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Politique .
Le dernier discours du président
a suscité bien des réactions. Un de nos lecteurs met en garde
le monde arabe contre les portées de ce discours.
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La
campagne de Bush |
| Dans son discours
prononcé le 6 novembre, George W. Bush a « plaidé »,
dit-on, pour la démocratie au Proche-Orient. Le locataire de la
Maison Blanche a mis l'accent, dans son speech, sur les « cas »
égyptiens et saoudiens, tout en se félicitant des « progrès »
accomplis dans d'autres pays arabes, tels que Bahreïn et le Maroc,
deux pays qui seront liés aux Etats-Unis par un accord de libre-échange !
Ce qui frappe dans
ce discours, c'est qu'Egyptiens et Saoudiens sont les vraies locomotives
du monde arabe, aussi bien sur le plan politique que sur le plan
sécuritaire.
Certes, les deux
pays disposent de systèmes politiques hétérogènes, mais il n'en
est pas moins vrai que, depuis les événements du 11 septembre
2001, ils ont déployé, tous deux, chacun depuis sa propre posture,
des efforts gigantesques pour extirper les racines du terrorisme,
efforts allant dans le droit fil du plaidoyer de M. Bush.
Alors, pourquoi un
tel discours ? Le président américain n'a que rassasié l'instinct
sioniste de voir les deux poids lourds du monde arabe humiliés
et, partant, de mettre toute la pression sur le camp arabe en
ce qui concerne le conflit israélo-palestinien.
Aussi, un remugle
imprégné de messianisme a-t-il hanté le discours de M. Bush. Il
prétend assumer une responsabilité supranationale, assurer le
règne du droit, du bien et de la paix dans le monde en l'occurrence.
N'a-t-il pas lancé dans son discours du 14 septembre 2001 que
les Etats-Unis devaient « libérer le monde du mal » ?
Cela dit, son dernier
discours n'est ni plaidoyer ni revendication. C'est plutôt un
programme qu'il annonce pour l'avenir. Autrement dit, M. Bush
a déjà entamé sa campagne électorale et le contenu de son discours
n'est qu'un sérieux avertissement au monde arabe qui n'a toujours
pas digéré le revers en Iraq, passé d'une nation potentiellement
« démocratisable » à un pays occupé.
Mais, ni l'Egypte,
ni l'Arabie saoudite ne lâcheront du lest. Car, ce sont eux, en
fait, les vrais missionnaires qui auront à tempérer l'arrogance
américaine.
D'autant plus que
le « plaidoyer » de Bush ne peut que profiter
à Israël. |
| Bassam Bounenni,
France. |
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L’équilibre perdu |
| La question se
pose pertinemment : aurait-on vraiment perdu notre équilibre ?
Si l’équilibre existait, pourquoi serait-on à sa recherche ?
La réponse est loin d’être verbale ; c’est une réalité tangible,
vécue au quotidien. Et à tous les niveaux. Hélas, oui, il faut
bien l’avouer : un déséquilibre total règne dans notre vie,
la hante, au sommet et à la base. Les maux étatiques ne se limitent
pas à l’Etat. Au contraire, ils se reflètent durement au niveau
de la société. A l’unanimité. En osmose.
Mais, laissons les
maux de César à César, et examinons de près ce phénomène problématique
qui a atteint son summum en ce moment, avec le mois sacré de Ramadan
qui dans l'essence est le mois où le fidèle retrouve son équilibre
spirituel. Mois de jeûne, de piété et surtout de quiétude, il
se transforme en mois d’achats et de consommation excessifs et
démesurés. Mois d’abstinence, il devient un mois très permissif.
En bref, le rituel de ce mois sacré accroît la situation instable
et déséquilibrée de notre vie.
Ce déséquilibre est
sensible à tous les niveaux. Budget familial en déficit continu,
avec une distorsion totale entre les revenus et les dépenses.
Bouchon infernal au niveau de la circulation ... jusqu’à
l’heure paisible de l’iftar. Du moins pour celui qui a
la chance d’être chez lui à ce moment. Un silence imposé, rompu
par le vrombissement de moteurs roulant à une vitesse vertigineuse.
