Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Sport

La Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Portrait
Littérature
Arts
Société
Sport
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine
Natation . Lors de sa première participation à des Jeux Africains, Ahmad Salah, 16 ans, a créé la surprise en remportant deux médailles. Portrait de ce brillant espoir égyptien.
Le papillon d'or

L'objectif de la Fédération égyptienne de natation n'était que de donner la chance aux moins expérimentés de participer à la plus importante des compétitions du continent. Mais en allant aux Jeux africains 2003 qui se sont achevés il y a quinze jours, Ahmad Salah, 16 ans, a fait des merveilles. Le plus jeune des nageurs présents à Abuja y a en effet remporté deux médailles en papillon : une d'or au 200 mètres (2 m, 2 sec, 91), et une de bronze au 100 mètres (55 sec, 25). Sans compter sa 5e place au 50 mètres de la même nage. « Je ne m'attendais pas à réaliser de tels résultats lors de ma première participation à des Jeux africains. Ce rendez-vous est la compétition la plus importante pour la natation. Ce qui me rend le plus heureux c'est d’avoir inscrit un premier record africain au 200 mètres. Les conditions pour y arriver n’ont pas été bonnes. Mais j’ai un courage à toute épreuve », souligne Ahmad Salah. « La concurrence entre Egyptiens, Algériens, Tunisiens et bien sûr Sud-Africains a vraiment été rude », ajoute-t-il.

Mais comment un nageur peut-il donc remporter une médaille d'or au 200 mètres alors qu’il ne parvient pas à décrocher ne serait-ce que la médaille de bronze au 50 mètres ? Pour Ahmad Salah, la raison est simple : si un nageur favorise les épreuves longues, alors pendant l'entraînement il favorisera le développement de son endurance. Du coup, pour les courtes distances comme le 50 mètres, il sera incapable de libérer un concentré d’énergie en une période de temps réduite. « Au 200 mètres, il s’agit de faire durer l’effort. On ne peut pas appliquer la technique du 50 mètres. Et vice-versa. Mais le papillon est ma nage de prédilection. C'est pourquoi j'ai tenu à en disputer toutes les épreuves », précise Ahmad, enthousiasmé.

Au Nigeria, les conditions dans lesquelles se sont déroulées les courses n’ont pas été idéales. Les épreuves de natation ayant eu lieu en fin d’après-midi, les moustiques attirés par la lumière des projecteurs s'en sont donnés à cœur joie. « Les moustiques n'ont pas arrêté de nous piquer. C'était difficile à supporter. Mais je ne me suis pas déconcentré et j'ai réussi ».

Ahmad espère qu’après son exploit du Nigeria, la Fédération égyptienne et le ministère de la Jeunesse sauront prendre des mesures propices à encourager les plus jeunes nageurs qui représentent l'avenir de la discipline. « J’ai rencontré beaucoup d’obstacles dans la pratique de ce sport. Mais je pense pouvoir conserver ce courage qui me caractérise. Je suis capable de l’impossible, même avec des moyens matériels réduits », affirme la jeune vedette.

Il s'entraîne quotidiennement de 6h à 8h et de 16h à 19h. Le matin est consacré exclusivement à la nage, tandis que dans l'après-midi se déroulent les séances de musculation et de course à pied. « Je m'entraîne au club Ahli dont je suis membre depuis 9 ans. J'apprécie énormément ce club qui sait respecter les sportifs », affirme-t-il. Auparavant, il devait payer lui-même ses entraîneurs. Mais depuis qu’il a intégré la sélection à l’âge de 14 ans, des entraîneurs de haut niveau l'on pris en charge. Et pour le faire progresser, la fédération lui donne chaque année la chance de participer à des opens internationaux tels ceux de Genève et d'Allemagne.

La seule chose qui le tracasse dans son parcours de jeune nageur concerne la poursuite de ses études. « Pendant les années de lycée, je m’absentais souvent et me contentais en général de passer les examens. On ne me disait rien parce que j'étais soutenu par le ministère de la Jeunesse. Aujourd'hui, je suis en première année de faculté et je risque d’avoir des problèmes de compréhension si je n’assiste pas régulièrement aux cours ». A un certain moment il a pensé arrêter la natation. Mais il n’a pas pu se résoudre à l’idée de mettre un trait sur 8 ans d’efforts et de négliger un talent exceptionnel. Une ambition qui lui vient de son enfance. C’est depuis tout petit qu’il rêve d’atteindre un jour le niveau de Michael Philis, champion olympique américain de papillon.

Chourouq Chimy
Retour au sommaire
Focus
Nom : Ahmad Salah
Date de naissance :
Le 6/12/1986.
Poids :
 72 kg pour 183 cm.
Etudes : 
Préparatoire de la faculté de polytechnique de l'Université du Caire.
Palmarès : 
1997 à 2003 :
 Champion de la République.
2002 :
 Médaille d'or et de bronze au Jeux méditerranéens juniors, 4e au championnat d'Afrique.
2003 : 
Médaille d'or et de bronze aux Jeux africains.
 
 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631