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Amr
Ibn Al-Ass, l'homme des destinées est l'un des
feuilletons les plus controversés diffusés pendant
ce mois de Ramadan. Il s'agit d'un feuilleton historique
qui retrace la vie du premier gouverneur d'Egypte
(Wali Masr) sous le califat d'Omar Ibn Al-Khattab.
Mais comme toutes les œuvres à contenu religieux
ou politique, Amr Ibn Al-Ass a suscité la
controverse. En effet, ce feuilleton fait référence
à l'histoire de l'islam, mais aussi au christianisme.
Selon certains, il donnerait une image faussée de
la vie des moines de cette époque. D'autre part,
il prétend que certains faits sont inspirés de la
Bible, alors que ce n'est pas vrai, déplorent certaines
critiques. Cela n'ait pas plu à tout le monde.
Hamada
Hussein demande ainsi dans l'hebdomadaire Rose Al-Youssef
« la présence de personnalités coptes dans
les commissions de révision historique des œuvres
artistiques ». Dans ces conditions, le
journaliste s'interroge. Puisque le feuilleton se
déroule à une époque où l'islam et le christianisme
s'entrecroisent, pourquoi alors ne pas former un
comité composé d'hommes religieux chrétiens et musulmans,
afin d'éviter les erreurs pouvant provoquer des
problèmes ? Les faits sont-ils déformés ?
Les hommes religieux chrétiens s'en sont émus. Le
père Salib Matta déclare ainsi dans Rose Al-Youssef :
« Sans aucun doute, nous avons besoin d'œuvres
artistiques pouvant nous éclairer sur certaines
personnalités historiques importantes. Mais afin
de respecter notre histoire, nous devons être précis.
Et puisque le feuilleton Amr Ibn Al-Ass, l'homme
des destinées fait référence à la Bible et à
l'histoire du christianisme, il était donc nécessaire
que des religieux chrétiens puissent s'exprimer
et donner des éclaircissements ».
La
presse s'est également émue cette semaine de l'absence
de contrôle sur les produits alimentaires, sujet
particulièrement sensible pendant le Ramadan. Des
experts affirment que la pollution alimentaire est
à l'origine de près de 70 % des maladies. D'où
l'urgence de prendre les démarches nécessaires pour
renforcer l'inspection sur les produits alimentaires.
Magda Akha, sous-secrétaire d'Etat au ministère
de la Santé, souligne que « le contrôle
sur les produits alimentaires est une responsabilité
commune à plusieurs ministères. En ce qui concerne
le ministère de la Santé, nous examinons différents
échantillons pour être sûrs de leur conformité aux
lois, aux normes et aux critères de contrôle ».
Par
ailleurs, les boîtes de conserve sont regardées
avec une certaine suspicion par le citoyen égyptien.
Amal Ibrahim écrit dans une enquête publiée dans
Al-Ahram : « Les services de
contrôle au sein du ministère de l'Industrie sont
censés faire des inspections sur les lignes de production.
Cela en plus des campagnes surprises sur les lieux
de stockage afin de vérifier la validité des produits ».
Mais même si « ces services de contrôle
jouent un rôle important pour donner des garanties
au consommateur, il doit cependant exister des indices
pour que le simple citoyen puisse reconnaître les
mauvais produits », conclut la journaliste.
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