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Banques .
Une société holding sera créée pour gérer les parts des banques
publiques dans les sociétés mixtes. Une mesure visant à améliorer
le rendement des investissements de l'Etat.
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Objectif
rentabilité |
L'annonce a troublé
le marché. Les téléphones ne cessent de sonner dans les bureaux
des banquiers, notamment dans les départements d'investissement,
afin de capter quelque nouvelle sur le nouveau holding. Le gouvernement
a en effet annoncé la semaine dernière la création d'une société
holding pour investir et gérer les parts des banques publiques
dans les sociétés mixtes. Selon les déclarations gouvernementales,
cette nouvelle société sera chargée de gérer les investissements
des banques publiques, des sociétés d'assurances, des sociétés
pétrolières ainsi que les sociétés du Secteur public des affaires
au sein des sociétés mixtes. La liste des banques comprend les
quatre établissements publics, à savoir la banque Ahli,
la Banque du Caire, la Banque Misr et la
Banque d’Alexandrie, ainsi que la Banque de développement
et de crédit agricole et ses filiales,
la Banque égyptienne de développement des exportations,
la Banque de développement industriel et la Banque
Nasser sociale. Le montant des investissements de ces banques
s’élevait, en 2001, à 4,8 milliards de L.E. La Banque Misr
se taille la part du lion, soit 1,5 milliard de L.E., suivie
par la banque Ahli (1,3 milliard de L.E.). Tandis que
la Banque d'Alexandrie et celle du Caire
possèdent des investissements évalués respectivement à 552 et
8 millions de L.E. En fait, ces 4 milliards de L.E. sont
considérés comme un montant très modeste comparé à la valeur
des portefeuilles des banques. Par exemple, le portefeuille
de la banque Ahli se compose de bons du Trésor (14,9
milliards de L.E.), des investissements à long terme dans les
obligations (3,9 milliards de L.E.) et à court terme (1,1 milliard
de L.E.).
En effet, la décision
de la création du holding n'est pas nouvelle sur le marché.
Le gouvernement avait révélé il y a 5 mois son intention de
créer deux sociétés holding : la première pour gérer les
parts des banques dans les banques et les institutions financières
telles que les fonds d'investissements. Alors que la deuxième
gérerait les parts dans les autres secteurs tels que le tourisme
et l'industrie. Mais la nouvelle société se limite surtout à
la gestion des parts dans les sociétés mixtes.
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Objectif rentabilité
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L'objectif réel
de cette étape reste ambigu pour les observateurs du marché.
Selon les déclarations officielles, cette société vise à réaliser
deux objectifs. Le premier est d'accroître les rendements des
investissements des banques publiques dans les sociétés mixtes.
Et ce, en créant de nouvelles sociétés qui répondent aux besoins
du marché dans le domaine de l'exportation et de la production
des produits de base. Quant au deuxième objectif, il vise à
créer une administration professionnelle capable de gérer les
investissements. « Le gouvernement voit que les représentants
des banques dans les sociétés mixtes ne sont pas compétents.
Il envisage par conséquent de nommer les dirigeants de la nouvelle
société en dehors du circuit bancaire », commente un
superviseur du département d'investissement dans une banque
qui a préféré garder l'anonymat. Il explique que la nouvelle
société ne regroupe jusqu’à présent que les sociétés rentables,
alors que les sociétés déficitaires resteraient chapeautées
par les banques. Dans ce cadre, le Comité suprême de privatisation
a nommé au cours de sa dernière réunion 94 sociétés mixtes,
dont les banques possèdent la majorité des parts, pour qu’elles
soient gérées par la nouvelle société. « Si les parts
de deux ou trois banques dépassent la majorité dans une société,
cette dernière sera gérée par la nouvelle entité »,
explique-t-il. La valeur nominale de ces 93 sociétés avoisine
les 9,3 milliards de L.E. Il ajoute que « le gouvernement
n'a laissé aux banques que deux possibilités : soit la
vente de leurs parts dans ces sociétés, soit la délégation de
la gestion à la nouvelle entité. Le gouvernement attend actuellement
les décisions des banques et des sociétés d'assurances, qui
étudient la question de confier ou non la gestion de leurs sociétés
par cette nouvelle entité ». Le gouvernement se réunit
chaque semaine avec les propriétaires pour discuter leurs décisions.
Par ailleurs, la
nomination des représentants des différentes banques publiques
au sein des conseils d'administration des sociétés mixtes seront
discutées la semaine prochaine, lors d'une réunion qui sera
présidée par le premier ministre, Atef Ebeid.
Selon Mahmoud Abdel-Latif,
président de la Banque d'Alexandrie, « cette
société sera présidée par un des dirigeants des banques publiques
les plus compétents », explique-t-il. Quant à la représentation
de chaque banque, elle sera déterminée selon le montant de ses
investissements. « Ce ne sont que des suppositions.
Personne ne peut savoir ce que le gouvernement envisage de faire
dans le futur », commente le superviseur du département
d'investissement.
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| Gilane Magdi
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