Des taxis qui n’ont aucunement le temps d’accompagner les passants,
ils ont hâte d’arriver chez eux ou à proximité d’une de ces tables
de charité placées sur la chaussée.
Même les heures de
travail, censées être productives, se transforment en papotage,
somnolence, nonchalance, voire en dépression agressive. Or, le
but est de vivre sa spiritualité tout en gardant les yeux sur
les choses de la vie. La tension règne. Le traditionnel verre
de thé, présent à l’unanimité sur toutes les tables de travail
pour rafraîchir la mémoire et stimuler les esprits, y est absent.
Reste le facteur
le plus impressionnant de ce déséquilibre : le transport
public, créé pour faciliter la vie du commun du peuple. Sur le
coup de 16h, ce moyen disparaît complètement de la circulation.
Au grand dam de ces pauvres créatures condamnées à continuer leur
petit bonhomme de chemin jusqu’à chez eux à pied. Un véritable
marathon, pénible en vérité, qui mine l'essence du mois sacré. |
| Nader Adel,
Le Caire. |
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Mariage en direct (suite)
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| Je suis tout à
fait d'accord avec la nouvelle chaîne arabe du « mariage
en direct » et je suis contre l'avis de Manal Mohamed,
publié dans le numéro 473, car cette chaîne existait déjà auparavant,
mais sous une autre forme. Tout le monde n'a pas la chance de
rencontrer des gens « au club, à la faculté, au travail ».
Il y a des gens dont les parents refusent toute forme de rencontre.
Cette émission leur donne la chance de communiquer. Mais je suis
contre le fait que l'on dévoile la vie des fiancés. C'est très
bien que cette chaîne unisse les deux, mais qu'elle leur laisse
juger ensemble s'ils peuvent continuer ou pas. |
| Mirette Maurice
Kamel,
Le Caire. |
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Les billets
de banque
ne sont pas
des brouillons
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Il
y a très longtemps de cela, l'homme par son intelligence a créé
un moyen qui ne cesse d'évoluer au fur et à mesure des jours pour
faciliter ses besoins quotidiens en matière de commerce : pièce
et billet de monnaie, chèque bancaire ... Cette création est
passée de l'état individuel à l'état étatique : chaque pays
possède sa propre monnaie différente bien évidemment des autres
pays, mais elles ont universellement les mêmes règles de protection
contre autrui. Exemple : l'Etat (Banque Centrale) est le seul
producteur de monnaie nationale, personne n'a le droit de la déchirer
ni même mettre des ratures n'en parlons plus, la falsifier.
Ici, en Egypte, on
assiste à une étonnante et mauvaise habitude qui consiste à mettre
des écrits sur les billets de monnaie pour simplement des raisons
personnelles et non publiques, on trouve par exemple des noms, des
citations, des vœux de bonne année ... et le pire de ces
cas m'est apparu dernièrement lorsque j'ai lu sur un billet de 50
L.E. ce vœu : Que Dieu accorde la victoire à Ahli sur
le club des Moqaouloun. Il se peut d'ailleurs qu'un jour
on risque de se retrouver devant un billet rempli d'encre à tel
point qu'on ne pourra pas identifier les écrits naturels et légitimes
de ces honorables billets. Comment donc ces billets se font au vu
et au su de la Banque Centrale. Et cette dernière n'a jamais condamné
ces actes et accepte encore et toujours de prendre ces « billets-brouillons ».
Or, nous savons que dans les pays développés (la France, les Etats-Unis,
etc.), les « billets-brouillons » sont refusés
dans le domaines du commerce. Pourquoi les Egyptiens n'en font-ils
pas autant avec leurs billets ? N'est il pas temps, mes chers
lecteurs, que les autorités égyptiennes imposent des mesures nécessaires
pour éradiquer ces actes illégitimes ?
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Haki Abouhanifa,
Le Caire.
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Faut-il
que les autorités égyptiennes imposent des sanctions à ceux qui
barbouillent les billets de banque de toutes sortes de mention ?
C'est la proposition d'un de nos lecteurs. Qu'en pensez vous ?
Vos opinions sont les bienvenues.
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