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Football
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Armé d'un
nouvel entraîneur mais toujours submergé par
les difficultés internes, Ahli rencontre
pour la 92e fois Zamalek, ce vendredi
au Stade du Caire. Un match crucial pour les
Rouges, qui espèrent remonter la pente.
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L'occasion
de sortir du rouge |
« Cette
rencontre contre Zamalek est pour
nous capitale. Soit on retrouve confiance,
soit on plonge », déclare un joueur
d’Ahli qui préfère conserver l'anonymat.
Ce qui révèle la situation critique dans
laquelle se trouvent les Rouges avant
le derby de ce vendredi.
Car
depuis le début de la saison, Ahli
est dans un cercle vicieux dont il n'arrive
pas à se sortir. Les Rouges ont entamé
la saison par une défaite 1-2 contre Ismaïli
avant d'être éliminés des quarts de finale
de la Coupe de la CAF suite à une autre
humiliante défaite contre les Nigériens
de Rangers (0-4) à l'aller, avant
de faire un match nul 0-0 au Stade du Caire.
C'est
alors qu'Ahli a montré des signes
de faiblesse en championnat national. Car
en marge de sa défaite contre Ismaïli,
l'équipe s'est aussi inclinée à deux autres
reprises contre Enppi (1-2 au Caire)
et Ittihad d'Alexandrie (2-3 au stade
de la même ville), avant un nul concédé
à domicile 1-1 face à Haras Al-Hodoud.
Des résultats qui ont placé l'équipe à la
9e place du championnat avec 10 points,
soit 11 de retard sur Zamalek, le
leader du championnat. Les Rouges
enregistrent ainsi leur pire performance
depuis la création du championnat en 1948.
En
Ligue des champions arabes, les performances
des Rouges n'ont pas été meilleures :
un nul (1-1) à domicile contre N. A. Hussein
Dey (Alg) en 1re journée et une autre humiliante
défaite contre Ismaïli (0-4) en 2e
journée de la compétition, mardi 11 novembre.
Cette dernière, la plus lourde face aux
Jaunes, a incité les dirigeants d'Ahli
à remanier l'équipe. L'administration a
ainsi décidé de limoger son cadre technique
dirigé par le Portugais Toni Oliviera et
ses adjoints, Carlos Suarez et l'Egyptien
Mahmoud Saleh. Fathi Mabrouk, le directeur
technique de l'équipe juniors d'Ahli
a en remplacement été placé à la barre,
épaulé par Hossam Al-Badri et Diaa Al-Sayed.
Un trio qui a d'ailleurs été à l'origine
de la victoire des Rouges en Coupe
d'Egypte 2003 à la suite du limogeage du
Néerlandais Jo Bonfrère après que le championnat
lui eut échappé en dernière journée contre
Enppi 0-1.
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Mauvaise
gestion
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Oliveira
ne pouvait pas rester à son poste. Ses déclarations
après les rencontres d'Ahli ont démontré
son désespoir. Au lendemain de la défaite
contre l'Ittihad d'Alexandrie, il a
ainsi expliqué son retard dans le changement
de joueurs par la faiblesse de son banc de
touche, convaincu que l'entrée des remplaçants
sur le terrain n'apporterait rien à l'équipe.
La consternation a atteint son comble après
la défaite face à Ismaïli (0-4), il
y a quinze jours. Le Portugais s'est alors
dit avoir été trompé par l'administration
du club, laquelle lui avait affirmé qu'il
entraînerait la meilleure équipe d'Egypte,
désignée club africain du siècle. Malgré cela,
les problèmes de l'équipe sont autant liés
aux joueurs qu'aux dirigeants du club et à
son entraîneur. Car Oliveira est dans l'impossibilité
de remédier à des fautes commises par les
fautes de novices de ses défenseurs, à l'origine
des multiples défaites de l'équipe cette saison
(Ndlr : Ahli a encaissé 11 buts
dans ses filets en 7 rencontres de championnat).
