arabes ont donc préféré passer leurs vacances
dans les hôtels du Caire ou ceux d'Aïn-Sokhna et de Ras Sedr,
dont le taux d'occupation est aussi de 100 % depuis la
semaine dernière et jusqu’à la fin du congé du petit Baïram.
Mais même une réservation dans les hôtels du Caire n'est pas
une mince affaire.
Quant aux hôtels
de Aïn-Sokhna et Ras Sedr, ils ont augmenté leurs prix cette
année de 25 % pour atteindre 45 dollars pour les Arabes
et les étrangers résidents, et environ 125 L.E. seulement pour
les Egyptiens. « On a fait un package pour les Egyptiens,
les résidents et les Arabes pour les vacances du petit Baïram :
trois nuitées demi-pension à 450 L.E. seulement »,
explique Maher Aboul-Nour, directeur général de l'hôtel Palmera
à Aïn-Sokhna. Selon lui, les mêmes prix sont pratiqués dans
la plupart des hôtels d’Aïn-Sokhna et ceux de Ras Sedr, qui
ont préparé des programmes de divertissement variés animés par
des chanteurs égyptiens et des danseurs folkloriques. Une façon
de compenser les Egyptiens qui profitent moins que les étrangers
des beautés du pays.
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Rania Hefny |
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