Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Arts

Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Idées
Portrait
Littérature
Arts
Société
Sport
Escapades
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine
Théâtre . Après une vingtaine d'années de suspension, le Théâtre de la télévision rouvre ses portes, avec la pièce Nazline al-mahatta al-gaya (On descend au prochain arrêt).
Retour sur scène

Une nouvelle saison théâtrale débute. Les théâtres privés s'apprêtent déjà à programmer des reprises. Les théâtres publics préparent de nouvelles pièces. Dans cette course effrénée entre les secteurs public et privé, un nouveau venu refait son apparition : le Théâtre de la télévision, fermé pendant une vingtaine d'années. Ce dernier produit une nouvelle pièce, Nazline al-mahatta al-gaya, d'après un texte de Mohsen Mosselhi. Cette mise en scène d'Assem Nagati sera en effet donnée sur les planches du théâtre Youssef Al-Sébaï à Héliopolis, après la fête du petit Baïram.

Le théâtre de la télévision, fondé dans les années 1960, reprend ses fonctions qui consistent à produire et ensuite filmer des pièces de théâtre dans le but de les diffuser à grande échelle. « Il ne s'agit pas de créer un théâtre intermédiaire entre le théâtre privé et celui de l'Etat. On n'est pas en concurrence avec eux et on ne dénigre pas leur présence non plus. On cherche plutôt à présenter au public un vrai théâtre. Un théâtre amusant et sérieux », souligne Essam Al-Sayed, nouveau directeur du Théâtre de la télévision. On s'attend alors à un théâtre respectueux qui s'éloigne de l'art du cabaret commun aux pièces privées, et des expérimentations du théâtre public.

Car lors de sa création, ce théâtre produisait quelque cinquante spectacles par an en collaboration avec une douzaine de troupes. Chaque spectacle était donné pendant une durée de 5 à 15 jours. Il accordait un intérêt particulier à la participation de jeunes comédiens, écrivains et metteurs en scènes. Les spectacles faisaient parfois le tour des quartiers populaires au Caire comme en province. D'ailleurs, Essam Al-Sayed met l'accent sur ces mêmes principes : « On ne peut pas dire qu'on va répéter exactement l'expérience des années 1960. Le temps et les circonstances actuelles sont différents. De plus, la société a beaucoup changé. On ne vise plus à créer des troupes comme c'était le cas dans les années 1960, mais plutôt à faire office d'unité de production pour éviter de transformer les comédiens et les metteurs en scènes en fonctionnaires ».

Et d'ajouter : « La production ne se limitera pas aux œuvres classiques ou tragiques, mais s'étendra aux genres musicaux, comiques, etc. Cela nécessite des moyens techniques et d'énormes budgets que la Télévision peut facilement offrir ».

Avec la panoplie de médias existants, il n'est plus si facile d'inciter le public à se rendre au Théâtre de la télévision. Cependant, Al-Sayed pense autrement : « Je trouve qu'une pièce de théâtre perd beaucoup de sa valeur quand elle est filmée et présentée telle qu'elle a été donnée sur scène. Mais par la diffusion d'un théâtre qui se respecte, on encourage justement le public à fréquenter de nouveau le théâtre ».

Toujours dans le but d'attirer le public, le théâtre de la télévision fait appel à de jeunes stars ayant fait leurs preuves dans des drames télévisés. De même, les pièces sélectionnées doivent aborder un sujet en rapport avec les gens du peuple et à la portée de tous.

Ainsi dans Nazline al-mahatta al-gaya, les rôles principaux sont tenus, entre autres, par Rania Mahmoud Yassine, Ahmad Al-Demerdach, Amira Al-Aïdi. Tous de jeunes stars qui ont marqué le public durant le Ramadan à travers les multiples feuilletons télévisés.

La pièce est une fantaisie qui retrace l'histoire de 6 couples de diverses catégories sociales de l'enfance jusqu'à la maturité. A travers un voyage fictif par train, chaque séquence de leur vie est représentée par un wagon. Le voyage n'est pas réellement effectué, les personnages découvrent vers la fin qu'ils n'ont jamais quitté leur train. Cette mise en scène comique du jeune Assem Nagati sera suivie d'une série de pièces qui seront respectivement données sur les planches du Théâtre de la télévision : Talata ala balata (Trois sur une dalle) Al-Aïdi al-naema (Les Mains douces) et Zahret al-hob (Fleur de l'amour).

May Sélim

Retour au Sommaire

 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631