Les
dirigeants du club ont de leur côté commis
de multiples erreurs de gestion. Avec en premier
lieu les changements répétés de directeurs
techniques. En quatre saisons, Ahli
a en effet connu 4 directeurs techniques différents,
à savoir l'Allemand Hans Dexy, le Portugais
Manuel Jose Da Silva, le Néerlandais Jo Bonfrère,
le Portugais Toni Oliveira et actuellement
Fathi Mabrouk. Ce qui n'a pas manqué de nuire
à la stabilité du groupe. Pour renforcer l'équipe,
les dirigeants ont ensuite recruté plus d'une
vingtaine de joueurs en 4 saisons. Mais seules
les prestations de Mohamad Chawqi et de l'Angolais
Sebastiao Gilberto ont convaincu.
L'administration
s'est parallèlement séparée de nombreux éléments :
Hassan Moustapha (Ittihad d'Alex),
Samir Kammouna (Ittihad d'Alex), Emad
Ayoub (Canal) et Ossama Hassan (Enppi),
dont le niveau technique dépasse de beaucoup
celui des recrues.
Les
talents de l'équipe se réduisent ainsi au
milieu de terrain Sayed Abdel-Hafiz, qui n'a
d'ailleurs pas encore retrouvé sa meilleure
forme.
De
même, il apparaît que les décisions prises
par les dirigeants ont eu pour objectif d'apaiser
le mécontentement des supporters et non de
trouver de véritables solutions à la crise
que traverse l'équipe. Cela est flagrant avec
la mise sur la liste des transferts du trio
Ibrahim Saïd, Rami Saïd et Ahmad Salah Hosni
au lendemain de la défaite contre l'Ittihad
d'Alexandrie (2-3). Même si ces joueurs
ne sont cette saison pas allés régulièrement
sur le terrain et qu'ils n'ont de surcroît
pas participé à la rencontre en question.
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Coup
du sort
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Les
supporters Rouges attendent beaucoup
du nouveau cadre technique qui a pris l'équipe
en charge vendredi dernier. Sa situation est
d'autant plus difficile que le sort a voulu
que Mabrouk fasse ses preuves contre le puissant
rival Zamalek, en ce moment très en
forme. Ajouté à la considérable baisse de
niveau et au moral moribond de l'équipe, il
va sans dire que la tâche de l'entraîneur
ne sera pas facile. Les nombreux joueurs blessés,
dont le milieu Mohamad Chawqi, meilleur joueur
de l'équipe et l'absence probable de l'attaquant
Ossama Hosni, constituent un autre handicap
de taille pour le nouveau directeur technique.
Mais
même si l'équipe apparaît définitivement hors
course pour le titre, il lui reste la consolation
d'obtenir une victoire face à son éternel
rival. L'historique de ce derby démontre que
les surprises ont été nombreuses. Dont la
plus marquante remonte aux quarts de finale
de la Coupe d'Egypte de 1985, quand les Rouges
se sont imposés 3-2 avec leur équipe juniors
tandis que les Blancs avaient disputés
la rencontre avec un effectif au complet.
Plus récemment, la saison dernière, lors du
90e derby, Zamalek, diminué par l'absence
de cinq de ses vedettes, a tout de même réussi
à faire un match nul (2-2) contre des Rouges
cette fois au complet. Ce 92e derby est vraiment
à suivre. Rendez-vous vendredi.
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Mohamad
Mosselhi |
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Ismaïli
en finale |
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Ismaïli
s'est qualifié pour sa première finale
de Ligue des champions d'Afrique après sa
victoire contre l'Espérance de Tunis 3-1,
samedi à Tunis, lors du match retour de demi-finales.
A l'aller, les Derviches avaient déjà
battu les Tunisiens sur le même score, il
y a deux semaines à Ismaïliya.
C'est
le milieu international de l'équipe Ahmad
Fathi qui a ouvert le score à la 21e mn avant
que l'attaquant malien Abdel-Rahman Traouré
marque le second but à la 33e mn. Le milieu
international tunisien Iskandar Souyah a inscrit
l'unique but de l'Espérance à la 41
mn sur penalty. Mais l'attaquant olympique
d'Ismaïli, Mohamad Mohsen Abou-Greicha
a marqué le 3e but de son équipe à la 63e
minute de la rencontre. D'après ce résultat,
Ismaïli rejoindra les Nigérians d'Enyimba
en finale qui aura lieu au Nigéria les 28-30/11/2003,
tandis que le match retour aura lieu à Ismaïliya
les 14-16/12/2003. Sur la photo, Ahmad Fathi
célèbre le premier but de son équipe. |
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