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L’Aïd
Al-Fitr est l'occasion pour beaucoup de faire des
dons et de s'adonner aux œuvres de charité. L'hebdomadaire
Sawt Al-Omma relève ainsi que « le dollar
augmente », et que « la zakat (aumône)
passe à 7 L.E. ! ». En effet, il semble
que tout se calcule en dollar en Egypte. Le mufti de la
République, Ali Gomaa, vient d'annoncer que le montant
de la zakat d'Al-Fitr passe de 3 à 7 L.E., selon
cet hebdomadaire. « La nouvelle fatwa d’Ali
Gomaa est calculée avec exactitude en fonction du dollar »,
note le journaliste Chaqique Al-Taher. Quant à
savoir s'il est possible de donner la zakat aux
non musulmans, le cheikh Attiya Saqr, ancien directeur
de la commission des fatwas à Al-Azhar, déclare
qu'« il est impossible de donner la zakat
(obligatoire) aux non musulmans, mais il est possible
de donner l'aumône, qui est facultative, aux non musulmans ».
Le Ramadan
à peine terminé, la situation économique du pays revient
sur le tapis. Al-Ahram s'interroge sur la nécessité
« d'une nouvelle loi pour l'investissement »,
dont le projet de loi est en cours d'élaboration. Farid
Khamis, président de la commission de l'industrie et de
l'énergie au Conseil consultatif, estime que l'Egypte
a « les législations nécessaires, seulement nous
devons appliquer ces législations avec transparence et
compréhension ».
« Il
est vrai que l’Egypte bénéficie d'exemptions douanières
et des privilèges plus importants que n'importe quel autre
pays, mais il faut savoir comment s'en servir »,
écrit Sayed Ali dans Al-Ahram.
Pour certains
experts, nous avons les lois nécessaires, pour d'autres,
nous avons besoin d'apporter quelques modifications. « Afin
d'encourager et élargir de nouveaux investissements régionaux
ou internationaux, nous avons fortement besoin d'apporter
de profondes modifications dans cette loi pour s'adapter
à la conjoncture actuelle », estime Mahmoud Mohieddine,
président de la commission économique du PND, et membre
de la commission des politiques.
Afin de pouvoir
relancer les investissements, des cabinets privés ont
été chargés d'analyser les perspectives d'investissements,
mais il s'avère qu'ils ont « fini par pousser
les investisseurs à quitter le pays », poursuit
le journaliste.
Une question
s'impose : la nouvelle carte des investissements
réussira-t-elle à résoudre les problèmes des investisseurs ?
Pour Abdel-Mohsen Salama, cette nouvelle carte doit comporter
« des projets aussi bien touristiques que culturels,
industriels et autres ». Mais dans ses projets,
le gouvernement doit aussi prendre « les jeunes »
en considération.
Mais persiste
une ombre au tableau, car « certaines sociétés,
qui se cachent derrière des actionnaires multiples, manœuvrent
parfois en douce ». Comme le souligne Sayed Ali
dans le journal Al-Ahram, « il faut défendre
l'Egypte contre tout investisseur étranger faisant une
mauvaise utilisation du climat favorable de l'investissement ».
Le président de l'Organisme des investissements, Mohamad
Al-Ghamrawi, explique ainsi dans le quotidien Al-Hayat
que « les modifications qui seront apportées à
la loi sur l'investissement doivent porter entre autres
sur la création d'un comité dont le rôle serait de régler
les conflits d'investissements, sans toutefois faire appel
à la justice ».
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